Mon doudou vient de chez Ikea, il s'appelle Koala et c'est... un koala
Il doit avoir seize ou dix-sept ans, je ne me souviens pas de quand-est-ce que je l'ai eu, je devais avoir 8 ou 9 ans. C'est une toute petite peluche, elle tient dans la main et ne devait pas coûter plus d'une trentaine de francs. Chez Ikea, les enfants sont rois 
Il m'a vite servi de doudou principal, je naviguais pas mal d'une peluche à l'autre selon laquelle venait de subir le sacrilège du lave-linge. Comme il est tout petit, je l'ai souvent perdu, jusqu'à une perte quasi définitive en 2002. Il a refait surface vers 2008 (quoique je soupçonne ma maman dans cette disparition), après plusieurs faux-espoirs : mon frère avait eu le même bestiau lors de la sortie Ikea. Je l'ai par la suite toujours gardé plus ou moins à portée de main et j'ai vite plus pu m'en passer. Il est un peu tout niqué, a subi pas mal de torture (un après-midi de désœuvrement, je l'ai démonté et remonté), je lui ai épilé les oreilles et le col qui devenaient assez dégueu et il n'a pas vu la machine depuis longtemps, mais pour un koala-zombie, il a vraiment de la gueule.
Il me faut serrer mon koala dans mon poing pour pouvoir dormir. Je l'emmène partout, sauf en régiment. Quand ça va pas trop, je me le colle sur le nez pour respirer son odeur, mais je ne me confie pas à lui. Par contre, je lui parle pas mal. Il y a quelques jours, il est parti avec les draps quand j'ai fait le check-out à l'auberge de jeunesse. J'ai pris le bus pour aller à l'aéroport et je me suis rendu compte que Koala n'était plus là... J'ai retourné tout mon sac, pas de Koala. J'ai fait demi-tour (deux fois trente minutes de bus et quatre dollars par ticket), direction l'auberge de jeunesse et j'ai plongé dans la pile de linge sale à la rescousse de mon koala chéri. Je l'ai retrouvé, j'en ai pleuré de soulagement et j'ai bien passé une heure à m'excuser mentalement auprès de lui, il a du avoir tellement peur en réalisant qu'il était tout seul dans cette panière de linge et que je partais sans lui ! Il est un peu comme une petite bestiole innocente en fait : c'est le mien, alors j'ai le devoir d'en prendre soin. Je ne peux pas perdre cette peluche. Parfois, je me pose la question de savoir ce que je sauve si il y a le feu/une catastrophe nucléaire/un naufrage. Réponse : Koala et éventuellement mes papiers d'identité. Et mon copain serait du genre, dans la même situation, à le mettre aussi en haut de la liste des choses à sauver en cas de catastrophe : il sait que j'y tiens énormément et joue les grands sauveurs quand je ne le trouve pas au moment de dormir
Il doit avoir seize ou dix-sept ans, je ne me souviens pas de quand-est-ce que je l'ai eu, je devais avoir 8 ou 9 ans. C'est une toute petite peluche, elle tient dans la main et ne devait pas coûter plus d'une trentaine de francs. Chez Ikea, les enfants sont rois 
Il m'a vite servi de doudou principal, je naviguais pas mal d'une peluche à l'autre selon laquelle venait de subir le sacrilège du lave-linge. Comme il est tout petit, je l'ai souvent perdu, jusqu'à une perte quasi définitive en 2002. Il a refait surface vers 2008 (quoique je soupçonne ma maman dans cette disparition), après plusieurs faux-espoirs : mon frère avait eu le même bestiau lors de la sortie Ikea. Je l'ai par la suite toujours gardé plus ou moins à portée de main et j'ai vite plus pu m'en passer. Il est un peu tout niqué, a subi pas mal de torture (un après-midi de désœuvrement, je l'ai démonté et remonté), je lui ai épilé les oreilles et le col qui devenaient assez dégueu et il n'a pas vu la machine depuis longtemps, mais pour un koala-zombie, il a vraiment de la gueule.
Il me faut serrer mon koala dans mon poing pour pouvoir dormir. Je l'emmène partout, sauf en régiment. Quand ça va pas trop, je me le colle sur le nez pour respirer son odeur, mais je ne me confie pas à lui. Par contre, je lui parle pas mal. Il y a quelques jours, il est parti avec les draps quand j'ai fait le check-out à l'auberge de jeunesse. J'ai pris le bus pour aller à l'aéroport et je me suis rendu compte que Koala n'était plus là... J'ai retourné tout mon sac, pas de Koala. J'ai fait demi-tour (deux fois trente minutes de bus et quatre dollars par ticket), direction l'auberge de jeunesse et j'ai plongé dans la pile de linge sale à la rescousse de mon koala chéri. Je l'ai retrouvé, j'en ai pleuré de soulagement et j'ai bien passé une heure à m'excuser mentalement auprès de lui, il a du avoir tellement peur en réalisant qu'il était tout seul dans cette panière de linge et que je partais sans lui ! Il est un peu comme une petite bestiole innocente en fait : c'est le mien, alors j'ai le devoir d'en prendre soin. Je ne peux pas perdre cette peluche. Parfois, je me pose la question de savoir ce que je sauve si il y a le feu/une catastrophe nucléaire/un naufrage. Réponse : Koala et éventuellement mes papiers d'identité. Et mon copain serait du genre, dans la même situation, à le mettre aussi en haut de la liste des choses à sauver en cas de catastrophe : il sait que j'y tiens énormément et joue les grands sauveurs quand je ne le trouve pas au moment de dormir
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. Du plus jeune au plus vieux, let me introduce :
. Mais il est toujours là en cas de coup de blues.
. Il me suit partout, même à l'hotel.
.

