Je ne comprends pas

Sujet dans 'Blabla Général' lancé par Hawley, le 24 janvier 2014.

  1. MokkaS

    MokkaS
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    La maison n'accepte pas l'échec

    Je ne comprends pas pourquoi je ressent toujours cette pointe de culpabilité quand je fais une remarque à une personne.
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    Ce que je ne comprends pas aussi c'est le fait que il faut être retors pour y arriver dans la vie, il faut se méfier de tout le monde, être toujours sur ses gardes, ne pas laisser sa confiance à n'importe qui, qu'il faut être une grande gueule pour s'en sortir, je trouve ça triste, car on est des adultes et on ne devrait a se comporter comme une bande de collégiens.
     
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  2. Anne de Russie

    Anne de Russie
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    Priceless.

    Les petits doctorants ne sont peut-être pas les références hyper pointues qui conviendraient à ton intelligence,et je le déplore :fleur: Toujours est-il que non, ils ne se font pas la main, ils ou elles exercent leur métier (beaucoup sont ATER, vacataires...) et remplissent les fonctions de maîtres de conf ou de prof tout court, sans en avoir le titre, et accessoirement en remplissant un travail de recherche qui s'appelle une thèse et qui avec un peu de chance, leur fera devenir une référence. Oh, et même que des fois dans le cadre de leur thèse, ils ou elles publient des articles :halp: Alors que ce ne sont que doctorant.e.s :halp:

    Quand au terme "petit", j'avoue je ne sais pas, je n'ai fait de stats sur la taille moyenne de ces gentes :hesite: Un nouveau sujet de recherche à proposer peut-être :happy:
     
    #7766 Anne de Russie, 15 février 2018
    Dernière édition: 16 février 2018
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  3. Gressinni

    Gressinni
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    @Anne de Russie mais du coup, tu es du genre à penser que les meilleurs maîtres de conf érudits et à la pédagogie exemplaire ne sont pas nés comme ça mais ont aussi eu besoin d'une formation :hesite: ?
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    @LittleCerys je suis un petit peu perturbée par ta tournure aussi, et peut-être qu'en histoire de l'art et en lettres les doctorants sont particulièrement nuls, mais ça fait partie du processus de formation normal je crois, on n'attend pas gentiment qu'une personne soit devenue par l'opération du saint-esprit une référence dans son domaine pour l'autoriser à enseigner. Et même, ma chère môman (pur produit d'une excellente fac publique qui s'appelle Jussieu) m'a toujours dit qu'enseigner est un bon moyen de comprendre en profondeur les choses, et donc de s'améliorer, et donc de devenir potentiellement une référence un jour.
     
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  4. LittleCerys

    LittleCerys
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    @Anne de Russie Les "petits doctorants" (je m'excuse pour la tournure malheureuse, c'était plus affectueux qu'autre chose, il n'y avait rien d'injurieux envers eux :sweatdrop:) s'exercent à leur futur métier, c'est vrai. Le tout en menant une thèse de front. C'est énorme, j'en ai conscience.
    Et du coup... cela semble-t-il si incohérent qu'ils ne soient pas tous les profs les plus performants qui soient dès le début ?:dunno: C'est normal, c'est comme ça qu'on apprend, mais ça ne veut pas dire qu'on doit nier qu'ils débutent. Certains seront bien évidemment plus doués que d'autres, mais ce n'est pas systématique. Alors à part ma formulation (plus rhétorique qu'autre chose) qui ne vous a pas plu, je ne vois pas en quoi mon propos est si problématique, "rempli de condescendance et de mépris". :sad: Je ne sous-entends pas qu'un doctorant ne puisse pas devenir une référence, ni qu'ils sont plus mauvais dans mes domaines d'études qu'ailleurs. C'est justement parce que je reconnais leur droit à s'exercer que je me permets cette petite taquinerie, parce qu'ils sont clairement dans une position où ils peuvent faire des erreurs, certes pardonnables, mais non moins réelles.

