Challenge de lecture MadmoiZelle 2021

Me revoilà enfin après trois mois sans mise à jour ! J'ai lu plusieurs livres en février pendant les vacances avant de ne presque plus rien lire jusqu'à il y a quelques semaines. Je profite donc de ce début du mois de mai pour faire le point sur mes lectures de février, mars, avril avant d'en avoir, je l'espère, beaucoup à rajouter dans un mois.

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Comme en janvier, dans l'ensemble de très bonnes lectures, et notamment un coup de coeur.

17. Un livre qui parle de lutte sociale ou politique - Headscarfs and hymens : why the Middle East needs a sexual revolution, Mona Eltahawy <3

Un superbe essai vibrant de colère et d’indignation contre la condition des femmes dans les pays arabes. Mona Eltahawy, Égyptienne ayant déménagé avec ses parents au Royaume Uni à 7 ans puis en Arabie saoudite à 15 ans avant de décider de rentrer en Egypte pour ses études supérieures, conjugue à la perfection l’analyse politique et sociologique avec les apports de son expérience personnelle pour dénoncer le patriarcat et le poids des traditions qui effacent les femmes de la vie publique. Elle met aussi en avant le travail de nombreuses activistes arabes depuis plus d’un siècle, montrant que le féminisme n’est pas, comme le dénoncent les conservateurs de tout poil, une importation de l’occident mais bien une revendication des femmes arabes. Ce livre soulève beaucoup de questions très intéressantes et m’a passionnée du début à la fin.

9. Un livre d’une autrice racisée - Le coeur battant de nos mères, Brit Bennett :jv:

Je ne m’attendais pas vraiment à ça en lisant ce livre (je crois que je l’ai confondu avec un autre en fait) mais j’ai beaucoup aimé ce roman qui traite du deuil et des conséquences d’un avortement dans le cadre d’une petite communauté religieuse conservatrice. J’ai été indignée par l’influence de cette communauté dans la vie des personnages, à la fois frontale et plus insidieuse, j’ai eu parfois l’impression de me retrouver face à une secte.

32. Un roman dont il existe une adaptation en film/série - La vague, Todd Strasser

Un petit livre très rapide à lire que je découvre plusieurs années après avoir vu le film. J’ai beaucoup aimé, les événements s’enchaînent rapidement jusqu’à la fin. C’est assez effrayant de voir que c’est tiré d’une histoire vraie.

91. Une BD, un roman graphique ou un manga “one shot” (en un seul tome) - Les petites victoires, Yvon Roy

Je suis un peu partagée sur ce joli roman graphique et autobiographique qui raconte l’amour d’un père pour son enfant autiste et son dévouement absolu pour l’aider à dépasser l’autisme. C’est un témoignage intéressant duquel il se dégage beaucoup d’émotions mais j’ai été parfois un peu mal à l’aise devant la philosophie du père, je trouve que ça peut être assez culpabilisant pour des parents qui n’en font peut être pas autant que lui.

89. Le premier tome d'une série - Harry Potter, T1, J.K. Rowling :jv:

Pas besoin d’un long commentaire pour celui là haha, c’est toujours aussi plaisant de se plonger dans Harry Potter et de retrouver ses repères. Je suis surtout très fière parce que c’est le premier roman que je lis en arabe, et j’ai bien sûr aussitôt commencé le deuxième tome.

43. Un livre qui parle d’un personnage historique - In the time of the butterflies, Julia Alvarez :jv:

J’ai adoré ce roman qui raconte de manière romancée l’histoire des quatre soeurs Mirabal, les « Mariposas » selon leur nom de code dans la résistance contre le dictateur dominicain Rafael Trujillo. Trois d’entre elles ont été assassinées sur ordre de Trujillo le 25 novembre 1960, 6 mois avant la chute du régime, date qui est devenue plus tard celle de la journée internationale contre la violence à l’égard des femmes, en hommage à ces trois femmes. L’écriture alterne entre les voix des quatre soeurs, les disparues et la survivante, de leur enfance à leur entrée tour à tour dans la résistance dans un récit puissant qui m’a ramenée en République dominicaine l’espace de quelques heures. Juste une petite frustration sur le fait que la VO soit en anglais et non en espagnol.

