Un article qui m'avait beaucoup énervée : "La Suède ferme ses prisons, faute de détenus" (]ici), apparu deux fois sur mes actualités facebook. A priori, c'est une bonne nouvelle et on peut se demander ce que vient foutre cet article sur la VPS.
Il faut attendre la dernière section de l'article, dans lequel le journaliste pose la fort pertinente question : "Le viol : un problème suédois?"
Je le cite :
"Le modèle suédois a néanmoins ses failles. Du moins en apparence. La Suède est le pays d'Europe où il y a le plus de viol. En 2007, près de 53 viols sont enregistrés pour 100 000 habitants selon Eurostat. En France, on n'en compte que 17,3. De là à conclure que la remise en liberté des criminels explique ce nombre important, il n'y a qu'un pas. Cependant, il faut prendre en compte des données spécifiques de cet Etat.
La Suède a une définition bien plus large du viol que les autres pays européens. Ainsi, depuis 2005, il n'est pas nécessaire qu'il y ait eu violence ou menace de violence pour engager des poursuites. Dès que la victime se trouve dans un "état d'impuissance" (endormie ou ivre...) elle peut porter plainte. Des campagnes de sensibilisation se tiennent régulièrement pour inciter les femmes à s'exprimer sur le sujet.
On porte ainsi dix fois plus plainte pour viol en Suède qu'ailleurs en Europe. Les associations féministes sont formelles, rien ne permet de prouver qu'il existe un problème "particulièrement aigu" avec le viol en Suède."
2 sacrés problèmes qui auraient pu être résolus grâce à un minimum de fact-checking :
[ul]
[li]en France aussi, la définition légale du viol dépasse la simple violence physique
cf simple recherche par mot clef "viol définition légifrance" : 1er résultat => Article 222-23 du code pénal
"Tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu'il soit, commis sur la personne d'autrui par violence, contrainte, menace ou surprise est un viol. Le viol est puni de quinze ans de réclusion criminelle."
=> ben voilà : si la personne fait un coma éthylique et qu'on la pénètre sexuellement, il s'agit d'un viol -même sans violence-. Tiens, ça ressemble vachement à la définition suédoise, mine de rien. [/li]
[li]plus de viols déclarés ? plus de viols
Ca implique simplement qu'en Suède, les victimes sont plus encouragées à porter plainte et que la police accepte plus volontiers un dépôt de plainte.
une mad avait publié un graphique très clair sur le sujet
(mais peut-être concernait-il les U.S.)
Je cite tout de même un article : "seules 5 à 10% des victimes, selon les types d'enquête [de victimation], ont porté plainte à la police ou à la gendarmerie." - in "Les viols jugés en cours d'assises : typologie et variations géographiques", publié par des chercheurs du CESDIP [/li]
[/ul]
Donc contrairement à ce que semble laisser penser le journaliste (?), ce n'est pas parce que ce pays laisse des violeurs en liberté que ses prisons se vident. Dommage, sa dernière partie ne sert à rien à part discréditer son propos.
Il faut attendre la dernière section de l'article, dans lequel le journaliste pose la fort pertinente question : "Le viol : un problème suédois?"

Je le cite :
"Le modèle suédois a néanmoins ses failles. Du moins en apparence. La Suède est le pays d'Europe où il y a le plus de viol. En 2007, près de 53 viols sont enregistrés pour 100 000 habitants selon Eurostat. En France, on n'en compte que 17,3. De là à conclure que la remise en liberté des criminels explique ce nombre important, il n'y a qu'un pas. Cependant, il faut prendre en compte des données spécifiques de cet Etat.
La Suède a une définition bien plus large du viol que les autres pays européens. Ainsi, depuis 2005, il n'est pas nécessaire qu'il y ait eu violence ou menace de violence pour engager des poursuites. Dès que la victime se trouve dans un "état d'impuissance" (endormie ou ivre...) elle peut porter plainte. Des campagnes de sensibilisation se tiennent régulièrement pour inciter les femmes à s'exprimer sur le sujet.
On porte ainsi dix fois plus plainte pour viol en Suède qu'ailleurs en Europe. Les associations féministes sont formelles, rien ne permet de prouver qu'il existe un problème "particulièrement aigu" avec le viol en Suède."
2 sacrés problèmes qui auraient pu être résolus grâce à un minimum de fact-checking :
[ul]
[li]en France aussi, la définition légale du viol dépasse la simple violence physique
cf simple recherche par mot clef "viol définition légifrance" : 1er résultat => Article 222-23 du code pénal
"Tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu'il soit, commis sur la personne d'autrui par violence, contrainte, menace ou surprise est un viol. Le viol est puni de quinze ans de réclusion criminelle."
=> ben voilà : si la personne fait un coma éthylique et qu'on la pénètre sexuellement, il s'agit d'un viol -même sans violence-. Tiens, ça ressemble vachement à la définition suédoise, mine de rien. [/li]
[li]plus de viols déclarés ? plus de viols
Ca implique simplement qu'en Suède, les victimes sont plus encouragées à porter plainte et que la police accepte plus volontiers un dépôt de plainte.
une mad avait publié un graphique très clair sur le sujet
(mais peut-être concernait-il les U.S.)Je cite tout de même un article : "seules 5 à 10% des victimes, selon les types d'enquête [de victimation], ont porté plainte à la police ou à la gendarmerie." - in "Les viols jugés en cours d'assises : typologie et variations géographiques", publié par des chercheurs du CESDIP [/li]
[/ul]
Donc contrairement à ce que semble laisser penser le journaliste (?), ce n'est pas parce que ce pays laisse des violeurs en liberté que ses prisons se vident. Dommage, sa dernière partie ne sert à rien à part discréditer son propos.

) que les hommes, puisqu'elles avaient les mêmes conditions de vie et les mêmes droits que les ouvriers masculins, càd peu.
Ceci dis oui une artiste vivant dans une société sexiste et dans un milieu qui l'est a, je pense, plus de chances de s'intéresser sincèrement à la question. Je crois -alors là attention je ressort des cours qui ont 4 ans donc je suis prudente....- qu'effectivement au début, lorsque les femmes ont voulu prendre leur place dans le monde de l'art elles ont voulu le faire en se démarquant et en faisant un art "féminin". Aujourd'hui j'ai l'impression que cette tendance disparait, même si de nombreuses femmes artistes s'interrogent sur la femme et le féminisme (ce qui est compréhensible!).
Je me souviens d'une intervenante qui avait dit à une élève voulant faire un travail en brodant qu'elle lui déconseillait parce que c'était "trop connoté féminin". Si un jour je vois un élève mec vouloir faire une oeuvre avec une voiture je lui préviendrais du risque qu'il prend à utiliser un élément "trop connoté masculin", on va rire. )
Sur le syndicalisme et les femmes, et l'égalité des salaires chez Ford entre ouvriers et ouvrières. En plus c'est drôle.

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