Challenge de lecture MadmoiZelle 2021

18 Août 2016
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j'ai mis à jour mon fichier aujourd'hui. ca m'a pris 40 minutes... j'avais rien fait depuis un mois. du coup, j'en suis à 87 livres de la liste sur 175 lus. je galère carrément sur les derniers. par exemple, je n'aime pas agatha christie, je veux bien lire sur le moyen âge, mais un.e auteur.ice du moyen âge, c'est déjà un peu plus chaud. bref.

mes coups de coeur ont surtout été hors challenge cette année.
 
16 Avril 2016
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Petit Gros update :

10 Un livre d’un.e auteur.ice dont tu n’as jamais rien lu

Le Palais des Orties, M.Minier, 2020,255p :dunno:


Ce roman c’est l’histoire de Nora et de sa famille, agriculteurs et producteurs d’orties qui accueillent Fred une jeune woofeuse venue prêter main forte.

J’ai beaucoup aimé la première partie de ce roman et tous les passages expliquant l’organisation de la ferme, son histoire, son équilibre financier précaire ou encore tous les passages autour de la culture et de la transformation d’orties.

En revanche j’ai commencé à m’ennuyer à partir de la seconde moitié du livre. J’ai trouvé la romance entre Fred & Nora, clichée (la jeune femme lesbienne qui tombe amoureuse d’une femme jusque-là hetero et mère de famille et la pousse dans ces questionnements ce n’est pas franchement un ressort littéraire novateur) et trop prévisible.

Un sentiment mitigé pour cette lecture donc car j’ai également apprécié la plume délicate de l’autrice.

25 Un livre dont la couverture est en noir et blanc

Né d’aucune femme, F.Bouysse, 325p,2018 :)

Ce livre est c’est beaucoup de choses à la fois. C’est tout d’abord une plongée dans la pauvreté rurale du XIXème. C’est également la cruauté humaine et les pires abominations. Mais ce roman c’est aussi et surtout l’histoire de Rose, une femme comme tant d’autre qui à vécu toute sa vie l’oppression dans sa chair et dans son âme.

Le roman commence par le récit de Gabriel, un simple prêtre de paroisse qui part un étrange concours de circonstance à recueilli les carnets témoignant de l’histoire de Rose et qui va s’y retrouver mêler intimement.
Rose à 14 ans quand elle est vendue par son père, très pauvre, à un riche « maitre » des environs. Cet homme tient une forge, se révèle criblé de dettes et ultraviolent. Il a mis en place, avec l’aide de sa mère, une terrible machination pour sauver son honneur et sa réputation. Rose va être la victime principale de cette machination mais cela va concerner de nombreuses autres personnes et générations.

Globalement j’ai aimé la narration, alternant entre différents personnages (certains nommés par leur prénom d’autres non : l’enfant, elle, …). J’ai aussi apprécié le style de l’auteur. En revanche, j’ai dû faire des pauses régulières dans ma lecture car le récit raconte de manière très crue et détaillée les tortures commises par le maitre des Forges.

L’intrigue possède également un part de suspens, type roman noir ou thriller. Pour ma part j’avais deviné le dénouement avant la fin ce qui ne m’a pas empêché d’apprécier ce roman jusqu’au bout.

J’ai beaucoup aimé ce roman mais j’aurais aimé que les personnages secondaires soient un peu plus fouillés.

60 Un livre dont le titre contient un verbe
Quand souffle le vent du nord, D.Glattauer, 348p,2006 :)


Ce roman c’est l’étrange histoire de Léo et Emmi qui vont entretenir une relation de plusieurs mois en échangeant uniquement par mail ! Dans leurs échanges ils vont parler de tout et de rien (surtout de rien), des banalités comme on peut en échanger au tout début d’une relation mais cela reste très intéressant et ce tour de passe-passe de l’auteur me fascine !

Petit à petit un sentiment amoureux va s’installer entre eux et les pousser à s’interroger sur ce que signifie l’amour pour eux. Il va également être question de fidélité, d’interrogations autour de la notion de « tromperie » … Leurs questionnements vont également pousser le lecteur à s’interroger sur ses propres limites et définitions et je trouve que c’est très intéressant car ils n’apportent pas de réponses.

Ce livre a été publié en 2006 et l’on peut voir qu’en 15 ans les relations à distance ont énormément évolué. J’ai pris plaisir à imaginer ces 2 trentenaires derrière leurs écrans énormes des années 2000 !

Un détail qui m’a marqué dans ma lecture c’est le peu de repère spatio-temporel que nous avons. En effet tous les échanges sont introduits par la durée qui les séparent de l’émail précédant mais nous ne savons pas en quelle année cela ne se passe ni à quel mois ou quelle saison et c’est assez étrange !

J’ai trouvé le concept et le motif du début de la correspondance d’Emmi et Léo assez étrange et peu probable mais je me suis vite embarquée avec eux dans leurs échanges et ce fut un voyage plaisant !

27 Un livre que tu voulais lire depuis longtemps

Dans la forêt, J.Hegland, 1996,301p :):)

J’en entendu parler de ce livre pour la première fois il y a plus d’un an au début de la pandémie. Cela m’a donné envie de le lire même si je ne voyais pas le lire en plein confinement1.

Après 3 confinements j’ai fini par me lancer dans la lecture de ce roman, on plonge dans un monde ou rien n’est plus « comme avant ». Depuis plusieurs mois déjà il n’y a plus ni électricité, ni essence, plus de réseau de télécommunication, plus de supermarché, plus rien …

On va alors suivre le quotidien de 2 sœur Eva et Nell, habitant seules dans la maison ou elles ont grandi. Cette maison est située à distance de la ville, au milieu des bois. On va suivre leur quotidien à travers le récit qu’en fait Nell dans un cahier d’écolier, retrouvé par hasard derrière une armoire. On va vivre avec elle le rationnement de la nourriture, leur organisation pour faire durer les vivres, leur travail au potager et dans la forêt … Ce changement total de vie les amener à se poser des questions sur leur vies, leurs aspirations. Mais cela va aussi provoquer des tensions entre elles et mettre en péril leur harmonie.

