Cet article m'a un peu choqué.
Oui, pas tant que ça, en fait.

J'ai eu une amie très proche pendant de nombreuses années qui étaient littéralement complexée de sa vulve.
Je n'ai jamais eu l'occasion de la voir mais j'ai pu en parler avec elle et c'était une réelle souffrance, surtout au moment de passer à l'acte avec un nouvel amant.

Bien sûr, les mecs s'en foutent, en général.
Mais ça la perturbait tellement de devoir se mettre à nu qu'elle paniquait et refusait même parfois l'acte...

Si cette opération peut aider les filles qui ont le même complexe que mon amie, alors je lui ouvre les bras.
Comme pour celle qui complexent d'avoir des petits seins, un nez de travers ou un cul trop gros...

Personnellement, mon mec me dit que j'ai une chatte de petite fille : toute fermée, avec rien dessus.
Et bon, vu que je ne supporte pas les poils, c'est sur que je l'épile régulièrement, principalement pour moi (mais il n'en est pas indifférent). J'ai donc bien souvent l'occasion de m'observer et honnêtement, je la trouve "bien" (sans modestie aucune).

Mais il faut dire aussi que je m'en fous un peu qu'elle soit belle ou moche ;)
 
Je ne pensais pas lancer un débat aussi vif sur l'article de Gentlemec! En tout cas merci Fab de répondre à nos remarques et critiques, et je trouve super l'idée d'un sujet de commentaires des articles de GM sur Madmoizelle et vice-versa (et encore une fois je serais ravie d'aller voir ce qui se dit sur ce sujet sur le forum GM, ça peut être hyper intéressant!).
Après avoir relu attentivement l'article de GM, j'ai l'impression que l'intention de l'auteur est plutôt de critiquer l'attitude qui consiste à considérer la fellation comme un dû (et qui est tout aussi déplacée chez les hommes que chez les femmes), et à l'analyser comme une dérive des progrès qui ont été faits quant à la place du plaisir féminin (du moins dans les discours), mais sans pour autant critiquer les progrès en eux-même! D'ailleurs dans toute la première partie de l'article (avant la photo de Chuck Norris), il salue les progrès qui ont été faits!
Et ensuite il montre les difficultés à se positionner quand on est entre les deux visions, et ce pour les mecs comme pour les filles puisqu'il critique le fait que certaines filles aient à la fois une vision phallocentrée ("il suffit d'un trou et de lui chatouiller un peu la tige pour que le mec soit au 7ème ciel") et une vision centrée sur leur plaisir (le cunni est un dû). Or les progrès à la base vont vers l'égalité des sexes et à mon avis c'est ça que l'auteur défend, et non pas une nostalgie de l'époque de nos grands-parents.
Voilà c'est pour ça que je disais ne pas remettre en question le contenu de l'article.
Cependant, c'est vrai que l'auteur est assez maladroit dans les liens qu'il fait entre la situation de désarroi de certains mecs, vis-à-vis de certaines filles, sur le plan sexuel, et la situation générale, notamment dans les derniers paragraphes:
C?est un vrai retournement de situation par rapport à la génération de mes grands-parents, comme si en 50 ans, on était passé de l?ignorance du plaisir féminin à une sexualité centrée sur lui. Si le quotidien reste malheureusement régulièrement émaillé d?atteintes faites aux femmes, elles donnent de plus en plus le ton de la société. En Occident en tout cas.
En matière sexuelle, Bernadette et Cunégonde ont brûlé leurs soutifs et se sont prises en main mais attention à ce qu?elles ne deviennent pas des Don Draper en talons aiguilles, toujours prêtes à prendre leur plaisir, rarement à en donner.
Donc finalement ce qui m'avait choquée dans l'article (et dans le cadre de la discussion sur le complexe de la vulve) c'était pas tellement l'opinion de l'auteur mais plutôt la phrase:
Ni avec toutes, ni tout le temps en tout cas. Parce qu?entre les filles qui sentent le Boursin cuisine ©, celles qui ont une barbe de 3 jours dans le slip et celles dont le minou ressemble à une friche industrielle, on peut comprendre que l?eau ne nous vienne pas toujours à la bouche.
Et encore pour les poils, c'est pas tout à fait la même chose puisque si vraiment le mec n'aime pas ou a des problèmes de poils dans la gorge, ils peuvent en discuter et régler le problème à deux ... Bref, ce qui m'avait dérangé c'était qu'il reproche aux filles des choses sur lesquelles elles n'ont aucun contrôle (je pensais qu'il parlait d'odeur naturelle et de morphologie, j'avais pas saisi qu'il parlait d'hygiène) et je trouvais que c'était exactement le genre de phrases culpabilisantes qui pouvaient être à l'origine d'un complexe, d'autant plus que c'est formulé du point de vue d'un mec qui s'adresse à des mecs, et que finalement, la fille qui lit ça aura beau savoir qu'elle est normale, ça ne l'empêchera pas pour autant de complexer! (Tout comme certaines filles qui ont un IMC "normal", qui sont en bonne santé, etc , complexent quand même face aux mannequins des magazines) Je sais pas si c'est la comparaison idéale, mais ce que je veux dire c'est que savoir qu'on est normale c'est un premier pas contre les complexes mais ça ne résoud pas tout! (Et donc je pense pas que complexer alors qu'on sait que les actrices porno sont opérées/retouchées soit stupide ou bête).