33. Un livre lu en une journée - The Poet X, Elizabeth Acevedo :jv:

Un puissant YA sur la liberté et l’émancipation par l’écriture que j’ai dévoré en un après midi. Xiomara vit à New York dans une famille d’origine dominicaine très stricte tandis que l’adolescente se questionne sur la religion, sur ses premiers émois sexuels et son rapport à son propre corps et aux hommes, dans un monde où on lui a trop souvent imposé le désir des autres (celui sexuel des hommes qui ne se privent pas de commenter son corps dans la rue, celui plus général de sa famille quant à son avenir et ce qu’une fille bien doit être et faire) sans jamais s’intéresser à ses envies à elle. A travers l’écriture et le slam, elle trouve le moyen de les exprimer. Les livres de cette autrice sont toujours très beaux même si je crois que j’ai préféré son tout dernier, Clap when you land, qui se passe directement en RD.

74. Un livre dont le titre contient un nom d’animal - Le Faucon, Gilbert Sinoué :jv:

Ce roman a pour personnage principal le Cheikh Zayed, émir d’Abu Dabi et fondateur des Emirats Arabes Unis. C’était une lecture plutôt passionnante mais qui me laisse aussi tout à fait perplexe, dans le sens où je ne connais pas énormément la situation des EAU mais c'est très difficile de concilier l'image de cet homme dépeint comme naturellement bon, généreux et sage, avec la débauche de luxe et de violation des droits de l’homme que représentent les Emirats aujourd’hui. J’ai beaucoup aimé en tout cas et ça m’a donné envie de faire plein de recherches sur le sujet !

Ce qui nous fait 14/100 !
 
Dernière édition :
6. Un livre d’un.e auteur.ice d’une nationalité dont tu n’as jamais rien lu - Djamilia, Tchinguiz Aïtmatov
Aragon en parlait comme "la plus belle histoire d'amour du monde". Je ne sais pas si j'oserai aller aussi loin, mais il est vrai que ce court roman a su me charmer. Les trois personnages principaux sont extrêmement touchants et la narration est si belle. Je ne savais pas trop dans quoi je me lançais, mais suis très heureuse de ce voyage. Plus que l'amour entre des personnes qui s'aiment, c'est aussi celle de la terre, du pays natal et de la liberté.

9. Un livre d’une autrice racisée - Somnolences, Pei-Hsiu Chen
Une BD qui dépeint brièvement la vie quotidienne de 10 taïwanaises. Les dessins m'ont beaucoup plu et j'ai apprécié les commentaires de l'autrice à la fin de chaques histoires.

20. Un livre avec un/des personnage(s) LGBT+ - Peau d'homme, Hubert & Zanzim
Une BD intelligente qui fait du bien !

14. Une saga familiale / Une histoire de famille - Flipette et Vénère, Lucrèce Andreae
En voyant le titre, je me suis dit qu'il correspondait bien à mon état actuel. C'est l'histoire de deux sœurs qui réagissent de manière complètement différente face aux injustices du monde. L'une fait l'autruche et l'autre est ultra militante. Forcément, le dialogue est difficile entre elles. Les dessins m'ont un peu rebutés au début et les personnages sont assez extrêmes, pourtant c'est une lecture qui m'a aidé à relativiser un peu et que j'ai été contente de lire.

30. Un livre publié après 2010 - Voir le voir, John Berger
Des réflexions intéressantes sur l'art et ses fonctions dans nos sociétés.

43. Un livre qui parle d’un personnage historique - Blanc autour, Wilfrid Lupano & Stéphane Fert
Une BD qui me tente depuis longtemps car j'adore le travail de Stéphane Fert. C'est une lecture importante qui nous permet de découvrir Prudence Crandall.


---> 32/50 (16 autrices, 9 auteurs)
  • Belgique : 1
  • États-Unis : 3
  • France : 12
  • Haïti : 1
  • Italie : 1
  • Japon : 3
  • Kirghizistan : 1
  • République démocratique du Congo : 1
  • Royaume-Uni : 2
  • Taïwan : 1
 
Vu que le forum Rockie va disparaitre, je vous rejoins ici pour le challenge.

Avis sur les récents ouvrages lus (déjà postés sur Rockie) :
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Entre temps, j'ai fini deux autres ouvrages:

Un livre dont le titre contient un prénom: Chère Ijeawele, ou un manifeste pour une éducation féministe - Chimamanda Ngozi Adichie

J'ai bien plus apprécié cet ouvrage-ci ! J'aime bien le fait que ce soit sous forme de suggestion, les sujets sont ainsi bien délimités/compartimentés, clairs, précis, concis. Ca se lit très bien. Elle a également eu l’honnêteté de dire qu'elle se sentait plus qualifiée à aborder l'hétérosexualité que d'autres orientations sexuelles. Elle écrit simplement que l'enfant peut ne pas être hétéro, c'est un bon point.