Globalement j’ai apprécié l’ambiance dystopie de ce roman. J’ai également apprécié de voir ces 2 sœurs évolué au fil des jours. Cependant certains éléments du récit me sont apparu comme illogique, par exemple : ces 2 sœurs ont toujours vécu au milieu des bois, avec un potager, … mais elles ne savent rien du jardinage ni même des plantes qui poussent dans leur environnement et pourrait les aider à survivre ! J’ai aussi été surprise par le traitement de certaines péripéties du récit.

Curieusement, alors que je connaissais le dénouement, celui-ci ma fortement ému.

38 Un livre dont l’auteur.ice est connu.e avant tout pour autre chose (chanteur.se, peintre… )

N’aie pas peur jamais, B. Beaulieu, 2020, 120p :)

B. Beaulieu est medecin et chroniqueur sur FranceInter (entre autre)


J’ai apprécié de retrouver la plume de l’auteur bien que je l’aie trouvé assez différente de ses romans et notamment de « toutes les histoires d‘amour du monde ». Les poèmes abordent des thèmes divers tels que l’amour, le deuil, la séparation, la rencontre, les rêves, …

Les mots de B. Beaulieu sont accompagnés des dessins de J.Bastière


55 Un livre sur la liberté, l’émancipation

Les imaptientes, D. Amadou Amal, 2017, 240p :):)

Patience, Munyal ! Patience, Munyal ! Patience, Munyal ! Patience, Munyal !

Voilà ce qu’entendent à longueur de journée, depuis leur plus tendre enfance, Ramla, Hindou et Safira. C’est aussi le seul conseil le jour du mariage forcé des 2 premières…

3 femmes Peuls mariées de force et dans le plus pur respect des coutumes. Chacune de ces femmes à un parcours de vie différent et pourtant elles subissent toutes les mêmes oppressions d’un système patriarcal. Quand elles essaient d’en faire part à leurs amies et leur famille on leur répete encore et toujours les mêmes mots

Patience, Munyal ! Patience, Munyal ! Patience, Munyal ! Patience, Munyal !

Alors chacune à leur façon elles vont chercher des moyens de s’extraire de cette vie ankylosée par les traditions.

L’autrice camerounaise D.Amadou Amal, qui a elle-même vécu un mariage forcé et des violences conjugales, nous conte ici l’histoire de 3 femmes, et dénonce plus largement le destin de nombreuses femmes. J’ai été touchée par le destin de ces 3 femmes et par la plume de l’autrice à la fois directe et très fluide.

64 Un livre qui fait partie d’une trilogie

La cosmologie du futur, A.Pignocchi, 2018,128p <3<3

La cosmologie du futur est le 2eme d’une trilogie d’A.Pignocchi consacrée à l’environnement, à l’anthropologie, aux changements climatiques et à la biodiversité.

J’avais beaucoup aimé le premier tome de cette série (cf chronique) et notamment l’aspect humoristique qui se dégageait des planches tout en dénonçant les désastres écologiques et sociaux en cours. Je m’étais promis de continuer cette série et même si j’ai laissé passé du temps c’est desormais chose faite !

Les sujets abordés dans le tome 1 sont approfondis et enrichis d’autres aspects. Dans ce tome les oiseaux deviennent un réel contre-pouvoir ! J’aime beaucoup le concept de renversement ou un bistrot parisien devient sujet d’étude d’un anthropologue Jivaros et « réserve naturelle ». Ce procède permet de dénoncer beaucoup de choses.

Dans ce 2eme tome l’auteur s’interroge sur les notions de nature et culture. Les dernières pages du livre ne sont plus rédigées sous la forme de BD mais plutôt d’un mini essai philosophique et cela permet de compléter la BD et de pousser le lecteur à s’interroger sur sa vision du monde et ce qu’il prend pour évident.

D’un point de vue graphique j’aime aussi beaucoup le dessin, les aquarelles de l’auteur et le jeu sur les répétitions !
 
17 Avril 2020
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Il était temps que je poste un update !

10. Un livre d’un.e auteur.ice dont tu n’as jamais rien lu
L'Adversaire, Emmanuel Carrère (220 p.)
Le livre parle de l'affaire Romand (attention spoiler pour celles et ceux qui ne connaîtraient pas l'affaire et voudraient la découvrir en lisant le livre, et je ne sais plus à quel moment les détails sont révélés :
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C'est un ouvrage de non-fiction puisqu'il raconte la vie de Jean-Claude Romand et le parcours d'Emmanuel Carrère pour écrire ce livre. Je l'ai pris sans savoir qu'il s'agissait d'une non-fiction et, moi qui n'aime pas suivre les "faits-divers", je l'ai trouvé très intéressant.

22. Un livre dont le personnage principal est une femme forte
Les dieux sauvages, tome 1 - La Messagère du ciel, Lionel Davoust (832 p.) <3
Saga de fantasy chorale inspirée de la guerre de Cent ans (la figure de Jeanne d'Arc, notamment). Ça fait un moment que j'avais envie de m'y lancer et c'est vraiment super !
Dans ce monde, des dieux s'affrontent, des zones instables risquent de vous transformer en monstre (en gros), et la religion prêche la haine des femmes (pour résumer brièvement : elles sont des tentatrices, et tout est de leur faute. Tiens, tiens...).
A noter : pas une seule (comme c'est souvent le cas) mais plusieurs femmes fortes dans ce roman.

48. Le premier mot du texte fait plus de 5 lettres
Le Service des manuscrits, Antoine Laurain (219 p.)
Marcel, pour Proust, est notre premier mot.
Un court roman qui entremêle une enquête à la vie d'une éditrice. Ça se lit bien (certains thèmes abordés sont durs - au sens de lourds -, cependant), on est intrigués, mais je n'ai pas accroché à tout.

