Lundi matin, j'ai été incapable d'en parler avec mes lycéens.
Le week end a été horrible, effroyable, je n'arrive toujours pas exprimer clairement ce que je ressens.
Je me sens d'autant plus coupable du fait que je dormais lorsque cela s'est produit. Il y a eu juste un texto qui m'a réveillée vers minuit, mon amie américaine me demandait si tous mes proches qui habitent Paris vont bien.
J'étais en proie à une migraine, groggy, j'ai reposé mon téléphone et me suis rendormie sans répondre au message, en sécurité, loin des atrocités qui étaient en train d'êtres commises à l'autre bout de la France.
J'ai découvert l'horreur le lendemain, j'ai lu les articles dont celui du journal Le Point qui détaillait la tuerie du Bataclan avec des détails bien glauques, j'allume la télé et tombe sur des scènes surréalistes de personnes, blessées ou fuyant les tirs. Je pense immédiatement à mes anciens collègues, tous sont heureusement sains et sauf. Je rassure les amis que j'ai au quatre coins du monde. Toutes les photos de profil sont en bleu blanc rouge. Je passe le reste du week end dans un état second, hébétée.
En parler était au-dessus de mes forces. J'aurais pu montrer BBC news à mes lycéens et notamment le soutient et les hommages des britanniques et des américains, mais j'avais tout simplement peur de craquer et fondre en larmes devant eux.
Je ne savais tout simplement pas quoi dire, comment, j'étais trop touchée.
Sans aller jusqu'à dire qu'aujourd'hui je vais mieux. Je pense avoir trouvé le biais par lequel évoquer ce qui s'est passé tout en me protégeant émotionnellement. Les anglais nous ont rendu hommage d'une belle manière ce soir à Wembley. Tous les joueurs britanniques avaient un brassard noirs, et les supporters ont même appris la Marseillaise grâce à des Tweets de paroles écrites en phonétique.
Je trouve que ça serait une belle manière de l'évoquer sans que cela soit trop envahissant pour eux et trop douloureux pour moi.
Le week end a été horrible, effroyable, je n'arrive toujours pas exprimer clairement ce que je ressens.
Je me sens d'autant plus coupable du fait que je dormais lorsque cela s'est produit. Il y a eu juste un texto qui m'a réveillée vers minuit, mon amie américaine me demandait si tous mes proches qui habitent Paris vont bien.
J'étais en proie à une migraine, groggy, j'ai reposé mon téléphone et me suis rendormie sans répondre au message, en sécurité, loin des atrocités qui étaient en train d'êtres commises à l'autre bout de la France.
J'ai découvert l'horreur le lendemain, j'ai lu les articles dont celui du journal Le Point qui détaillait la tuerie du Bataclan avec des détails bien glauques, j'allume la télé et tombe sur des scènes surréalistes de personnes, blessées ou fuyant les tirs. Je pense immédiatement à mes anciens collègues, tous sont heureusement sains et sauf. Je rassure les amis que j'ai au quatre coins du monde. Toutes les photos de profil sont en bleu blanc rouge. Je passe le reste du week end dans un état second, hébétée.
En parler était au-dessus de mes forces. J'aurais pu montrer BBC news à mes lycéens et notamment le soutient et les hommages des britanniques et des américains, mais j'avais tout simplement peur de craquer et fondre en larmes devant eux.
Je ne savais tout simplement pas quoi dire, comment, j'étais trop touchée.
Sans aller jusqu'à dire qu'aujourd'hui je vais mieux. Je pense avoir trouvé le biais par lequel évoquer ce qui s'est passé tout en me protégeant émotionnellement. Les anglais nous ont rendu hommage d'une belle manière ce soir à Wembley. Tous les joueurs britanniques avaient un brassard noirs, et les supporters ont même appris la Marseillaise grâce à des Tweets de paroles écrites en phonétique.
Je trouve que ça serait une belle manière de l'évoquer sans que cela soit trop envahissant pour eux et trop douloureux pour moi.


Ce midi j'ai déjeuné avec deux amies, c'était déjà un peu froid avec l'une pour une précédente embrouille, mais là j'ai été plus déçue et énervée. On a parlé des attentats, elle est musulmane, et elle a clairement dit que: "les attentats de Charlie Hebdo, je m'en foutais car ils l'avaient bien cherché!" "mais là, c'est vrai que ça m'a un peu plus touché car c'était des gens qui n'ont rien fait (mais en même temps on peut dire que c'était leur destin, chez eux aussi des innocents meurent)".
(j'vais peuuuur !). Et ça me fait plaisir qu'on me dise que j'ai l'air détendue et que les gens soient heureux de "subir" mon énergie positive.
Les arrêts de travail c'est pas juste pour les grippes/gastro/truc physiques palpables (celui qui te dit le contraire est un abruti).