Un livre qui a fait polémique: Le génie lesbien - Alice Coffin

J'ai appris énormément de choses, notamment sur pas mal d'événements et mouvements féministes, pas seulement français. J'ai trouvé ces propos très justes, un regard très intéressant, sur différents thèmes: l'invisibilisation des LGBT+ dans les médias, la différence entre la France et les US sur le coming-out des personnalités publiques, le problème de la dissociation oeuvre et artiste, la PMA pour touxes... Son essai est étayé par son parcours militant et journalistique très prolifique. Bref, un ouvrage que je recommande. Cette femme est géniale !

Je lis actuellement:
Le premier tome d'une série: Les sentinelles de la Nuit - Serguei Loukianenko

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Dernière édition :
Pas beaucoup de livres lus en avril, oups ! (Au cas où, j'étais Aeonium et j'ai changé de pseudo)

7. Un livre écrit par une femme : Nous les filles de nulle part, Amy Reed
Un roman choral, on suit plusieurs ados qui font une révolution féministe dans leur lycée. Les personnages sont variés mais un peu stéréotypés. C'était plutôt sympa, bien qu'un peu inégal ; j'ai trouvé que certains passages étaient plats alors que d'autres étaient très forts (j'ai même noté des extraits, et envisagé d'investir dans un carnet de citations au passage :lunette:). En tout cas le message est positif et optimiste !

10. Un livre d’un.e auteur.ice dont tu n’as jamais rien lu : La main gauche de la nuit, Ursula K. Le Guin
Depuis que le temps que mon copain me conseillait de le lire, c'est chose faite ! Et ça a été un peu une déception. Je ne m'attendais pas du tout à ça, à cette histoire, à ces personnages. Je trouve que ça ne décolle jamais vraiment et j'ai du mal à y voir un roman précurseur de SF féministe :hesite:

47. Un livre paru en 2021 : Je suis une fille sans histoire, Alice Zeniter
Rapide à lire, pas tout à fait ce à quoi je m'attendais. Je pensais que ça parlerait des récits "féminins" vs les récits "masculins", ou plus exactement du fait que les thèmes valorisés dans la littérature classiques sont traditionnellement attachées au "masculin" (un peu comme le dit Virginia Woolf, dans Une chambre à soi, il me semble). Et en fait pas vraiment, ça évoque surtout la construction du récit et la sémiotique et je ne sais plus trop quoi pour être honnête. Mais ça m'a donné envie d'aller lire un essai de Le Guin (sa théorie de la "fiction-panier"), qui me réconciliera peut-être avec cette autrice !

71. Un livre qui traite d’égalité : Chroniques du pays des mères, Elisabeth Vonarburg
Contrairement au précédent, il m'a fallu un moment pour venir à bout de ce pavé (plus de 750 pages en poche). Une lecture ardue voire aride, mais qui apporte beaucoup de questionnements intéressants (sur la division sexuée de la société, sur la maternité, sur le langage...). En bref, c'est une société dystopique (post-apocalyptique ? on ne sait pas trop) où les femmes sont majoritaires et ont le pouvoir. On suit Lisbeï depuis son enfance et on découvre avec elle cette société au fur et à mesure. Je pense que ça méritera une relecture un jour, je n'ai pas tout compris, mais c'était vraiment une expérience de lecture particulière et enrichissante.

Donc je suis à 29 livres lus sur 100 ! Il va falloir cravacher un peu, Goodreads me dit que j'ai 3 livres en retard pour être dans les temps :cretin:
 
Voici mes lectures d'avril (bien qu'on soit déjà bien avancés dans le mois de mai):

7. Un livre écrit par une femme: Why I no longer talk to white people about race, Reni Eddo-Lodge
En Français, Le racisme est un problème de Blancs. Pourquoi les Français sont-ils les seuls à avoir altéré le sens du titre lors de sa traduction? Je ne comprends pas... D'autant que le titre a toute son importance et que l'autrice y fait référence à de nombreuses reprises dans son livre. Bref, un excellent rappel de l'ampleur que le racisme a dans la société britannique depuis la traite des esclaves jusqu'à aujourd'hui. Intelligent et nécessaire.