66. Un livre en format poche
Soif, Amélie Nothomb (128 p.) <3
Il fallait oser : écrire les derniers jours de Jésus à la première personne. J'ai beaucoup aimé.

75. Un livre dont le titre contient un nombre
3 kifs par jour, Florence Servan-Schreiber (142 p.)
J'ai du mal à accrocher aux livres de psychologie positive. En magazine, avec plusieurs articles vraiment centrés sur un thème, par exemple, ça peut réussir à m'intéresser, mais à l'échelle d'un livre, j'ai souvent du mal à accrocher.
J'ai trouvé que ça déviait assez vite de l'idée des "3 kifs par jour" même si, bien sûr, dans l'idée, tous les conseils donnés (assez nombreux, pour celles et ceux que ça intéresse) sont là pour créer ces trois "kifs". Brefs, je ne suis pas trop la cible, je pense, mais je pense que ça peut intéresser.

98. Un livre publié chez une petite maison d’édition
La légende de la mort, Anatole Le Braz, Xavier Hüsson (64 p.)
Des extraits de textes sur les légendes de la mort. J'ai trouvé ça un peu décousu, mais c'est un avis personnel. Les illustrations sont superbes, en revanche.

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Fichiers joints

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28 Mars 2015
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Le Mans
Petite mise à jour de ma liste.

Un livre dont le titre contient le nom d’une couleur: Les heures rouges - Leni Zumas

Un livre dont le titre contient 4 mots: Mes bien chères soeurs - Chloé Delaume

Un livre qui traite d’égalité: La Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne - Olympe de Gouges