(Pfiou, quel roman!)
 
Shield;2747747 a dit :
Les hommes ont en commun le fait qu'ils ont un point de vue d'homme dans un monde encore genré (et pareil pour les femmes). Ils vivent tous dans un contexte où on leur demande d'être à la fois fort et sensible.
J'entends bien ce que tu dis, mais je ne vois pas comment ça pourrait changer si on continue d'admettre que le critère du sexe puisse prévaloir sur d'autres quand les gens font part d'un point de vue... Je pense qu'on gagnerait à percevoir l'humain avant le sexe, enfin ça serait l'idéal, mais il est loin d'être atteint...
 
Sérieusement, je ne vais pas m'amuser à décortiquer l'article de GentleMec pour expliquer à quel point je le trouve répugnant, d'une part parce que je trouve qu'Opium a déjà très bien résumé le problème ; et d'autre part parce que je n'ai pas envie d'y passer 3h00 et de me prendre la tête. C'est le genre de propagation de clichés qui me scandalise et, ironique ou pas, qu'on ne peut pas laisser passer parce que c'est vraiment le genre de sexisme ordinaire qu'on s'efforce de combattre au quotidien. Dire oui mais c'est drôle, il ne faut pas relever, ça n'est pas à prendre au sérieux, c'est un peu léger : c'est avec ce genre d'attitude qu'on les laisse s'ancrer au point qu'ils sous-tendent toutes nos conceptions sociales sans que ça ne choque personne. D'un autre côté, je ne pensais pas que cela allait susciter 3 pages de débat, car je trouve qu'en plus, vu comme il est mal écrit (j?insiste, je suis littérairement exigeante en plus d'être féministe) qu'il ne méritait pas autant d'intérêt.

Mais pour ajouter quelques autres choses qui me choquent à celles que mentionne très bien Opium, déjà, il y a le fait que le désir de l'autre soit envisagé comme une corvée à laquelle il faut souscrire parce que la société a suffisamment évoluée pour qu'on ne le considère plus comme automatiquement soumis. Au-delà du côté réac de la chose, c'est d'une tristesse ! Cela reflète une vision tellement désincarnée et égoïste du sexe, que je crois que la frontière est ténue entre ce type d'attitude et une propension à la violence sexuelle. Et puis en plus c'est réduire le rapport sexuel à une mécanique aberrante. Ça me fait penser un peu à Sex and the City, série à laquelle je n'ai jamais adhérée : Carrie gérait son rapport à l'orgasme comme un tour de manège où chacun montait chacun son tour. Est-ce que tout l'intérêt n'est pas justement de tenir compte de l'autre, de façon à s'accorder, de se synchroniser, de s'harmoniser dans la relation sexuelle, plutôt que de tout calculer, de tirer à la courte paille qui jouit en premier, et puis de gérer tout comme un échange commercial, genre ok moi je te fais ci à condition que tu me fasses ça en échange ? C'est d'un ennui ! C'est d'un prosaïsme ! C'est tellement peu humain !
Dans la relation sexuelle, rien n'est dû : pas plus le cunni que la pipe. Tout se fait au ressenti : que ce soit le mec ou la fille, personne n'a jamais à se forcer à quoi que ce soit.
Plutôt que de contraindre l'autre à faire quelque chose qu'il n'a pas envie de faire, et de lui faire quelque chose dont on n'a pas envie par automatisme, ce n'est donc pas possible d'essayer de communiquer, de s'adapter ?
"Le cunnilingus n'est pas un dû" s'écrie-t-il. Quelle incroyable nouvelle. En matière de sexe, rien n'est dû. Pas plus le cunni que la pipe, seulement quand il s'agit de son propre plaisir, il ne songe pas à remettre les "conventions" en question. Conventions établies par qui d'ailleurs ?. On ne le saura jamais, mais lui semble convaincu qu'il existe une façon socialement admise de baiser, et se soucie de s'y conformer. (Au nom de quoi ? C'est franchement ridicule...)
Il s'aperçoit visiblement que sa partenaire lui fait une pipe un peu à contre-coeur (et comme tout ce qu'on fait à contre-coeur, apparemment c'est raté). Mais est-ce qu'il songe à un moment ou à un autre, à lui dire que si elle n'en a pas envie, elle n'y est pas obligée ? Quand elle lui fait comprendre qu'elle aimerait bien à son tour un cunnilingus, est-ce qu'il lui explique à un moment ou à un autre qu''il n'en a pas envie ? Si son plan cul était foireux, la vérité c'est qu'il en est tout aussi responsable : à force de ne tenir aucun compte de l'autre et en plus de se conformer à des stéréotypes venus de je ne sais où, il ne faut pas s'étonner de ne pas s'épanouir dans l'acte sexuel.