9. Un livre d’une autrice racisée: Gingerbread, Helen Oyeyemi
Un livre un peu long au démarrage mais qui m'a finalement complètement happée. Je ne m'attendais pas au tournant merveilleux que l'histoire a soudain pris, mais il était très bienvenu. Je crois n'avoir jamais rien lu de similaire, c'était vraiment rafraîchissant. Je ne crois pas que ce livre ait été traduit en Français, mais si vous lisez l'anglais, sautez dessus! :jv:

18. Un livre dans lequel la nature a une grande importance: F.L.O.R.A.E, Nathalie Chapuis
Un livre magnifique, riche en illustrations et photographies, qui parle de l'importance que la culture des fleurs a eu à travers les siècles. La publication du livre étant en partie financée par Van Cleef & Arpels, on y trouve toute une introduction sur l'inspiration florale des bijoux de la marque, ce qui est passablement soporifique. Le texte en général est assez plat, mais bon, la priorité de ce livre n'est honnêtement pas tant d'instruire que d'en mettre plein les yeux, ce qu'il réussit brillamment à faire.

27. Un livre que tu voulais lire depuis longtemps: Filles de joie et maisons closes, Rose de Laval
Livre un peu daté (1994) sur la prostitution à la fin du XIXe siècle. Même si je connais assez bien le sujet j'y ai tout de même appris des choses qui m'ont glacé le sang. Je regrette un peu le ton de l'autrice, parfois rempli de jugement, notamment vis à vis des prostitué.e.s homosexuel.le.s.
Je vous laisse avec cet extrait particulièrement violent d'une lettre de Maupassant après qu'il ait appris avoir attrapé la syphilis (trigger warning: c'est vraiment, vraiment violent et très misogyne).
J'ai la vérole ! Enfin ! la vraie ! [...] la grande vérole, celle dont est mort François Ier. La vérole majestueuse et simple [...] et j'en suis fier morbleu et je méprise par dessus tout les bourgeois. Alleluia j'ai la vérole, par conséquent je n'ai plus peur de l'attraper, et je baise les putains des rues, les roulures des bornes et après les avoir baisées je leur dis “J'ai la Vérole”. Et elles ont peur et moi je ris.
Au passage, si vous cherchez cette lettre sur internet vous trouverez très souvent des extraits qui s'arrêtent juste avant cette dernière phrase. De quoi ne surtout pas égratigner la réputation du "Grand Homme".

49. Un recueil de contes/légendes: Les Lettres de Mon Moulin, Alphonse Daudet
Une lecture formidable jusqu'à un chapitre se déroulant en Algérie, à travers lequel l'antisémitisme puant de l'auteur s'est soudain mis à dégueuler ouvertement. Ça m'a bien refroidie - ne connaissant pas cette facette d'Alphonse Daudet.

Bilan: 20/50
Lecture en cours: The Joy Luck Club, Amy Tan

Edit: pour corriger quelques fautes :happy:
 