3 ouvrages féministes qui étaient bien chouettes à lire. <3


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9 Mars 2013
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Mai 2021, bilan :
  1. Un livre de Jane Austen
  2. Un livre d’un.e auteur.ice d’Afrique
    Afropéa, utopie post-occidentale et post-raciale, de Léonora Miano. Elle ne se considère pas comme afropéenne. Ses réflexions sur le fait qu'un certain nombre de mouvements et produits culturels noirs (le mouvement de la négritude, Black Panther) constituent une réponse à l'occident selon les règles de ce dernier plutôt qu'une création en soi était intéressante. Pour elle, une production afropéenne qui s'affranchirait de ce positionnement par rapport à l'occident reste à advenir.
    Je n'ai pas adhéré à la structure du livre, j'aurais préféré des chapitres plus courts.
  3. Un livre d’un.e auteur.ice d’Amérique latine
    L'écriture sur le corps des femmes assassinées de Ciudad Juarez, de RL Segato.
    En France, on limite la notion de féminicide au féminicide intime (le conjoint ou ex-conjoint tue "sa" femme). Là, le crime dont il est question est celui qui est perpétré contre une femme inconnue, de classe populaire, racisée, que le meurtrier ne connaît pas. Le crime sert à faire entrer les hommes dans une confrérie mafieuse & les y faire rester (ils sont liés entre eux par un pacte du sang). L'annihilation du corps de ces femmes est la manière dont ces groupes signifient et perpétuent leur pouvoir (il est question "d'expressivité" de ce type de crime : il n'est pas instrumental). Il y a un lien qui est fait entre le capitalisme et le patriarcat. Pour elle, la finalité du capital, c'est "la production de la différence au travers de la reproduction et de l'accroissement progressif de la hiérarchie jusqu'à l'extermination de certains individus comme l'expression incontestable de son succès" p 88.
  4. Un livre écrit par un.e auteur.ice asiatique
    Confession Amoureuse, Chiyo Uno. On suit une sorte de beauf rebondir d'une femme à l'autre dans le Japon des années 30.
  5. Un livre d’un.e auteur.ice d’Europe de l’Est ou centrale
    La guerre n'a pas un visage de Femme, S. Alexievitch
    Magistral, un coup de coeur. J'ai été happé par le récit héroique de ces femmes qui ont participé à la IIGM, qu'elles aient été tireuses d'élite ou cantinières. C'est très vivant, je ne l'ai pas lâché.
  6. Un livre d’un.e auteur.ice d’une nationalité dont tu n’as jamais rien lu
  7. Un livre écrit par une femme
    Un monde à portée de main, M. de Kerangal.
    J'ai beaucoup aimé certains de ses livres (Naissance d'un Pont, son essai sur Lampedusa). Si celui-ci ne figure pas au rang de mes préférés, j'ai aimé la manière dont l'autrice se ménageait des trouées narratives pour nous parler des sujets dont elle avait envie (Lascaux, la cinecittà, une tortue imbricata) et caser plein de jolis mots qui lui plaisaient. Ça donnait une intrigue faiblarde mais le côté assumé m'a séduite.
  8. Un livre écrit par un.e auteur.ice LGBT+
    The Lady's Guide to Celestial Mechanics, Olivia Waite.
    J'avais lu le #2 de la série en 2020 et plutôt apprécié. Là, je trouve l'intrigue et les personnages un peu plaqués sur le même moule. Je l'ai néanmoins lu de manière compulsive en moins de 24h.
  9. Un livre d’une autrice racisée
  10. Un livre d’un.e auteur.ice dont tu n’as jamais rien lu
    Habiter en oiseau, Vinciane Despret.
    Essai d'une philosophe qui s'intéresse beaucoup au vivant non-humain. Une réflexion sur le concept de territoire appliqué à l'ornithologie. L' autrice s'emploie aussi à nous montrer quels biais empêchent parfois les scientifiques de poser des questions intéressantes à leurs sujets. Une structure en points/contrepoints que j'ai aimée : elle explore des pistes dans les points / elle démonte une théorie qu'elle juge foireuse dans les contrepoints.
  11. Un roman d’aventure
  12. Une BD / un roman graphique
    Juliette, les fantômes reviennent au printemps, de C. Jourdy.
    Je voulais relire Rosalie Blum mais je ne l'ai pas trouvé à la BM. Une relecture aussi.
    J'aime beaucoup le dessin précis et rond de l'autrice. Une mélancolie que j'apprécie, elle est assez douce.
  13. Un classique de la littérature d’un autre pays que la France
  14. Une saga familiale / Une histoire de famille
    Sombre Dimanche, Alice Zeniter. On suit une famille de losers Hongrois de la deuxième guerre mondiale aux années 2000. Tout le monde y est résolument anti-héroique, personne ne se redime. Cependant, j'étais contente qu'ils quittent leur jardin cerné par les voies de chemin de fer et les détritus pour emménager sur les rives du lac Balakon.
  15. Un roman de SFFF
    The Power, Naomi Alderman. Dystopie où les femmes, du jour au lendemain (ou presque), peuvent électrocuter qn si ça leur chante;
    Ca se lit vite et bien et j'ai envie de le mettre entre les mains des différentialistes (les femmes sont tellement plus altruistes, si les femmes avaient le pouvoir, le monde irait mieux, etc.)
  16. Un roman jeunesse
    Sauveur, t2, MA Murail. J'aimais beaucoup ses livres plus jeune (Le Clocher d'Abgal, Une Dinky Rouge sang, Oh Boy!) et j'ai renoué avec son style (touches légères d'originalité, refs littéraires, intégration de la pop culture du moment...). Vivement que je lise la suite! Et le début. :yawn:
  17. Un livre qui parle de lutte sociale ou politique
    De la démocratie en pandémie : santé, éducation, recherche, de Barbara Stiegler
    Ca se lit vite, ça permet de détricoter certaines chose (les limites de la responsabilité individuelle face à l'incurie gouvernementale). Des trucs un peu flous (les Lumières : pas de définition, c'est vraiment l'époque qu'on convoque un peu n'importe comment n'importe quand et pas toujours de manière très légitime, je trouve que ça ne fait pas exception ici)
  18. Un livre dans lequel la nature a une grande importance
    Le poids du papillon, Erri de Luca
    J'ai pris plaisir à retrouver les personnages et décors habituels du romancier. C'était très court et donnait une large place à la confrontation homme-animal ainsi qu'au déclin et à la mort.
  19. Un livre dont l’histoire se déroule dans un pays que tu n’as jamais visité
    Octobre Liban, Camille Ammoun
    Le narrateur nous invite à une promenade à ses côtés et retrace l'origine des soulèvements populaires libanais de 2019 - 20. Je ne connais rien de ce pays, c'était un introduction agréable.
  20. Un livre avec un/des personnage(s) LGBT+
    Two can Keep a secret, Karen McManus. Le frère de l’héroïne, ainsi que l'une de leurs amies, est homosexuel. Un roman policier jeune adulte qui manque de profondeur.
  21. Un livre dont le personnage principal est une femme forte
    Pretty Little Wife, Kane Darby.
    Un roman policier. J'ai pas trouvé les personnages ou l'intrigue folle mais certains thèmes sont bien amenés bien vus (la violence psychologique, le trauma...). Et effectivement, l’héroïne survit à des situations difficiles et traumatisantes. Elle n'est pas invulnérable mais elle reprend le contrôle de sa vie et rend justice (le thème "faire justice soi-même peut-il être légitime ?" est en revanche soulevé mais pas réellement traité, c'est dommage)
  22. Un livre dont le personnage principal est racisé
    The Hate U Give, Angie Thomas. Un roman jeune adulte sur fond de Black Lives Matter. Une relecture. Je crois que je l'ai davantage apprécié cette fois-ci. J'ai vu le film aussi.
  23. Un livre dont le titre contient un prénom
    La cuisine de Marguerite, Marguerite Duras. Je peux enfin dire que j'ai lu Duras. Il s'agit d'un bel objet qui présente quelques recettes qu'affectionnait l'écrivaine ainsi que des photos de la cuisine de cette dernière et des recettes écrites de sa main. Je ne réaliserai sans doute aucun de ses plats : ils contiennent tous de la viande et/ou des produits animaux. Nonobstant, j'ai pris plaisir à le lire.
  24. Un livre dont le titre tient en un seul mot
    Présentes, Lauren Bastide
    Un essai très abordable sur le féminisme de l'autrice, qui donne une bonne place à d'autres voix que la sienne et finit sur l'histoire de sa soeur.
  25. Un livre dont la couverture est en noir et blanc
    Nemesis, A. Christie