Et alors, le pompon est décroché, je crois, quand ce "jeune homme" trouve le moyen de perpétuer des clichés aussi culpabilisants et normatifs pour les hommes que pour les femmes. Je cite parce que j'ai du mal à croire que je sois la seule à avoir relevé :

"Selon aufeminin.com, 47 % des hommes déclarent avoir déjà simulé un orgasme, ce qui ne serait pas aussi compliqué qu?on pourrait le croire en l?absence d?éjaculation : les spermatozoïdes fantômes partent à la poubelle avec la capote !"

Hum. :facepalm: Quel est le lien entre simuler un orgasme pour un homme et la nécessité de dissimuler l'absence de sperme dans la capote ? Par cette petite phrase, il témoigne soit de la maladresse de son écriture, soit de son ignorance, soit de son engluement dans les stéréotypes sexistes, soit des 3, étant donné qu'il établit un lien direct entre orgasme masculin et éjaculation, ce qui est apparemment une source de culpabilisation pour de nombreux hommes qu'essaient ardemment de combattre les sexologues.
En effet, le plaisir masculin se manifeste par bien d'autres moyens que l'éjaculation. L'éjaculation est due à la stimulation de terminaisons nerveuses et tous les mecs ne sont pas égaux de ce point de vue : certains sont particulièrement sensibles (voire trop, d'où les éjaculateurs précoces) et d'autres éjaculent difficilement voire rarement, ce qui ne les empêche pas d'éprouver un plaisir intense et entier. Seulement à perpétuer cette idée selon laquelle le plaisir masculin c'est l'éjaculation, on établit un culte de la performance qui lèse de nombreux hommes, qui ont l'impression d'être en quelque sorte impuissants parce qu'ils ne parviennent pas à l'éjaculation ; et on culpabilise en même temps les femmes qui croient que s'ils n'éjaculent pas c'est qu'elles ne leur ont pas permis de ressentir du plaisir.
Bref, réussir en un seul article à la fois à donner une image dégradante des femmes, et à imposer aux hommes comme aux femmes la vision d'une sexualité normative et culpabilisante, c'est quand même fort !

Pour le reste, Opium a très bien résumé ma façon de penser.
Et puis un point de vue masculin ou un point de vue féminin ça n'existe pas. La construction du genre est culturelle : elle n'est en aucun cas liée au sexe biologique. Elle dépend des valeurs qu'on inculque et qu'on attribue dès la naissance en se basant sur une vision stéréotypée de ce que doivent être les garçons et les filles, qui sont la racine de la pensée sexiste. Un mode de pensée typiquement féminin ou masculin, ça n'existe pas en tant que tel (cf les travaux de Catherine Vidal), et c'est justement le genre d'idées qu'il faut combattre si l'on veut un jour parvenir à l'instauration d'une société égalitaire, non seulement pour ce qui est du rapport entre les hommes et les femmes ; mais aussi pour ce qui concerne les sexualités, c'est-à-dire le fait de sortir des rapports hétéronormés et donc d'accorder la même place dans la société aux communautés LGBT qu'aux hétérosexuels.
Et c'est d'autant plus vrai que, féministes ou pas, je connais des tas de mecs qui s'indigneraient autant que moi en lisant cet article révoltant ; qui se sentiront aussi lésés à sa lecture par la représentation des hommes qui y est effectuée qu'une femme pourrait l'être. Et pourtant je connais des mecs qui ont un langage pas franchement délicat : mais peu importe la façon dont ils parlent des femmes ; malgré leurs expressions peu châtiées, ils ne leur manquent jamais de respect, et là est toute la différence.
Ceci étant, je ne m'étendrai plus davantage sur le dégoût que m'inspire un tel "article", puisque d'autres que moi ont déjà extrêmement bien expliqué le problème et que ce post suffit pour ce que je désirais ajouter. (Il est un peu brouillon, mais bon, on est dimanche soir et je suis crevée. :cretin: )
 
Grenat;2751066 a dit :
Je venais à la base dire que la photo de l'article commence sérieusement à me gêner. Non pas que ça me choque, mais je trouve vraiment pas ça très beau, et quand on passe derrière moi quand l'image apparaît, je sais pas trop pour quoi je passe.
C'est l'Origine du Monde, de Gustave Courbet, un tableau célèbre
:)
 
Article très intéressant, a vrai dire je ne m'étais encore jamais posé la question, ni sur le fait que j'étais "normale" et ni sur le fait que les autres pouvais être différente de moi.
Certain passage de la vidéo sont bizarre, plus particulièrement celui de l'opération, je ne comprend pas personnellement la motivation de la jeune femme : Puppyeyes:............. c'est qu'une vulve après tout.
 
Grenat;2751066 a dit :
Je venais à la base dire que la photo de l'article commence sérieusement à me gêner. Non pas que ça me choque, mais je trouve vraiment pas ça très beau, et quand on passe derrière moi quand l'image apparaît, je sais pas trop pour quoi je passe.
Moi aussi j'en peux plus de cette image en home de Madmoizelle!
Ca a beau être un tableau très connu, disons que ça me met mal à l'aise de voir cette image x fois par jour. En plus j'aurais envie de qualifier cette image de complètement NSFW, ce qui est ballot vu qu'elle est sur le carousel de la home.
 

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