Dernière édition :
Mon bilan d'avril :
  1. Un livre de Jane Austen
  2. Un livre d’un.e auteur.ice d’Afrique
    Afropéa, utopie post-occidentale et post-raciale, de Léonora Miano. Elle ne se considère pas comme afropéenne. Ses réflexions sur le fait qu'un certain nombre de mouvements et produits culturels noirs (le mouvement de la négritude, Black Panther) constituent une réponse à l'occident selon les règles de ce dernier plutôt qu'une création en soi était intéressante. Pour elle, une production afropéenne qui s'affranchirait de ce positionnement par rapport à l'occident reste à advenir.
    Je n'ai pas adhéré à la structure du livre, j'aurais préféré des chapitres plus courts.
  3. Un livre d’un.e auteur.ice d’Amérique latine
    L'écriture sur le corps des femmes assassinées de Ciudad Juarez, de RL Segato.
    En France, on limite la notion de féminicide au féminicide intime (le conjoint ou ex-conjoint tue "sa" femme). Là, le crime dont il est question est celui qui est perpétré contre une femme inconnue, de classe populaire, racisée, que le meurtrier ne connaît pas. Le crime sert à faire entrer les hommes dans une confrérie mafieuse & les y faire rester (ils sont liés entre eux par un pacte du sang). L'annihilation du corps de ces femmes est la manière dont ces groupes signifient et perpétuent leur pouvoir (il est question "d'expressivité" de ce type de crime : il n'est pas instrumental). Il y a un lien qui est fait entre le capitalisme et le patriarcat. Pour elle, la finalité du capital, c'est "la production de la différence au travers de la reproduction et de l'accroissement progressif de la hiérarchie jusqu'à l'extermination de certains individus comme l'expression incontestable de son succès" p 88.
  4. Un livre écrit par un.e auteur.ice asiatique
    Confession Amoureuse, Chiyo Uno. On suit une sorte de beauf rebondir d'une femme à l'autre dans le Japon des années 30.
  5. Un livre d’un.e auteur.ice d’Europe de l’Est ou centrale
    La guerre n'a pas un visage de Femme, S. Alexievitch
    Magistral, un coup de coeur. J'ai été happé par le récit héroique de ces femmes qui ont participé à la IIGM, qu'elles aient été tireuses d'élite ou cantinières. C'est très vivant, je ne l'ai pas lâché.
  6. Un livre d’un.e auteur.ice d’une nationalité dont tu n’as jamais rien lu
  7. Un livre écrit par une femme
    Un monde à portée de main, M. de Kerangal.
    J'ai beaucoup aimé certains de ses livres (Naissance d'un Pont, son essai sur Lampedusa). Si celui-ci ne figure pas au rang de mes préférés, j'ai aimé la manière dont l'autrice se ménageait des trouées narratives pour nous parler des sujets dont elle avait envie (Lascaux, la cinecittà, une tortue imbricata) et caser plein de jolis mots qui lui plaisaient. Ça donnait une intrigue faiblarde mais le côté assumé m'a séduite.
  8. Un livre écrit par un.e auteur.ice LGBT+
    The Lady's Guide to Celestial Mechanics, Olivia Waite.
    J'avais lu le #2 de la série en 2020 et plutôt apprécié. Là, je trouve l'intrigue et les personnages un peu plaqués sur le même moule. Je l'ai néanmoins lu de manière compulsive en moins de 24h.
  9. Un livre d’une autrice racisée
  10. Un livre d’un.e auteur.ice dont tu n’as jamais rien lu
    Habiter en oiseau, Vinciane Despret.
    Essai d'une philosophe qui s'intéresse beaucoup au vivant non-humain. Une réflexion sur le concept de territoire appliqué à l'ornithologie. L' autrice s'emploie aussi à nous montrer quels biais empêchent parfois les scientifiques de poser des questions intéressantes à leurs sujets. Une structure en points/contrepoints que j'ai aimée : elle explore des pistes dans les points / elle démonte une théorie qu'elle juge foireuse dans les contrepoints.
  11. Un roman d’aventure
  12. Une BD / un roman graphique
    Juliette, les fantômes reviennent au printemps, de C. Jourdy.
    Je voulais relire Rosalie Blum mais je ne l'ai pas trouvé à la BM. Une relecture aussi.
    J'aime beaucoup le dessin précis et rond de l'autrice. Une mélancolie que j'apprécie, elle est assez douce.
  13. Un classique de la littérature d’un autre pays que la France
  14. Une saga familiale / Une histoire de famille
    Sombre Dimanche, Alice Zeniter. On suit une famille de losers Hongrois de la deuxième guerre mondiale aux années 2000. Tout le monde y est résolument anti-héroique, personne ne se redime. Cependant, j'étais contente qu'ils quittent leur jardin cerné par les voies de chemin de fer et les détritus pour emménager sur les rives du lac Balakon.
  15. Un roman de SFFF
    The Power, Naomi Alderman. Dystopie où les femmes, du jour au lendemain (ou presque), peuvent électrocuter qn si ça leur chante;
    Ca se lit vite et bien et j'ai envie de le mettre entre les mains des différentialistes (les femmes sont tellement plus altruistes, si les femmes avaient le pouvoir, le monde irait mieux, etc.)
