Personnellement, je suis contre la loi ORE.
Mais comme la première Mad qui a témoigné, ma priorité est d'assister au cours et de réussir mes examens.
Je ne critique pas pour autant ceux qui manifestent et blocs les facs au contraire je salue leur courage et leur engagement. Si cela ne serait pas déroulé peu de temps avant les partiels du semestre 6, je serai allée manifester avec eux.
Dans ma fac qui est un corpus ouvert, seulement un des bâtiments est bloqué. Cela permet aux étudiants contre la loi de manifester et à ceux pour la loi et ceux qui font le choix de privilégier leurs études mais qui sont contre la loi, la possibilité de continuer d'étudier. Je pense que c'est une solution pacifique: il n'y a eu aucune violences ni dégradations dans le campus et tout le monde peut faire son choix en toute conscience.
 
La France est un pays privilégié où les gens veulent toujours plus de droits, ce qui est inspirant et louable mais il y a des pays où le droit de manifester finit en meurtre et où les étudiants doivent payer une fortune pour aller à l’université par exemple.

Je suis personnellement pour un sens des priorités et les sans-abris en France et le soutien aux réfugiés sont des causes plus graves car elles amènent de hautes souffrances.
J'ai vraiment du mal avec ce genre d'arguments.
Oui la France est un pays " privilégié " avec son tas d'inégalités et d'injustices. Alors certes, on paye peu l'entrée à l'université ; encore faut-il pouvoir y aller, ce qui ne va manifestement pas dans le sens de cette loi. Vouloir avoir droit à l'éducation, c'est être trop gourmand ? Empêcher que les plus défavorisés, ceux dont le parcours n'est pas lisse, ceux qui se sont trompés, aient droit à l'instruction, c'est un souci de bobos ? :hesite:

Quel rapport entre l'éducation, les SDF et les réfugiés ? On fait une joyeuse macédoine là mais avec ce type de rhétorique on ne va nulle-part en fait. On peut ET lutter pour l'éducation, ET apporter de l'aide aux sans-abris, ET être féministe.. Très étrangement, ce sont les mêmes personnes qui se battent pour ces diverses causes et ceux qui hiérarchisent ne lèvent souvent pas le petit doigt pour quoi que ce soit. ( Je ne dis pas que c'est le cas de la madz du témoignage évidemment ; seulement, pour moi c'est un non-argument ).
 
Concernant le dernier témoignage, il est évident que la désinformation prend une place très importante. Sauf que la fin des compensations est peut-être vague dans les discours, mais c'est parce qu'elle est implicite dans la loi. Chaque fac fera ce qu'elle veut (enfin chaque directeur accompagné des doyens ou non) de ces nouvelles modalités.
La loi ORE est très inégalitaire, ne laisse pas la place au fait de se tromper, de se réorienter (parce que c'est le cas d'une très grande partie des étudiants considérés comme "en échec" : ils ne quittent pas la fac, juste leur filière qui ne leur correspond pas faute d'un accompagnement d'orientation correct ou simplement existant préalable), de profiter d'un lieu de connaissance et de savoir indiscutablement essentiel.
La sélection est d'autant plus inégalitaire qu'outre les questions financières qui sont tout à fait importantes, elle néglige la donnée suivante : tous ne sont pas calibrés pour adhérer à un système de notation particulier, et ça ne fait pas d'eux de mauvais éléments. Avoir 10 de moyenne au Bac ne veut pas dire que l'on ne fera pas un bon chercheur, un bon professeur, un bon étudiant. Les modalités de notations sont elles-mêmes sélectives, selon des critères arbitraires : c'est donc une double sélection qui s'opère. Arrêtons de vouloir faire des facs des usines à fabriquer des moutons calibrés sur le même modèle : l'idée de l'enseignement pour tous est nécessaire, et ne devrait pas répondre à quelque considération économique.
Si l'Etat savait dialoguer, négocier, arbitrer, il n'y aurait pas besoin de bloquer. Si des étudiants ne peuvent pas ou ont des difficultés à passer leurs examens cette années, c'est pour que des lycéens puissent continuer à entrer dans les facs et s'asseoir sur les mêmes bancs qu'eux : il faut savoir faire des sacrifices. Seulement très peu d'instruments sont mis à disposition de l'opposition, qui se muselle ou rentre dans l'illégalité. Seules les violences sont répréhensibles, d'un côté comme de l'autre : je ne parle pas de répression et de démonstration de force ridicule de la part d'un Etat qui, à force de vouloir démontrer son monopole de violence et sa force répressive, se décrédibilise; je parle de communication. Il serait tout de même temps de réaliser qu'une démonstration de violence démesurée a un droit de réponse légitime.
 