    Sinon, pourquoi me poser ces questions, @Einstein456 ? :erf: Je ne sais pas si tu as lu mes quelques interventions, mais je n'ai parlé que d'une expérience personnelle, visiblement partagée par de nombreuses madz dans le coin, sans réduire la fac à ma seule impression.
    Cela dit, quand @123pourquoi dit que le niveau général des facs est bas, je ne peux que me demander ce qu'il en est réellement, j'aurais même tendance à penser qu'elle n'a pas forcément tort, justement parce que je ne le trouve pas spécialement haut depuis ma minuscule pratique — cependant non suffisante pour avoir un avis définitif sur le propos.
    De même que si on devait attendre d'avoir toutes les solutions pour pointer du doigt un problème, on ne ferait plus jamais rien, tu ne crois pas ? :happy:

    Je m'excuse à nouveau pour ma formulation si elle vous a vexées, moi aussi je fais des erreurs et ne m'exprime pas toujours parfaitement bien. J'aurais néanmoins apprécié que vous ne réagissez pas avec autant de mépris en retour, c'est réellement désagréable et ça contraste fortement avec le propre sentiment que j'avais en écrivant mon propos. :tears:
     
  5. Salpêtre

    Salpêtre
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    Je fus un temps Mizuti

    Je n'ai aucune idée du niveau général de la fac en France, mais je sais qu'il peut varier énormément d'une fac à l'autre (et d'une matière à l'autre). Mais pour les doctorant-e-s, personnellement, ce que je ne comprends pas, c'est pourquoi ils ne n'assurent pas toujours de TD dans leur domaine de recherche. Enfin, je suppose que peu de thèses en grammaire / stylistique se préparent, mais avoir pour prof de grammaire avec un programme de poésie du XIXè quelqu'un de spécialisé dans la litté (pas poésie) du XVIIè, bah euh... elle n'avait pas un niveau bien supérieur au nôtre quoi. Je pense que la faute revient à la direction de la fac et au manque de financements.
     
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  6. Phoenix Person

    Phoenix Person
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    Si je peux rapporter ma petite expérience (simplement en tant qu'étudiante à la fac), j'ai eu plutôt une impression inverse. Que généralement les doctorants ou tout jeunes enseignants étaient des sacrées têtes d'ampoule (logique, d'ailleurs, vu que la sélection est de plus en plus difficile) qui prenaient à coeur d'expliquer avec patience et pédagogie. Les seuls profs dont je me rappelle avec affection et admiration, c'étaient eux. Il m'a semblé qu'en fait, malheureusement, ces jeunes professionnels plein d'enthousiasme se faisaient peu à peu détruire par le système universitaire et de la recherche (et des cours avec des étudiants chiants et désintéressés, disons-le) jusqu'à devenir cyniques et je-m'en-fous-tistes. Et malheureusement, ça se comprend.
     
    #7770 Phoenix Person, 16 février 2018
    Dernière édition: 16 février 2018
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  7. -Loreleï-

    -Loreleï-
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    Et bien moi, qui suis encore à la fac en doctorat, quand je discute avec des gens qui sortent d'école, je me dis que peut-être que j'en ai chié un peu en licence parce que c'est un tout nouveau système bien différent, mais que je suis bien contente d'être sortie d'un système ultra formaté comme celui des écoles, que je suis ravie que la fac m'ait appris à développer mon esprit critique, à travailler toute seule, et à mener un travail de recherche comme je n'aurais pu apprendre nulle part ailleurs. Et je suis toujours très fière quand je vois ce qu'écrivent/disent dans des émissions des professeurs que je ne considérais même pas en licence et dont je découvre après qu'ils sont des pontes dans leur domaine. Voilà :happy: :fleur:
     
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  8. Anne de Russie

    Anne de Russie
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    Yes. Je ne peux parler que pour mon cas personnel, mais ma matière X a été supprimée pour les Licences et n'est matière à TD que pour les masters, donc forcément ça réduit énormément les effectifs. Ça fait qu'il y a plus de doctorants que de groupes d'étudiant.e.s, donc des doctorant.e.s en X qui n'ont pas d'enseignements. Et bien du coup, la fac leur donne des enseignements là où il y a des besoins à pourvoir, en matière Y ou Z.

    Juste, je nuancerais un truc : quand on fait de la recherche, parfois depuis quelques années, je pense qu'on acquiert forcément une tournure d'esprit et une façon de travailler. Donc par exemple, si on m'envoie enseigner une matière Z, certes pas ma spécialité mais qui relève du même cursus général, je vais pas me sentir complètement illégitime, parce que je sais où aller chercher les infos qui vont me servir à monter le cours, à prendre du recul, utiliser d'autres éléments de culture pour comprendre et apprendre ce que je ne savais pas... Bref le doctorat, ça rend peut-être spécialiste sur un sujet, mais finalement ça permet d'acquérir plein de compétences duplicables dans d'autres domaines de recherche et donc d'autres matières.
     
