Carla Bruni : pas féministe, mais « vraie bourge »

Sujet dans 'Réactions aux articles' lancé par Sophie Riche, le 27 novembre 2012.

  1. Sophie Riche

    Sophie Riche
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    Giddy goat
    Membre de l'équipe

  2. Karrie788

    Karrie788
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    Come to the dark side, we have cookies.

    C'est quoi sa définition de bourgeoise ? Je vois pas le rapport avec la vie de famille ?

    Quant au féminisme, si elle ne veut pas se nommer féministe, c'est son truc. Mais dire qu'on a plus besoin du féminisme aujourd'hui, c'est une belle connerie ! Quelle image elle a des féministes ? Celle des hembristes hystériques ? Elles sont très minoritaires !
     
  3. lunapat

    lunapat
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    je comprends tout a fait ce qu'a voulu dire Carla Bruni et ça ne me choque pas... pourquoi à votre avis ?
    Parce que j'ai 43 ans je crois (oui on peut lire et apprécier quotidiennement Madmoizelle à un âge avancé ;) )
    On a grandi dans les années 70 quand tous les grands "combats" féministes ont été mené (contraception, IVG etc) par nos mères. Il faut se rappeler que dans la décennie précédente, les filles n'avaient pas le droit de porter le pantalon au lycée, que les établissements n'étaient pas mixte. Cette période a donné lieu à un énorme bouleversement des mentalités...

    quand notre génération est devenue ado dans les années 80 on avait l'impression que le plus gros était fait
    (et non on ne pensait pas encore vraiment "égalité des salaires" parce que les femmes n'avaient pas encore réussi à rattraper les hommes... 1ère femme à Polytechnique= 1970, 1ère femme à l'académie française = 1980 - le "combat" était alors surtout d'avoir ACCES aux fonctions tenues exclusivement par des hommes et ça c'est sur le terrain que ça s'obtient, pas dans des manifs).

    Il y a donc eu très peu de militantisme dans notre génération... et les garçons élevés en même temps que nous étaient considérés comme nos alliés (l'égalité homme-femme ils en ont bouffé eux aussi) je n'ai jamais eu l'impression d'avoir à me "battre" contre eux.

    Je crois que c'est ça qu'elle a voulu dire (je ne cherche pas à la défendre, je l'apprécie moyennement). Personnellement je ne suis pas "féministe" non plus, comparé à l'exemple qu'on a eu de nos mères...

    Quant à "être bourge" ça veut juste dire se ranger, se marier et avoir des enfants et aimer s'occuper de son foyer, plutôt que d'être rock'n roll et de vivre en communauté à l'arrache... et ça elle le souligne sans doute par rapport à sa vie "d'avant", elle est passé d'un extrème à l'autre ("être bourge" c'est limite une insulte pour notre génération, c'est donc un clin d'oeil dit comme ça).

    voilà le point de vue et la traduction "d'une vieille quadragénaire"
     
  4. Akela

    Akela
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    Adooore les sushis

    Très honnêtement, même si l'article est bon, je trouve qu'il est disproportionné. On ne peut pas analyser les propos de quelqu'un qui comprend à peine ce qu'elle dit quoi... Carla Bruni, elle respire pas franchement le prix Nobel, c'est pas nouveau. Je ne pense vraiment pas qu'on puisse dire "d'après ce qu'elle a dit, selon elle on ne peut pas être féministe et bourgeoise" dans la mesure où manifestement le combat féministe la dépasse complètement (le plafond de verre, les progrès qui restent à faire etc), et qu'en plus sa définition de la vie bourgeoise semble erronée.
     
  5. Apaloosa

    Apaloosa
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    Pour reprendre le problème plus généralement, et mettre de côté le fait que Carla Bruni n'a strictement aucune idée de ce qu'est la condition féminine quand on ne vient pas d'un milieu ultra-privilégié comme le sien, je ne comprends tout simplement pas qu'on puisse affirmer "ne pas être féministe" quand on est une femme. Pour moi c'est c'est exactement comme si un immigré disait qu'il n'est pas anti-raciste. C'est aller à l'encontre de ses intérêts catégoriels fondamentaux !

    Etre féministe, ce n'est pas forcément battre le pavé et militer jour et nuit pour la cause, c'est avant tout une conviction intime : être persuadée qu'on est l'égale des hommes, que rien de ce qu'ils font ne nous est inaccessible (et inversement d'ailleurs). Malheureusement, notre ex-première dame est loin d'être un cas à part, tant de femmes aujourd'hui affirment publiquement ne pas être féministes, alors que ça n'a aucun sens (à moins d'être maso peut-être...).