Un petit aperçu "de l'autre côté du miroir" ?
Je suis enseignante en L1, et des petits bacheliers, ça fait un paquet d'année que je les vois passer...
Mon premier constat, c'est que sur les bac pro qui arrive dans ma filière (portail "sciences"), le taux de réussite est 0%. Et c'est pas parce qu'on les saque, hein, on fait vraiment ce qu'on peut. C'est juste une affaire de prérequis, et d'accession à l'abstraction qui n'a pas été développée en lycée. Je ne dis pas qu'ils n'en sont pas capable si on les prend par la main, juste qu'ils ne sont pas préparés !
J'entendais l'autre jour à la radio une conseillère d'orientation (pleine de bon sens, ouf !) qui disait justement que les jeunes pensent qu'avoir un bac en poche leur donne le "droit" de réussir en fac. Mais la fac, c'est pour former des gens jusqu'à bac+5, ça n'est pas encore professionnalisant à court terme. On commence à essayer de monter des filières de type "licence pro" pour orienter justement ceux qui ne pourront pas aller au bout (avec des passerelles, parce qu'on est toujours optimistes), mais ces filières nécessitent des moyens, notamment en postes, qui ne nous sont pas accordés. Ca, c'est pour l'aspect "sélection selon les compétences". Je précise qu'en AG de mon département (donc les profs, ici uniquement), on est tous tombés d'accord sur le fait que l'Université est l'endroit de la chance accordée à tout le monde, que dans un monde idéal et parfait on accepterait tout le monde et on adapterait la pédagogie pour ceux qui ont du mal au démarrage. Mais on n'a vraiment pas les moyens !!!
Personnellement, je suis impliquée dans l'année préparatoire aux études supérieures scientifiques (donc une année "pré-fac" pour les étudiants qui veulent aller en études supérieures scientifiques mais ont fait un bac pas scientifique). Et ben, même là, où on prend le temps, où il n'y a pas de "diplôme", pas de pression, un taux d'encadrement meilleur qu'au lycée, on a moins de 3% des étudiants arrivant au bout de cette année qui vont finalement à la fac....
En L1, sur 300 inscrits dans mon UE, il y en a environ 200 qui viennent réellement (et heureusement car sinon ça ne rentre pas dans les salles, on a des groupes à 60 inscrits!!). Et sur ceux-là, moins d'une cinquantaine réussissent l'UE (dont on baisse le niveau chaque année....).Et pourtant, on fait des efforts pour proposer des outils nouveaux adaptés à la "génération youtube" (quizz, vidéos, tutos, etc)...
Bref, je vous en passe un certain nombre, je vous épargne les étudiants qui pleurent le premier jour de cours car ils se rendent compte qu'ils ne sont pas du tout à leur place et sont désespérés parce qu'ils n'ont pas été pris dans la filière sélective qu'ils souhaitaient et sont venus à la fac "par défaut", et pas par choix. C'est chaque année, un ou deux par promo. Quand un étudiant (fort sympa par ailleurs), après un semestre à dormir en fond de salle en TD me dit avec le plus grand sérieux qu'il n'a "même pas le niveau d'être au fond de la salle", ça me fend le coeur, vous n'avez pas idée. Ces jeunes perdent un, deux , trois ans, avant de trouver leur voie. Je ne dis pas que ce n'est pas important de se chercher, mais à mon avis c'est plus constructif de se chercher en allant faire un tour du monde, du bénévolat, des petits boulots, etc... mais bien sûr, si tous ces jeunes sont étudiants, ils ne seront pas au chômage...
Ma conclusion, c'est que si des prérequis sont clairement annoncés en amont, ça peut éviter des déconvenues. Mais je ne me fais aucune illusion : les étudiants qu'on aura "refusés" par manque de place, on va quand même nous les imposer (le rectorat va bien devoir les caser quelque part, c'est une obligation...)

