@Pinceau_ : Je suis d'accord avec toi, pour la négation. Ma fille la maîtrise depuis longtemps, mais surtout, elle la comprend depuis longtemps. De manière générale, lui dire : "ne fais pas tel truc" n'a jamais eu l'air de lui en donner l'idée (elle en a bien assez toute seule aha)
Ce que j'utilise le plus au quotidien, ce sont les choix à lui laisser. Quand je veux qu'elle fasse pipi avant la sieste, je ne demande pas : "tu veux faire pipi ?" mais "tu préfères faire pipi sur ton pot, ou à la toilette ?" pour tout ce qui est anodin, ça évite la crise, et j'obtiens ce que je veux, tout en lui laissant le plaisir du choix. J'imagine qu'en grandissant, ça atteindra ses limites par contre.. Mais tant que ça fonctionne, j'en profite !
Et si je crie peu, il m'arrive de la punir (le coin, elle le voit régulièrement d'assez près

) mais je ne culpabilise pas pour un sou.

Je m'en veux quand je crie, ou quand j'ai des pensées un peu violentes (genre à la mer, grand vent/pluie, elle refusait d'avancer, ben même si on n'en a évidemment rien fait, on s'est dit avec mon mari que pfiou, des fois, ça nous démange de lui en coller une bonne, histoire qu'elle fasse du boudin pour une bonne raison..

) mais pour moi, la punition/sanction, ben, ça a sa place dans une éducation, aussi bienveillante qu'elle soit.
Je suis auprès de ma fille un temps énorme depuis sa naissance, je lui consacre presque tout mon temps et une bonne part de mon énergie, je l'écoute, je la respecte, je tiens compte d'elle et de ses besoins dans tout ce que je fais/projette de faire. Quand malgré tout, elle dépasse mes limites, et bien oui, elle est punie. Et je trouve ça très bien comme ça.

(je pense que mon mari et moi sommes très au clair avec ce qu'on veut côté éducation, et qu'on a la chance d'être sur la même longueur d'ondes, se sentir droit dans ses bottes, je pense que ça aide pas mal..)
Bon, y a des fois où on fait de la merde et où on n'a pas la moindre idée de ce qu'on devrait faire. Mais je pense que c'est normal, on grandit aussi avec elle ! Après tout ,c'est la première fois qu'on s'occupe d'un enfant

(genre : elle piquait des crises pour ne pas marcher, on voulait se balader et ne pas la porter, résultat, on lui a pris une petite voiturette pour une heure comme on avait pas la poussette : SUPER message éducatif. Pique ta crise, en retour, tu as droit à un tour en petite auto

)
@MC Doc : Pas bête cette histoire de cycle, mais comment je peux savoir où elle en est ?
Pour la transition lit, divan, plaid livres etc, j'ai déjà essayé aussi.. comme de faire du bruit ) côté pour qu'elle se réveille (mais alors, elle gémit "nooon maman", se retourne sous la couette comme une ado boudeuse un lundi matin et la crise commence quand même..)
D'ailleurs, je vais bientôt aller la voir

Priez pour moi

(ou prenez les paris de la durée de la crise ^^)
Pour la discussion sur la présence des enfants aux fêtes, les couchers etc..
Les deux premières années on a vraiment mis un point d'honneur à respecter son rythme, et à part à Noël ou elle allait au lit vers 9h au lieu de 8h, elle n'a jamais veillé. J'étais sans doute psychorigide, anxieuse etc, mais pour moi, comme elle dormait bien, c'était à nous de nous adapter à ses besoins, et tant pis pour nous.. Cette année, je me suis bien détendue, et je dirais qu'elle veille jusqu'à 22h ou 23h une fois par mois à peu près (si on va chez son parrain, ou pour Noël, ou un anniversaire..) mais toujours dans un cadre qui me semble "normal" pour elle (par ex : ok pour les réveillons, les fêtes de famille, mais je ne l'emmènerais pas à une beuverie entre potes, pour moi, ce n'est pas sa place d'enfant (pas parce que ça gênera les adultes (ça je m'en balek

) mais parce qu'elle n'en retireras rien de bon..).
Généralement, elle compense en dormant tard le lendemain, et elle est cool pendant la soirée.. Quand elle fatigue ++ elle se met à pleurer pour rien, alors soit on rentre, soit on essaie de la coucher (au réveillon de nouvel an, elle a finit par bouquiner dans son lit parapluie dans la même pièce que nous (elle connaissait pas la maison et voulait être tout près) et par s'endormir un peu plus tard) et voilà..
Pour les gens que ça dérange, j'ai décidé de ne pas en tenir compte. C'est un parti pris assez radical

mais c'est le mien. Il est inconcevable pour nous de passer la nouvelle année sans elle, donc si d'autres veulent la passer avec nous, elle est dans le package, point barre. (avec un sourire bien sûr

)
Ici, je pense que nos hôtes ont du être un peu déçus.. ON était deux couples avec enfants (ma fille et un bébé de presqu'un an) et deux couples sans.. Ca a été chouette, mais calme (on a peu bu car on conduisait après, par exemple) et ça s'est finit tôt (vers 1h avec les petits..) et je pense que ça a pu les décevoir, comme le fait que même si elle était super sage, et le bébé couché ben on a tenu compte d'eux, les autres parents ont fait des allers retours pour voir leur fils (quitte à manger froid ^^) et nous on a joué avec notre fille, elle a pas mal monopolisé son parrain etc.. mais voilà, pour moi c'est aussi ça la vie, j'ai jamais imaginé que je "rangerais" ma fille dans un coin quand elle gênerait les gens.. (en plus, je suis peut être pas objective, mais elle est vraiment cool en général !)
Par contre je crois aussi qu'on a tous des jauges de patience et des exigences différentes.. nos amis ont eu l'air de trouver la présence de leur bébé gênante (mais après l'apéro il dormait... oui il touchait à tout et oui ils ont du aller le caliner deux fois car il pleurait mais bon.. c'est normal pour moi..) et je les ai entendus dire "ouf, c'est quand même plus simple de mettre le nôtre au lit que de le gérer toute la soirée" alors qu'on n'avait pas l'impression de "gérer" quoi que ce soit mais de juste passer la soirée quoi..