    J'ai adoré ce roman policier qui met en scène mon personnage préféré (avec Tuppence et Tommy) de la reine du crime : Miss Marple. Bon, l'intrigue ressemble beaucoup à celle d'un de ses autres ouvrages mais elle lance beaucoup de fausses pistes au visage de sa lectrice (en mode "mais ce crime (étranglement) ne peut qu'être l'oeuvre d'un homme". Alors la lectrice de 2020 se dit : mmhm, ce sont les années 60 donc il y a des chances que l'autrice ait souscrit à cette analyse (sans compter que les stats vont dans ce sens, m'enfin)... que nenni, c'est un red herring de plus!
  26. Un livre qu’on t’a offert
    Liv Maria, de Julia Kerninon. Une collègue me l'a offert et comme je ne connaissais vraiment pas ses goûts, j'étais un peu méfiante. Si je n'ai pas adhéré à la fin et que le plot twist arrivait à trois kilomètres, j'ai apprécié la manière dont l'autrice traitait de littérature (notamment Faulkner). Le personnage est séduit très jeune (17 ou 18 ans) par un professeur quarantenaire marié qui lui ment sur un certain nombre de choses. J'ai trouvé très bien vue la manière dont le personnage, une fois devenu mère, voit sous un autre jour l'été qu'elle a passé avec cet homme alors qu'elle revient sur les lieux de cette liaison avec une jeune fille qui a l'âge qui fut le sien alors.
  27. Un livre que tu voulais lire depuis longtemps
    La pensée straight, Monique Wittig.
    Autant les premiers essais m'ont happée (ça fait du bien de lire qq ch d'un peu radical et matérialiste de temps à autres), autant j'ai eu du mal à le finir. C'est une collection d'essais assez hétéroclite, certains traitent de son rapport à l'écriture, par ex.
  28. Un livre publié avant 1900
    Horace, Corneille.
    Irf. Un truc qui a mal vieilli. En vrai, je ne sais pas. J'avais apprécié les comédies de Corneille lues par moi-même et goûté l'étude du Cid et de l'Illusion Comique (dont l'intrigue m'échappe absolument). Là, déjà je devais traduire ce qu'ils disaient dans ma tête (alors en fait il est vnr) et ensuite, les valeurs portées par la pièce sont tellement éloignées des nôtres... J'étais full camp Camille, je trouvais tous les mecs nazes voire toxiques et Sabine pleurnicheuse (bon, ses trois frères sont morts, elle a cru perdre également son mari -qui ne revient que pour lui dire mais arrête de pleurer mtnt, c'est un peu longuet la eh oh!- donc c'est euh compréhensible)
  29. Un livre écrit entre 1950 et 2000
  30. Un livre publié après 2010
    Le consentement, Vanessa Springora. Je n'ai pas adhéré au style. Cependant, cette phrase me reste en tête : "Comment admettre qu'on a été abusé quand on ne peut nier qu'on a été consentant ?"
  31. Un livre de plus de 500 pages
  32. Un roman dont il existe une adaptation en film/série
    Olive, d'Elizabeth Strout. J'en avais parlé sur le topic Que lisez vous en ce moment parce que je n'étais pas sûre d'être d'humeur à lire quelque chose qui traitait : de suicide, de tentative de suicide, de dépression, d'inceste, de rupture amoureuse... you name it! Et malgré tous ces thèmes très durs, parce que l'autrice nous ménage des moments de grâce qui nous indiquent qu'une forme de rédemption est malgré tout possible, j'ai adoré. Olive est une prof de maths à la retraite, grosse et brusque. Elle révèle, malgré ses manquements à l'égard de ses proches, une vraie générosité envers des inconnu·es qui change tout à fait leur vie.
    Je n'ai pas voulu quitter ces personnages tout de suite, j'ai donc lu Olive, again et j'ai visionné la mini-série HBO avec Frances Mcdormand dans le rôle d'Olive. Très belle série, Martha Wainwright était très bien dans le rôle de la pianiste de bar alcoolique et brillante.
  33. Un livre lu en une journée
    Nous, femmes de Téhéran, de Farian Sabari : une adresse d'une femmes iranienne à des européennes. C'est un peu court, un peu simple mais ça a le mérite de donner une ribambelle de noms de femmes qui font avancer les choses en Iran (et je ne connaissais aucun de ces noms, à part pour Marjane Satrapi).
  34. Un livre long à lire / que tu as mis (très) longtemps à lire
    J'ai mis un peu plus d'un mois pour finir Ne nous Libérez pas, On s'en charge, Une histoire des féminismes de 1789 à nos jours de B. Pavard & al. Franchement très bien, écrit de manière accessible, beaucoup de figures m'étaient inconnues et les autrices intégraient les Dom Tom ainsi que la question coloniale dans leur ouvrage. Il y a une alternance portraits individuels - de mouvements - contexte historique qui se fait bien. Ca se finit en 2020, on passe par Me Too, Polanski aux Oscars... Peut-être que c'est moins pertinent/historique. C'était aussi plus facile à lire parce que je connaissais davantage.
  35. Un coup de coeur
    Un féminisme décolonial, de Françoise Vergès. J'ai peut-être davantage adhéré à sa descente en règle du féminisme civilisationnel (soluble dans le néo-libéralisme, qui chante la liberté du corps féminin en bikini et voue aux gémonies le hijab) qu'à sa présentation des féminismes décoloniaux et anti-racistes eux-mêmes.
  36. Un livre d’Agatha Christie
    The Thirteen Problems, A. Christie.
    Je me suis replongée avec joie dans son oeuvre, je peux remercier ce challenge pour m'avoir aidé à renouer avec un amour de lycée.
  37. Un livre dont la nationalité de l’auteur commence par la lettre B (Bolivie, Belgique, Botswana,…)
  38. Un livre dont l’auteur.ice est connu.e avant tout pour autre chose (chanteur.se, peintre… )
    Ils Partiront dans l'ivresse, de Lucie Aubrac.
    Grande résistante, elle nous raconte neuf mois de 1942 à 1943 : elle fait évader son mari, ils conçoivent leur deuxième enfant, il se fait de nouveau capturer (décidément, Raymond!). Résistante, elle nous raconte son travail (prof d'Histoire agrégée - je dis ça parce qu'un de ses professeurs d'université lui avait dit qu'elle était tellement intelligente qu'elle aurait pu (ou presque pu, je ne sais plus) passer l'agrégation masculine. Sympa!) , la manière dont elle doit gérer la pénurie lorsqu'il est question d'accueillir "les gars" chez elle, le fait qu'elle se retrouve avec des chaussettes dégueulasses à laver quand des personnes de son réseau se retrouvent en prison, la layette qu'elle tricote pour son futur enfant... Je ne reviens pas de tant d'audace (et ce qu'elle nous raconte est éminemment cinématographique).
  39. Un classique français
    Lorenzaccio, d'A de Musset.
    Ca se lit bien mais c'était un peu boring quand même (le héros romantique, j'adhère moyen). C'est MA Murail qui m'avait donné envie de le lire, tiens.
  40. Un roman feel good
  41. Un livre qui parle de la mer / océan
    The Body on the Beach, S. Brett.
    Pas terrible. Un cozy trop cliché pour que ça prenne et me donne envie de lire la suite.
  42. Un livre avec de la magie
    Ten Thousand Stitches, Olivia Atwater. Une romance dans laquelle intervient un faerie. Bon, sympa et ne tombe pas dans le cliché/trope "domestique épouse maître, l'amour plus fort que la classe sociale".
  43. Un livre qui parle d’un personnage historique
    Les derniers Jours de Mandelstam, de VK Ghata.
    Sur la fin du poète Mandelstam, envoyé au goulag pour avoir écrit un poème contre Staline. Ca m'a donné envie d'en savoir plus sur cette période de l'Histoire et de la littérature russe même si je n'ai pas apprécié le livre plus que ça.
  44. Un roman qui se passe à une période de fête (Halloween, Noël, etc.)
  45. Un livre avec une couverture moche
    L'Origine du Monde, de Liv Stromquist. Autant j'ai beaucoup aimé le propos, autant, ben je trouve la couverture moche. J'aimerais lire ses autres livres.
  46. Un livre qu’on t’a prêté
    Pas dans le cul aujourd'hui, de Jana Cerna.
    Un conseil : à ne pas lire dans un lieu public sauf décontraction absolue.
    La lecture de la courte biographie de l'autrice incluse dans l'avant-propos m'a mise mal à l'aise (l'Etat lui a retiré ses enfants pour incompétence-négligence, elle s'est remariée, elle en a eu un autre et l'Etat le lui a de nouveau enlevé. C'est l'Etat policier de Ceaucescu)
  47. Un livre paru en 2021
  48. Le premier mot du texte fait plus de 5 lettres
  49. Un recueil de contes/légendes
  50. Un livre de vulgarisation scientifique
    Sous Nos Yeux, petit manifeste pour une révolution du regard,
    I. Brey & M. Malle
    Théoricienne féministe du cinéma, I. Brey nous livre une version pour ado de son propos. Agréable et rapide à lire, avec une filmographie que je garde sous le coude.

