Aujourd'hui, j'ai lu Comment j'ai vidé la maison de mes parents, de Lydia Flem. Il y a quelques jolies trouvailles, ''peut-on prendre sans conquérir'', mais globalement, j'ai trouvé qu'on y explorait le thème de la filiation sans aller en profondeur, de manière peut-être un peu superficielle. Si elle fait une différence fondamentale entre 'héritage' et 'leg', j'ai l'impression que le choix narratif de passer par les objets reçus pour atteindre une certaine universalité distille l'importance du leg, justement, de valeurs, d'attitudes, par les parents. Cela ne m'a pas paru une lecture vaine, quand même, pas du tout, mais j'aurais pris le triple de ce que ce livre m'a donné.
J'ai commencé Close to the knives de David Wojnarowicz, toujours pour mon cours des Récits de soi et mouvance du sida. J'ai choisi de le lire en anglais et je suis bien heureuse de ma décision : je crois qu'en français les grandes envolées lyriques m'auraient tapé sur les nerfs ( mais j'avoue présupposer un peu facilement que la traduction française n'aurait pas rendue justice au texte premier, ce qui est injuste ). En anglais, c'est plutôt grandiose, ça me parait fouillé et profond, même si sa manie de toujours se référer à des instances artistiques ( oh, this makes me thought to Genet, to Seurat, to Prevert, ok, c'est bon, on a compris que tu es cultivé, monsieur) est agacante. J'ai hâte d'avancer.
Je commence Des histoires vraies, de Sophie Calle, que j'avais envie de lire depuis longtemps et les cours me donnent un bon prétexte pour en prendre le temps.