Concernant le blocage, je pense qu'il ne sert à rien. Désolée, c'est ma vision de vioque.... ;) Le décrêt est déjà passé, on nous a imposé parcours sup et son paramétrage en moins d'un mois dès le mois de décembre. Le gouvernement ne reculera pas à ce stade.... et les blocages ne pénalisent que les étudiants (Faut aller bloquer les autoroutes cet été, ce sera plus éfficace). Et ce n'est absolument pas possible d'envisager de gérer le truc autrement pour cette année. Pour ma part, ça me fait braire de devoir se taper des dossiers à lire, on n'a vraiment pas les moyens non plus. On est tous au max des heures complémentaires, certains de mes collègues font même des heures gratuitement, et on nous impose ça en plus. Alors il ne faut pas s'inquiéter du tout pour les lettres de motivation : à la fac, on ne les lira pas !
Et rien n'aura vraiment changé à la rentrée, si ce n'est qu'on aura l'obligation de personnaliser (sans moyen supplémentaire!) la pédagogie pour les étudiants au parcours non adapté en terme de pré-requis. Autrement dit, on ne pourra rien faire de mieux que maintenant. Ni pire. Et il ne faut pas se leurrer, la sélection à la fac est une réalité, elle se fait simplement sur la première année....
 
J'entends que l'on n'a que des moyens illégaux pour s'opposer "efficacement" à une loi.
Ça ne justifie pas de bloquer l'accès aux études de ceux qui ne sont pas contre cette loi, ou même de ceux qui n'ont pas d'opinion sur le sujet. Parler de "sacrifice" à la place des autres, c'est un contresens. C'est révoltant.
Et je ne rentre même pas dans les détails de ce que j'entends sur ce qu'il se passe en AG.

Je suis surprise qu'aucun témoignage ne se risque à donner un peu de crédit à cette loi ORE.
Je n'en connais pas les détails, j'ai juste lu quelques articles sur le sujet, mais si j'ai bien compris, il s'agit de donner des critères de sélection pour les cursus où il y a plus de demandes que de places disponibles.

Mais alors, me suis-je demandée, comment ils font aujourd'hui quand la demande surpasse l'offre? Si j'ai bien compris, aujourd'hui c'est une sorte de tirage au sort!!!!
Ça m'a choquée... Suis-je donc la seule à penser qu'une sélection c'est normal et bien préférable?

J'irais même jusqu'à dire qu'il est sain que les jeunes s'interrogent vraiment sur leurs motivations et leur parcours professionnel en amont d'un choix d'études. Sinon, c'est juste de la perte de temps et d'argent pour tout le monde (les fameux 70% d'échec).
Je suis d'accord qu'il n'est pas facile quand on a 17 ans de savoir quoi faire et comment le faire (moi-même je suis passée par là). Il faut un meilleur accompagnement de l'éducation à l'orientation professionnelle (et c'est un euphémisme). Je ne sais pas vraiment ce que prévoit la loi ORE là-dessus, je n'ai pas l'impression que le sujet est abordé dans ce que j'ai lu. Mais en tous les cas, ajouter des critères de sélection n'empêche pas d'avancer dans cette direction.

Il y a probablement plus que cela dans cette loi ORE, mais c'est surtout de sélection dont on entend parler, et comme dit dans l'article, la désinformation est effrayante (pareil pour la grève SNCF d'ailleurs), on ne sait plus qui croire et où trouver des sources fiables....
Donc si j'ai mal compris, n'hésitez pas à me le dire.
 
Ok, je vais aller contre la majorité et dire que je suis pour la loi ORE. Je ne trouve pas normal qu'aujourd'hui des jeunes avec un bac pro sans aucune chance de réussite puisse être catapultés non accompagnés en L1. Et les forcer à avoir une année de remise à niveau peut les aider à reussir. Et en fait, sur le fond, je ne suis pas contre la sélection. Elle existe dans beaucoup de filières et je trouve normal qu'on puisse choisir les étudiants qui ont le plus grand potentiel de reussite. Mais je comprend qu'on puisse être contre cette loi, contre la sélection.