37/50
Pas de nouvelles nationalités ce mois-ci.
Nombre d'auteurs dans ce challenge : 5.
 

Patagato

Patati et patatarte
16 Février 2014
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Voici mon bilan de mai où j'ai lu plus que d'habitude surtout grâce aux BDs

2- Un livre d’un.e auteur.ice d’Afrique: L'autre moitié du soleil de Chimamanda Ngozi Adichie
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14- Une saga familiale / Une histoire de famille: Comment tu parles de ton père de Joann Sfarr
Résumé: Joann Sfarr qui parle de son père et de son rapport avec lui. En trés gros.
Je n'ai pas apprécié, je n'ai pas accroché du tout à ce qui était raconté, heureusement que ça faisait moins de 200 pages.

59- Un livre qui fait voyager: Petite balade et grande muraille de Maite Verjux
Histoire d'une jeune française qui part 3 mois en Chine.
J'ai trouvé les dessins trés beau mais je n'ai pas réussi à accrocher du tout à la manière dont le voyage était raconté. J'ai été au final trés déçue de ma lecture.

69- Un livre qui se déroule sur deux périodes de temps de Marie Vareille
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73- Une histoire dont le héros est un enfant: L'arabe du futur tome 1 de Riad Sattouf
Je pense que à force d'entendre parler de ce livre, je l'idéalisais trop donc j'ai été un peu déçue. Néanmoins, je reste persuadée que ça reste un bon livre malgré tout.

75- Un livre dont le titre contient un nombre: Le tour du monde en 80 jours de Jules Verne
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98- Un livre publié chez une petite maison d’édition : Paul à la maison de Michel Rabagliati
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16 Avril 2016
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Un petit update lecture :

43 Un livre qui parle d’un personnage historique

La gouteuse d’Hitler, R. Postorino, 2018, 382p :erf:

Après avoir lu de nombreuses chroniques de ce livre sur Instagram j’ai eu envie de me lancer dans ce roman historique inspiré d’une histoire vraie.

On y suit Rosa, une des 10 gouteuses d’Hitler. Ces femmes jouissant d’un statut très particulier, à chaque repas elles risquaient leur vie mais dans un contexte de guerres et de privations elles étaient bien nourries. 3 repas par jour, une alimentation relativement équilibrée et un salaire permettant d’améliorer le quotidien de leurs proches.

Dans ce roman j’ai aimé découvrir cet aspect de l’histoire et comment Hitler était persuadé de mourir empoisonné. J’en ai aussi appris plus sur la condition des femmes en Prusse Orientale à cette époque En revanche j’ai trouvé qu’il ne se passait pas grand-chose, l’histoire m’a semblée un peu plate. L’histoire d’amour de Rosa et prend trop de place à mon gout et n’apporte pas grand-chose à l’histoire.

De plus je ne sais si c’est la plume de l’autrice ou la traduction mais j’ai dû lire certaines phrases 2 fois pour les comprendre. En bref une lecture mitigée

70 Le premier livre d’un.e auteur.ice

Sous le lit, Q.Zuttion, 128p, 2016 <3

Quel plaisir de retrouver les dessins de Q.Zuttion et de me plonger enfin dans son premier livre ! Celui-ci avait été édité dans un premier temps aux éditions #desailessuruntracteur puis une deuxième Edition aux #editionslapin.

En effet je suis ce dessinateur-auteur depuis longtemps sur les réseaux sociaux et j’ai eu le plaisir de lire 2 de ses BD publiées : Appelez-moi Nathan et Touchées (voir chroniques) mais je n’avais pas encore pu me procurer cette « Sous le lit » qui est la première BD publiée par l’auteur.

Cette courte BD c’est un morceau de la vie de Valentin, jeune étudiant gay, pas encore out qui suite à un rapport non protégé va développer une relation complexe à la sexualité. Dans cette BD sont abordés les thèmes de la sexualité, des IST, du coming out mais c’est aussi une BD sur le passage de l’adolescence à l’âge adulte. La prise progressive de responsabilités pour soi-même mais aussi pour les autres.

J’ai été étonnée par le tout petit format de cette BD (plus petit qu’un A5). Les dessins sont beaucoup plus riche en couleurs que les 2 BD que j’avais déjà eu l’occasion de lire !
 