    J'y vois personnellement le résultat éclatant du travail de sape des anti-féministes de tous poils, qui se sont tellement appliqués à nous coller une image d'hystériques misandres mal-baisées revanchardes, que du coup cet engagement devient difficile à assumer... :sad:
     
  6. lunapat

    lunapat
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    Elle n'a pas dit "on n'a pas besoin de féministes aujourd'hui", elle a dit "dans ma génération on n'a pas besoin d'être féministe" c'est complètement différent (et j'ai expliqué au dessus pourquoi la majorité de cette génération ne se sent pas concerné par le militantisme féministe).

    Mettez vous dans la tête d'une femme de plus 40 ans, on ne raisonne pas de la même façon qu'une fille de 20 ans, tout simplement.

     
  7. La Femme Enfant

    La Femme Enfant
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    La Nébuleuse Araignée

    Personellement, ça me fait un peu mal de devoir me faire une idée avec 4 lignes. Peut-être que le reste de l'interview permet de mieux comprendre ses paroles, on ne sait pas trop...
    ("Donnez-moi des ciseaux, et je ferai pendre n'importe qui.")
     
  8. lunapat

    lunapat
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    mais où avez-vous lu exactement dans sa citation qu'elle dit ça ?
    elle ne dénigre aucun combat dans les 2 phrases qu'elle a laché. Vous extrapolez.

    Elle juste dit que SA génération n'avait pas besoin du féminisme, c'est tout.
    Et c'est vrai, la majorité de sa génération c-a-d les quadragénaires ne s'intéresse pas au féminisme.

    Sans le dénigrer. Sans dire que c'est bien ou que c'est mal.

    Elle s'en fout. Point.
     
  9. lunapat

    lunapat
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    oui tout à fait, je pense que notre génération (celle née juste après 1968 ) s'est un peu reposée sur les lauriers de la génération précédente...

    je trouve qu'on a beaucoup régressé malheureusement (ça me semble dingue de réfléchir à 2 fois avant d'enfiler une jupe par peur de se faire emmerder dans la rue), j'hallucine devant l'invention des légos roses pour les filles

    moi j'ai ça comme référence :
    [​IMG]
    On en voit encore beaucoup des pub comme ça ?
    Nan hein ?

    le féminisme pour moi c'est un mot qui ne devrait même plus exister... je sais que c'est difficile à réaliser mais dans les années 80-90 ça semblait être acquis qu'il n'y ait pas de différence de droits...
    On n'avait donc pas besoin d'être féministe, non. C'était inscrit dans les lois.
     
  10. Hyperbole

    Hyperbole
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    Pas de Valse

    Elle a pas tord : concrètement elle est une bourgeoise. Après pour ce qui est du féminisme, et bah elle en a rien a taper, c'est triste pour elle et pas très intelligent mais ça c'est son point de vue et je ne crois pas qu'elle va en changer vu qu'elle n'en a pas le besoin.
     
  11. Furie Nocturne

    Furie Nocturne
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    Expecto patronum !

    Quelqu'un lui a dit d'ouvrir les yeux ? On a et on aura toujours besoin de féministes tant qu'il y aura des inégalités...
     
  12. Gallifrey

    Gallifrey
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    Je sors du débat femme jeune = féministe / quadras = rangées, mais je me demandais si au final, ce n'était pas un "mal pour un bien". Par exemple je ne me dirais pas féministe, parce que je suis très peu documentée sur ce mouvement, et que je me contente de voir les inégalités hommes/femme et parfois le machisme dans notre société. Néanmoins, je ne me dirais pas féministe, car cela serait porter un préjudice à un mouvement, avec des "règles" (j'entends juste par là qu'être féministe, ce n'est pas juste constater l'inégalité, c'est la combattre), et je préfère laisser les personnes "réellement" féministes défendre ce mouvement. Donc je trouve que ce n'est pas plus mal que Carla Bruni ne se dise pas féministe, je pense que de toute façon on lui aurait reproché.

    Ce qui me choque vraiment dans sa déclaration, c'est le "on n'a pas besoin du féminisme". C'est pas parce qu'il y a des progrès dans l'évolution des lois, que ça y est, tout est résolu.
     
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