Ce que je ne comprend pas c'est qu'on prenne en otage les autres étudiants. Qu'on les empêche d'étudier. Qu'on leur entraîne des frais supplémentaires. Car un étudiant n'ayant pas son année à cause de blocage, c'est un étudiant qui va payer une année de scolarité supplémentaire ainsi que peut être un loyer ou un abonnement de transport en commun. Pour moi, le blocage est égoïste comme réaction. Et ne parlons même pas des bloqueurs qui dégradent leur université.
 
Ce que je ne comprend pas c'est qu'on prenne en otage les autres étudiants.
Je suis désolée mais il faut vraiment, vraiment arrêter avec ces analogies complètement déplacées.

Rappel : Définition d'une prise d'otage (selon le code pénal) : Le fait, sans ordre des autorités constituées et hors les cas prévus par la loi, d'arrêter, d'enlever, de détenir ou de séquestrer une personne.

Bloquer l'accès à un bâtiment ou supprimer certains trains ce n'est pas une prise d'otage. La grève n'est pas une prise d'otage.
 
Dernière édition :
Je suis assez d'accord avec les derniers commentaires postés.

Je suis en L2 de biologie à Nice et nous avons également eu la fac bloquée (bon 2 jours donc c'est certain que ce n'est pas comparable avec l'ampleur des blocages dans d'autres villes). Mais du coup je peux témoigner de ce que j'ai vu.
Je suis également contre le blocage : A nice c'est une minorité d'étudiants qui ont décidé de bloquer la fac des sciences (la plupart de cette minorité provenait de la fac de Lettres). Je tiens à rappeler qu'en bloquant le campus on empêche de travailler les étudiants bien sûr dont les examens approchent, mais également les chercheurs qui ne peuvent plus accéder à leur labo, les étudiants en PACES qui n'ont plus accès à la BU, les étudiants qui préparent des concours type CAPES .. Bref vous vous en douterez selon moi c'est un acte égoïste que de bloquer (surtout quand le blocage ne mène à rien et embête essentiellement ceux qui n'y sont pour rien).
Pour parler des AG qui ont été organisées, c'est vraiment très rigolo la manière dont elles ont été menées. En effet ces bloqueurs sont pour la démocratie ô cette chère démocratie, mais peut on parler de démocratie quand ils organisent un vote à main levée (donc très difficilement comptable) et qu'ils considèrent que ce sont eux les majoritaires (je peux vous assurer que clairement non, les anti-bloqueurs à vouloir accéder à la fac nous étions BIEN plus nombreux qu'eux). Peut-on parler de démocratie lorsqu'ils organisent des AG à répétition juste parce qu'aux précédente la non reconduction du blocage est votée et par conséquent ils en organisent à nouveau jusqu'à ce que le blocage soit revoté (forcément au bout de la 10ème AG les étudiants ne se déplacent plus, nous avons d'autres choses à faire dans la vie).
Je ne m'étalerai pas sur la manière dont ils parlaient aux personnes qui n'étaient pas d'accord avec eux ..

Déjà avec tout ça, ça ne donne pas envi d'adhérer à leurs méthodes.

