@moldova
Je t'avoue que j'ai du mal à comprendre en quoi il peut être compatible de dire que la loi de Dieu est supérieur aux lois de la République, que privilégier une législation autre que celle de Dieu à celle de Dieu, dans l'Islam, c'est sortir de l'Islam, et dans le même temps, que ce sont des convictions personnelles qui n'ont aucun impacte de ton respect des lois françaises?
C'est une vraie question hein, je vois vraiment pas comment ça peut-être compatible
En vingt ans d'existence, rien dans l'Islam ne m'a semé d'embûche dans ma vie de française, pour dire les choses ainsi. Je peux, par exemple, porter le voile tout en allant à la fac, et si un jour ça venait à ne plus être le cas, j'irai poursuivre mes études dans un milieu qui l'accepte. J'ai le droit de sortir avec dans la rue et si ça venait à ne plus être possible, je n'aurais sûrement pas d'autre choix que de quitter le pays. Si la viande halal venait à être interdite, je ne mangerais plus de viande, ou bien je mangerais casher… ce sont des exemples bateau, mais ils prouvent que je peux mener ma vie de musulmane et de française sans que l'une ne nuise à l'autre aujourd'hui. Et quand je dis que mes convictions religieuses n'ont aucun impact dans mon respect des lois françaises, c'est à ce niveau-là: au lieu d'aller à l'encontre des lois qui vont elles-mêmes à l'encontre de ma religion, j'avise et je pèse le pour et le contre. Je ne choisis pas l'illégalité s'il m'est possible de faire autrement… et c'est presque toujours possible.
Et je souhaite préciser une chose: dans la réalité, s'il y a bien une législation négligée au profit d'une autre et par une communauté, c'est celle de l'Islam, par les musulmans. La quasi totalité d'entre nous est contrainte de bafouer des préceptes religieux pour poursuivre son activité en France. Je pense notamment et à titre d'illustration à la mixité H/F, interdite dans l'Islam, et dans laquelle je baigne pourtant chaque jour à la fac (et pas que moi d'ailleurs), ou encore les intérêts bancaires, dont le profit est également prohibé en Islam, mais dont tous les musulmans bénéficient pourtant à la fin de l'année. S'il y a bien une législation qu'on néglige, c'est celle de notre religion, finalement… et l'Islam a une solution à ce problème: la hijra, soit l'émigration vers une terre musulmane. Si le pays dans lequel on vit ne permet pas entièrement de respecter l'Islam, il faut rejoindre une terre dans laquelle ce sera possible. La solution que propose l'Islam n'est pas l'attaque, mais le départ. (Et donc pas la guerre envers les mécréants ni le renversement du pays mécréant comme aiment à le faire croire les lobotomisés se revendiquant à tort de l'Islam).
J'espère que ce post répond à ta question
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@Machiavelli Tu me parles (entre autres) d'Uthman, un homme, qui aurait fait brûler des Corans pour ne garder que sa version, pour contredire l'affirmation selon laquelle l'Islam est purement d'origine divine. Moi, je ne vois aucune contradiction à mon argument: de tous temps, des hommes ont voulu se faire plus grands que le Roi, mais ça n'a jamais renversé les religions pour autant. L'Islam est d'origine divine, je l'ai prouvé dans mon post via les textes, et ce n'est pas parce que des hommes se sont rebellés contre le dogme que le dogme a changé. Par essence, dans l'absolu, l'Islam est d'origine divine uniquement ! Tenter de substituer la parole divine à la sienne ferait sortir de l'Islam n'importe quel musulman qui s'y essaierait, puisque cela reviendrait à dire que la parole de Dieu n'est pas absolue (ce qui est un annulatif de l'Islam).
Quand je dis "l'Islam est d'origine divine uniquement", je parle bien entendu de son essence: c'est ce que Dieu a décrété et voulu, dans l'absolu et dans la théorie islamique. Les hommes musulmans qui tenteraient de s'ériger plus haut que Dieu ne gagneraient qu'à sortir de l'Islam, toujours selon la législation… ça n'aurait d'impact que sur eux, pas sur le Texte ni sur la loi islamique.
Pour résumer mon propos en une phrase: dans la loi française aussi bien que dans la loi musulmane, ce n'est pas parce qu'un individu ne respecte pas la loi qu'elle est abrogée pour autant. Toute transgression entraine nécessairement une sanction.