28 Septembre 2015
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Mes dernières lectures :

23. Un livre dont le titre contient un prénom : Rubiel e(s)t moi – Vincent Lahouze

Dans un orphelinat en Colombie, Rubiel et Federico sont inséparables. L’un va être adopté par un couple français, l’autre pas. C’est un terrible jeu de hasard. L’histoire alterne entre la vie de Rubiel en Colombie, la misère, la rue, la drogue et la vie de Vincent, petit garçon adopté par en France et son mal-être, la sensation de n’être jamais à sa place. Ce livre, en partie autobiographique, est puissant et émouvant. J’ai beaucoup aimé cette alternance entre les 2 personnages ; toutefois j’ai trouvé quelques passages un peu longs mais ça n’enlève rien à la beauté du livre.

72. Un livre où les animaux ont une place importante : Pluie - NG Kim Chew

J’ai acheté ce livre lors de mon dernier passage à la librairie. La 4ème de couverture m’avait séduite par cette histoire qui se déroule dans la forêt vierge malaisienne. La saison des pluies empêche la récolte de latex, les jours et les nuits passent, la famille doit affronter la montée des eaux, les dégâts, les tigres, l’armée japonaise qui envahit la Malaisie. Le livre est séparé en 7 tableaux qui sont 7 fragments d’histoire sans aucun repère chronologique et sans qu’on sache s’il s’agit bien de la même famille. Même si j’ai bien aimé l’ambiance de la forêt, j’ai été perturbée et déroutée par ces distorsions chronologiques. Je pense être passée à côté de ce livre.

98. Un livre publié chez une petite maison d’édition : Printemps – Revue Sœurs

De très belles découvertes poétiques
 
5 Décembre 2012
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Bilan du mois de mai un peu tardif, mais bilan quand même parce que je ne veux pas me laisser distancer dans mes comptes rendus! :happy:

21. Un livre dont le personnage principal est une femme forte: The Joy Luck Club, Amy Tan
Bon techniquement il n'y a pas un personnage principal mais plusieurs personnages principaux ; mais ce sont toutes des femmes fortes à leur manière. Apparemment, The Joy Luck Club est construit à la manière d'un jeu de go (ne me demandez pas ce que ça signifie, je ne connais pas les règles). Des récits fictifs d'immigrées sino-américaines et de leurs filles s'entremêlent et permettent d'explorer les notions d'héritage culturel et d'intégration, mais aussi des relations mères-filles. On plonge dans la Chine du début du XXe siècle puis dans les Etats-Unis des années 1990. C'est particulièrement bien écrit et tous les personnages sont attachants. Une très bonne lecture.

28. Un livre publié avant 1900: Tristan et Iseult, traduction moderne de René Louis
Je ne m'attendais à rien mais j'ai passé un très bon moment. Plus qu'une romance c'est finalement un récit d'aventure avec des dragons, des chevaliers, des sortilèges etc. La traduction de René Louis est vraiment agréable à suivre.

30. Un livre publié après 2010: Mémoire de fille, Annie Ernaux
Un roman qui a vraiment beaucoup résonné puisque la jeunesse d'Annie Ernaux et la mienne ont beaucoup de similarités - nous avons toutes les deux essayé de travailler avec des enfants par déterminisme social et finalement toutes les deux décidé de partir en Angleterre quand on a vu que ça ne nous correspondait pas. Son rapport aux hommes est aussi très proche du mien... C'était une lecture assez troublante finalement.

35. Un coup de coeur: Piranesi, Susanna Clarke <3
Meilleure lecture de cette année pour l'instant. Un roman assez court mais très poétique, impossible à lâcher, formidablement écrit. Je l'ai refermé avec difficulté, je ne voulais pas quitter ses personnages complexes, son univers antique et maritime somptueux... Depuis je le recommande à absolument tout le monde. Il combine poésie, nature, philosophie et mystère - bref un livre exceptionnel!

48. Le premier mot du texte fait plus de 5 lettres: Michel-Ange, Angelo Tartuferi et Fabrizio Mancinelli
Comme tous les mois j'ai lu une petite monographie consacrée à un artiste de la Renaissance italienne. Une petite lecture pour réactiver mes connaissances en histoire des arts.

Bilan: 22/50
Lecture en cours: Un Thé bien fort et trois tasses, Lygia Fagundes Telles
 
Dernière édition :
16 Avril 2016
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4 lectures supplémentaires :

Un livre d’une autrice racisée

Une esclave moderne, H.Akofa, 215p,2000 :tears:<3

J’ai découvert ce livre lors d’une virée en boîte à livre. Henriette Akofa nous raconte son histoire. Cette jeune femme a été réduite en esclavage en France dans les années 90. Elle a grandi au Togo dans une famille nombreuse, à l’âge de 14 ans elle rencontre Simone une femme qui lui promet un avenir en France. Henriette devra garder les enfants en échange d’une inscription à l’école et du gîte et du couvert.

Sauf qu'à son arrivée en France il n’en est rien et commence alors son calvaire : on lui prend son passeport, on l'isole, elle travaille du soir au matin sans jamais aller à l’école et en essuyant de nombreuses brimades et privations. Elle va vivre ce calvaire dans 2 familles différentes, auprès de 2 femmes manipulatrices pendant près de 5 ans.

J’avais déjà entendu parler de cas d’esclavagisme moderne en France quand j’étais plus jeune et je m’attendais à une lecture difficile. Et effet le récit d’Henriette Akofa est très dur.

44 Un roman qui se passe à une période de fête (Halloween, Noël, etc.)

Ce genre de petites choses, C.Keegan, 2020,112p :):dunno:

J’ai découvert cette autrice sur Instagram et les chroniques m’ont donnée envie de me lancer !