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  9. Dame Verveine

    Dame Verveine
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    comme un posca dans les mains du Caravage

    @LovelyLexy c'est rigolo ton exemple de "livres de référence aux concours des ENS", enfin je ne sais pas comment les gens que tu connais qui font ça t'en ont parlé, mais en fait des bibliographies il y en a dans beaucoup de concours, et dans toutes ces bibliographies il y a des ouvrages plutôt travaillés, on choisit des éditions bien construites, donc avec des structures et préfaces faites par des chercheureuses, mais c'est quand même, à l'exception des presses universitaires, des bouquins édités. Je veux dire que c'est pas de leur fait si un bouquin auquel des chercheureuses ont collaboré se retrouve référencé dans un concours :)
    Ou alors tu parles pas du tout de ça et j'ai rien compris ?

    Sinon à propos des écoles et des facs, il faut d'abord se dire que certes, la fac se professionnalise, mais c'est pas son but premier she de prodiguer un enseignement pédagogique et professionnalisant. Elle est historiquement construite pour l'enseignement théorique. Du coup ça crée des soucis, parce que le pré-requis pour enseigner en prépa, en école d'ingé, en école de design, en bts, c'est d'avoir un concours d'enseignement (généralement l'agrégation) et le prérequis pour enseigner à la fac c'est de faire une thèse/de faire de la recherche. Du coup il y a quand même pas mal de prof.e.s de fac, notamment parmi les plus âgé.e.s, qui donnent des cours parce que ça paye tout en laissant du temps pour la recherche, mais qui ne consacrent pas tellement de temps ni d'énergie à construire une pédagogie.
    Le souci, c'est qu'avec la diminution des effectifs aujourd'hui tout le monde veut "les meilleur.e.s" et du coup la fac comme les écoles se mettent à recruter des docteurs agrégés, parfois pour le principe plus que pour l'engagement.

    Je suis en train de passer l'agrégation, et pour l'instant ce que je rehire de mon expérience en prépa, à la fac, + en discutant avec des profs et des élèves : être doctorante ou spécialiste d'un domaine ne fera pas de moi une bonne prof. L'agrégation en elle-même ne suffira pas à faire de moi une bonne prof l (quoique, la mienne est très axée pédagogie, donc impossible de réussir le concours sans appétence pédagogique, mais pour d'autres agreg l'épreuve de "leçon" est en fait un exposé de connaissances plus qu'autre chose).
    Ce qui fera de moi une bonne prof, c'est mon envie, ma capacité à transmettre mes connaissances, à me remettre en cause et à comprendre le système scolaire et comment je m'y insère. Ça, c'est enseigné à l'espé (iufm) quand on débute, et par des tuteurices, mais d'une part c'est pas obligatoire pour les enseignant.e.s de fac, et d'autre part ça dure un an, ensuite c'est surtout la bonne volonté et l'équipe pédago de l'établissement qui prime.
    Et ça, ça vaut pour la fac comme pour les écoles, même les plus "grandes", et même les ENS.
     
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  10. Salpêtre

    Salpêtre
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    Je fus un temps Mizuti

    @Anne de Russie Oui je pense que même dans une matière qui n'est pas leur domaine de prédilection, les doctorant-e-s ont des compétences (enfin celles du cursus quoi), iels ont quand même validé leur licence et leur master. Mais dans le cas que j'ai eu, la prof n'était pas incompétente, mais ça ne suffisait pas quoi. Et elle s'ennuyait ferme aussi, je pense que la matière ne devait pas la motiver plus que ça en plus la pauvre. Ça n'a pas été des cours affreux, mais un peu sans intérêt quoi. (Mais je n'en veux pas à la doctorante, même si on voyait que ça ne la motivait pas, elle bossait les TD et tout mais c'était vraiment pas son truc la grammaire.)
     
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  11. Vic Beretton

    Vic Beretton
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    Maman d'une cacahuète

    @Hiboude Ça doit être les mêmes personnes qui participent à un dîner presque parfait, 4 mariages pour une lune de miel et Cie. Je ne comprends pas non plus l'intérêt de ce genre de note.
     
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  12. Laoragwen

    Laoragwen
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    " It's not about deserve, it's about what you believe."

    @Hiboude
    je ne suis même pas sûre que ça soit forcément de la concurrence parce que je vois régulièrement la même chose sur des sites pour des notes et avis pour des articles à acheter (vêtements etc...) :erf:
    Si on se fie au commentaire client alors l'article, la livraison etc... tout était parfait, mais par contre pour la note, c'est 1, 2 ou 3 étoile sur 5 :neutral:
    C'est drôlement pratique pour savoir si c'est le com' ou la note qui est réel :sweatdrop: :stare:
     
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