@Slaw
Disons que les activités en elles-mêmes pourraient me plaire si je n'avais pas l'esprit embué par mes angoisses. Je fais une activité et je me compare à tous les gens qui font cette même activité avec moi. Pratiquement toute la classe est en couple et dans un couple plutôt confortable. Et du coup je ne pense qu'à ça, ça m'angoisse, je me sens seule et je commence à fantasmer leur vie.
Je trouve d'ailleurs que la plupart des couples fonctionnent bien autour de moi. C'est jamais parfait mais c'est mieux que rien. Au final ils sont attentifs l'un à l'autre, ils ont quelqu'un sur qui s'appuyer, ils sont accompagnés et il y a toujours quelqu'un à la maison le soir.
Moi je pense qu'on peut être heureuse à deux et malheureuse seule. On dit beaucoup qu'il faut s'aimer soi-même toute seule mais c'est tellement plus facile à deux. Et c'est aussi, surtout, beaucoup plus facile de faire un travail sur soi-même quand tu as la "sécurité" de l'autre, que quand tu déprime dans ton coin toute seule. Par exemple j'ai beaucoup appris avec mon ex. Je pense que j'ai gagné un peu en confiance en moi-même en public avec les gens. C'est pas non plus archi fou mais si j'avais grandi "toute seule" probablement que je serais au même stade qu'à mes 20 ans.
Donc moi je vois l'autre comme l'opportunité de s'épanouir, de tester ma patience ou au contraire d'apprendre à être patiente, de me voir sous un autre angle si la personne me fait des compliments sur quelque chose que je ne voyais même pas.
Je pense que j'ai un avis différent concernant ce sujet de s'aimer en étant seule. Moi je trouve que c'est plus facile pour moi de m'aimer en étant deux. Et plein de personnes autour de moi ont bénéficié de leur relation en couple. Des copines assez colériques et impulsives qui se sont un peu calmées depuis leur relation ou qui ont changé de caractère pour un caractère plus positif...
Bon après pour la recherche du bonheur, je pense que je ne serai jamais heureuse. Le mieux que je peux obtenir c'est une position confortable et quelques moments de satisfaction et de joie. Mais le bonheur absolu non. C'est en moi, je le sais. Je suis une éternelle insatisfaite. Je sais que je ne serai jamais 100% satisfaite avec un mec ou avec une famille, ou une maison ou un travail ou des amis.
Mais là en l'occurrence j'ai l'impression que mon niveau de satisfaction est à 10%. Je voudrais au moins 50% ou 60%. Je sais que ça ne sera jamais 100% et être seule signifie ne jamais atteindre la moyenne. Parce que je ne veux pas être seule. Vraiment.
Il m'arrive d'imaginer la mort de mes parents (chose qui me fait très peur) et d'être là à leur tenir la main pendant leurs derniers instant tout en me disant : "maman/papa est parti, je suis seule maintenant... complètement seule" et ça me fait très peur.
Mon désir d'être avec quelqu'un part d'un sentiment égoïste qui est d'être accompagnée physiquement et émotionnellement certes. Mais ça ne m'empêchera pas d'aimer mon mari. Je veux dire ce n'est pas incompatible. Je ne veux pas être seule + en plus j'aime mon mari.
@Ana Mnèse
Etrangement j'ai une personnalité très indépendante et je pense que je ne suis pas du tout le bon profil pour la relation fusionnelle. Je veux juste avoir la sécurité d'esprit d'avoir quelqu'un qui m'accompagne. C'est un peu comme si je voulais monter ma boîte et que je voulais un associé. C'est plus serein comme façon de faire.
Maintenant je ne vois pas le copain dans un but utilitariste, bien sûr que je le verrai comme une personne, que je l'aimerai, que je l'aiderai quand il aura besoin de moi, etc.
Ah je crois que je serai un peu comme ta maman dans le futur

Je pense vraiment que je me sentirai "quelqu'un" quand j'aurai des enfants. Pas pour une histoire de place dans la société ou quoi mais parce que j'aurai l'impression de faire, enfin, quelque chose de vraiment bien, d'utile et qui me plaira vraiment et dans lequel je m'investirai à fond. Tout ce que je fais aujourd'hui je le fais en dilettante. Je ne m'investis dans rien à 100%.
Par contre ça ne me gênerait pas de dire à mes enfants que les élever est la chose dont je suis la plus fière. Chacun mène la vie qu'il souhaite et mes enfants n'ont pas à se sentir redevables. Je leur apprendrai qu'ils ont le droit d'être fiers d'autres choses.
En fait je ne vois pas quel est le problème d'être fière d'avoir élevé ses enfants. C'est un boulot à temps plein, sans pauses, avec une énorme responsabilité, plein de sujets différents et qui évolue avec les années, voire les mois. ça n'est pas forcément la preuve que la personne est une pauvre femme sans vie. Si moi mon kiff c'est d'élever mes enfants et être hyper fière de voir qu'ils sont devenus des adultes épanouis, franchement ça me suffit.
Quand tu dis que tu as l'impression que ta mère n'a pas développé sa vie à elle ça veut dire quoi? Est-ce que faire un cours de poterie ou partir en trek dans la montagne ça a plus de "valeur" en termes de développement personnel? ça dépend vraiment pour qui.