Ce genre de petites choses est un très court roman (110p), presque une nouvelle où l’on va suivre un morceau de la vie de Bill Furlong. Enfant « illégitime » il a eu beaucoup plus de chance que beaucoup dans sa situation à la même époque et il en a bien conscience. Il est désormais marchand de charbon et de bois à New Ross, dans le sud de l’Irlande. Nous sommes à l’approche de Noël, les commandes vont bon train et avant de prendre quelques jours de congés pour les fêtes, il effectue une dernière livraison au couvent. C’est alors qu’il voit des choses qui ne peuvent le laisser indifférent…

En lisant la 4eme de couverture, je pensais que cette visite au couvent serait le point d’entrée de l’histoire, mais en fait c’est presque ce qui le referme. On va suivre les pensées de Bill, et l’accompagner au volant de sa camionnette.

J’ai apprécié ma lecture et la plume de l’autrice mais il me reste un goût de « trop peu » et j’aurais aimé en savoir plus sur ce scandale qui a secoué l’Irlande à la fin du XXème siècle. Je suis d’ailleurs preneuse de recommandations sur ce sujet (les blanchisseries Magdalen) si vous en avez ?

91 Une BD, un roman graphique ou un manga “one shot” (en un seul tome)

Anjela, C.LeGuen et A.Duval, 50p, 2018 <3:)<3

Anjela est un roman graphique de Christelle le Guen qui retrace des morceaux de la vie d’Anjela Duval et met en dessins ses textes. Anjela Duval est une poétesse bretonne reconnue, certains de ses textes ont été traduits en français.

J’ai été très émue de voir les dessins de C.Le Guen mélangés aux mots d’Anjela que j’aime déjà beaucoup.

Ce livre est un réel coup de cœur. Je vous avais déjà parlé d’Anjela Duval dans ma chronique sur le recueil quatre poires.

97 Un livre emprunté à la bibliothèque

La septième vague, D.Glattauer, 350p, 2009 :dunno:

Il y a quelques semaines j’ai lu « Quand souffle le vent du Nord ». J’avais apprécié ma lecture et j’ai donc décidé de me lancer dans la lecture de la suite avec « la septième vague ».

On retrouve Leo et Emmi qui reprennent leur correspondance électronique après quelques mois d’interruption. Cette reprise de correspondance correspond aussi au retour de Leo en France. Leurs sentiments seront-ils toujours les mêmes, leurs situations respectives ont évolué quel impact cela aura-t ’il sur leur relation ? Respecteront-ils encore longtemps leur règle de ne pas se voir ? C’est tout cela que l’on découvre dans le deuxième volume.

Le début de ma lecture à été un peu laborieux car j’avais l’impression que l’auteur n’apportait pas de nouveauté par rapport au premier roman et qu’il tirait un peu trop sur le fil de l’histoire mais j’ai bien fait de poursuivre ma lecture car il y a finalement eu des éléments nouveaux apportés à l’intrigue.

Ma lecture fut agréable mais j’ai tout de même préféré le volume 1 à cette seconde partie.
 
28 Septembre 2015
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Je viens de terminer Betty, un coup de coeur et voici mes dernières lectures. J'avance pas mal, je suis à 40/100

50. Un livre de vulgarisation scientifique : La bière c’est pas sorcier – Guirec Aubert

Très instructif et pédagogique sur la bière en général, le brassage, l’histoire, les bières du monde…

64. Un livre qui fait partie d’une trilogie : La cosmologie du futur : Alessandro Pignocchi

Après Le Petit traité d’écologie sauvage, ce deuxième tome est une BD avec beaucoup d’humour et de philosophie. Elle met en scène des mésanges punks qui s’occupent de politique, nos hommes politiques (Macron, Mélenchon, Fillon, Trump, …) qui deviennent écolo, animistes et un anthropologue indien jivaro qui analyse notre société occidentale. J’ai adoré la conférence de presse entre Trump et Macron. On leur demande s’ils sont parvenus à trouver un accord sur des dossiers importants, ils se mettent à comparer la beauté de plusieurs colibris et Trump fond en larmes. C’est une très chouette BD, les dessins aquarelles sont très beaux, l’humour est très présent et l’auteur nous fait réfléchir sur la nature, l’écologie, la culture, etc.

18. Un livre dans lequel la nature a une grande importance : La cueillette des mûres – Pierre Tanguy

Ce petit livre de poésie nous emmène dans la campagne, sur les talus avec les poèmes de l’auteur, mêlés à des citations d’autres auteur.ice.s du monde. Les textes beaux et épurés nous font vivre la sensation de la fin de l’été, les épines des ronces sur les bras, la douceur et le parfum des mûres sur la langue, la chaleur du jus dans la bassine à confiture… Le livre m’a rappelé beaucoup de souvenirs d’enfance où on allait en famille ramasser des mûres, et des souvenirs plus récents de ces deux dernières années, où j’ai retrouvé cette joie avec mon amoureuse. La ruralité, la nostalgie et les sensations sont au cœur de ce petit livre.

31. Un livre de plus de 500 pages : Betty – Tiffany McDaniel <3

Betty est une petite fille métisse née en 1954 aux Etats-Unis, d’un père cherokee (peuple autochtone d’Amérique du Nord) et d’une mère blanche. De son point de vue d’enfant puis d’adolescente, Betty nous raconte sa vie avec une famille nombreuse en marge de la société, la pauvreté, les secrets de famille, le racisme qu’elle subit à l’école et la place des femmes chez les cherokees et dans la société occidentale américaine. La petite fille est très attachante, de même que son père, un conteur d’histoires et un homme très proche de la nature d’une grande spiritualité. J’ai beaucoup aimé suivre Betty au fil des années qui passent auprès de ses frères et sœurs. J’ai adoré découvrir les cherokees, leur culture, la puissance des femmes et le lien étroit à la terre et à la nature. Le livre est puissant, parfois très dur et violent mais la plume poétique de l’autrice nous apaise et nous accompagne dans cette histoire, à la rencontre d’une petite fille, d’une famille et d’un peuple.
 

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