Mais en plus je suis plutôt d'accord avec la loi ORE, bien sur comme dans tout il y a des points positifs et négatifs (je ne dis pas que je suis d'accord avec tout dans cette loi il faut nuancer).
Le système jusqu'à maintenant marche de moins en moins -> les facs surpeuplées, grand taux d'échec, des étudiants qui se retrouvent là où ils sont sans savoir pourquoi ... On se plaint de tout cela, on se plaint du manque d'argent, on se plaint du système de tirage au sort. On nous propose une solution, et encore une fois ça ne va pas ?
Je trouve que la sélection à l'entrée de la fac serait une bonne chose (de toute façon actuellement elle commence à se faire à la fin de la première année). Comment voulez vous que les facs aient des moyens si en première année il y a énormément de gens qui n'ont pas leur place ici. Je vous donne un exemple: je suis en bio, donc ce qui implique d'avoir pas mal de TP, donc d'avoir du matériel et des produits qui peuvent couter très cher. La fac dépense des sommes astronomiques pour des étudiants qui n'en ont strictement rien à faire, c'est dommage c'est de l'argent de perdu.
Je ne vois pas où est le pb de sélectionner : perso je suis une quiche en sport, il me parait normal que je sois recalée si je demande à aller en STAPS, et que seuls ceux qui ont de vraies capacités puissent s'épanouir la dedans.
Je pense de plus que la fac c'est très bien, c'est censé être gratuit etc.. mais son système n'est pas fait pour tout le monde. On sort du lycée qui est une structure fermée et on se retrouve complètement libre sans personne pour nous forcer à aller en cours, si nous ne sommes pas un minimum autonomes et impliqués dans nos études alors ça ne marchera pas.
A mon avis il faudrait déjà commencer par réformer le bac (une bonne réforme, pas ce qu'ils sont en train de faire d'après ce que j'ai compris), au lieu de le donner à quasi tout le monde.
Mon commentaire est déjà trèèèèèès long et j'aurais d'autres choses à dire mais je finis juste sur le fait que je suis consciente que la nouvelle loi ne prend pas en compte, les personnes en situations de handicap, les personnes ayant vécu une dernière année de terminale difficile (maladie, pb familiaux ...), que ce n'est pas juste de sélectionner sur le lycée d'origine ..
Tout n'est pas bon mais tout n'est pas à jeter dans cette loi.
Ce qui est certain c'est qu'il faut faire quelque chose au niveau des études supérieures.

Voilà j'espère ne pas avoir été trop virulente dans mes propos.
 
Puisqu'on évoque l'orientation et ses défauts et carences, j'en profite pour vous faire part du projet de fermeture des CIO (c'est un peu à côté, mais pas trop non plus :happy:) : http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2018/04/04042018Article636584235322079990.aspx

Pour ceux qui dénoncent la volonté gouvernementale de réduire les missions confiées à l'Etat, voilà un premier cas concret. Le projet de loi "pour la liberté de choisir son avenir professionnel", qui sera étudié à l'Assemblée à partir du 12 avril, prévoit la fermeture des Centres d'informations et d'orientation et le transfert du personnel des directions régionales de l'Onisep aux régions. La destruction du service d'Etat d'orientation se fait dans la précipitation. Le gouvernement conclue à la hussarde un débat vieux de plusieurs années.
Quand on voit le nombre de jeunes qui sont mal orienté-e-s (quand j'emploie ce terme, je désigne bien celles et ceux qui se retrouvent dans une formation par défaut, qui n'ont pas le niveau et les compétences nécessaires pour réussir et qui ne bénéficient -- faute de moyens -- d'aucun accompagnement, pas les étudiant-e-s qui changent d'avis, qui découvrent que la voie choisie ne leur plaît finalement pas, etc), retirer l'idéal d'égalité de traitement sur le territoire est catastrophique. Les régions pourront conserver les CIO en l'état -- ce qui leur coûtera évidemment très cher, ce ne sera probablement pas la solution retenue -- ou faire appel à des organismes privés (les rectorats ne sont pas connus pour leur éthique irréprochable de ce point de vue là).
Si les Psy-EN (anciennement COP) sont affecté-e-s en établissement scolaire, que deviendront celles et ceux qui veulent commencer ou reprendre les études ? Qui ont échoué à une première formation ? Y a-t-il un équivalent pour le supérieur ? Leur restera-t-il un-e conseiller-e Pôle Emploi et Internet pour trouver chaussure à leur pied ?

C'est un comble qu'une loi sur l'orientation prévoit de... supprimer une grande partie du boulot des personnes qui s'en occupent et de les remplacer par des professeur-e-s qui n'ont, pour la plupart, aucune compétence dans ce domaine. Cela rend la loi ORE d'autant plus inégalitaire : les élèves et étudiant-e-s qui auront accès à l'information par leur entourage seront privilégié-e-s tandis que les autres n'auront -- pour la plupart -- qu'à aller là où il restera de la place (puis bonjour la prolifération des parcours en parallèle de Parcourssup et des formations privées).

Je n'ai pas d'avis particulier sur le blocage des facs car ça fait quelques années que je ne fréquente plus ses bancs mais je trouve étonnant qu'elles ne soient bloquées que maintenant alors que, comme on a fait la remarque plus haut, Parcourssup est passé en force en moins d'un mois en décembre et ses dérives étaient alors connues.:sad:
 

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