  16. Un roman jeunesse
    Sauveur, t2, MA Murail. J'aimais beaucoup ses livres plus jeune (Le Clocher d'Abgal, Une Dinky Rouge sang, Oh Boy!) et j'ai renoué avec son style (touches légères d'originalité, refs littéraires, intégration de la pop culture du moment...). Vivement que je lise la suite! Et le début. :yawn:
  17. Un livre qui parle de lutte sociale ou politique
    De la démocratie en pandémie : santé, éducation, recherche, de Barbara Stiegler
    Ca se lit vite, ça permet de détricoter certaines chose (les limites de la responsabilité individuelle face à l'incurie gouvernementale). Des trucs un peu flous (les Lumières : pas de définition, c'est vraiment l'époque qu'on convoque un peu n'importe comment n'importe quand et pas toujours de manière très légitime, je trouve que ça ne fait pas exception ici)
  18. Un livre dans lequel la nature a une grande importance
    Le poids du papillon, Erri de Luca
    J'ai pris plaisir à retrouver les personnages et décors habituels du romancier. C'était très court et donnait une large place à la confrontation homme-animal ainsi qu'au déclin et à la mort.
  19. Un livre dont l’histoire se déroule dans un pays que tu n’as jamais visité
    Octobre Liban, Camille Ammoun
    Le narrateur nous invite à une promenade à ses côtés et retrace l'origine des soulèvements populaires libanais de 2019 - 20. Je ne connais rien de ce pays, c'était un introduction agréable.
  20. Un livre avec un/des personnage(s) LGBT+
    Two can Keep a secret, Karen McManus. Le frère de l’héroïne, ainsi que l'une de leurs amies, est homosexuel. Un roman policier jeune adulte qui manque de profondeur.
  21. Un livre dont le personnage principal est une femme forte
    Pretty Little Wife, Kane Darby.
    Un roman policier. J'ai pas trouvé les personnages ou l'intrigue folle mais certains thèmes sont bien amenés bien vus (la violence psychologique, le trauma...). Et effectivement, l’héroïne survit à des situations difficiles et traumatisantes. Elle n'est pas invulnérable mais elle reprend le contrôle de sa vie et rend justice (le thème "faire justice soi-même peut-il être légitime ?" est en revanche soulevé mais pas réellement traité, c'est dommage)
  22. Un livre dont le personnage principal est racisé
    The Hate U Give, Angie Thomas. Un roman jeune adulte sur fond de Black Lives Matter. Une relecture. Je crois que je l'ai davantage apprécié cette fois-ci. J'ai vu le film aussi.
  23. Un livre dont le titre contient un prénom
    La cuisine de Marguerite, Marguerite Duras. Je peux enfin dire que j'ai lu Duras. Il s'agit d'un bel objet qui présente quelques recettes qu'affectionnait l'écrivaine ainsi que des photos de la cuisine de cette dernière et des recettes écrites de sa main. Je ne réaliserai sans doute aucun de ses plats : ils contiennent tous de la viande et/ou des produits animaux. Nonobstant, j'ai pris plaisir à le lire.
  24. Un livre dont le titre tient en un seul mot
    Présentes, Lauren Bastide
    Un essai très abordable sur le féminisme de l'autrice, qui donne une bonne place à d'autres voix que la sienne et finit sur l'histoire de sa soeur.
  25. Un livre dont la couverture est en noir et blanc
    Nemesis, A. Christie
    J'ai adoré ce roman policier qui met en scène mon personnage préféré (avec Tuppence et Tommy) de la reine du crime : Miss Marple. Bon, l'intrigue ressemble beaucoup à celle d'un de ses autres ouvrages mais elle lance beaucoup de fausses pistes au visage de sa lectrice (en mode "mais ce crime (étranglement) ne peut qu'être l'oeuvre d'un homme". Alors la lectrice de 2020 se dit : mmhm, ce sont les années 60 donc il y a des chances que l'autrice ait souscrit à cette analyse (sans compter que les stats vont dans ce sens, m'enfin)... que nenni, c'est un red herring de plus!
  26. Un livre qu’on t’a offert
    Liv Maria, de Julia Kerninon. Une collègue me l'a offert et comme je ne connaissais vraiment pas ses goûts, j'étais un peu méfiante. Si je n'ai pas adhéré à la fin et que le plot twist arrivait à trois kilomètres, j'ai apprécié la manière dont l'autrice traitait de littérature (notamment Faulkner). Le personnage est séduit très jeune (17 ou 18 ans) par un professeur quarantenaire marié qui lui ment sur un certain nombre de choses. J'ai trouvé très bien vue la manière dont le personnage, une fois devenu mère, voit sous un autre jour l'été qu'elle a passé avec cet homme alors qu'elle revient sur les lieux de cette liaison avec une jeune fille qui a l'âge qui fut le sien alors.
  27. Un livre que tu voulais lire depuis longtemps
    La pensée straight, Monique Wittig.
    Autant les premiers essais m'ont happée (ça fait du bien de lire qq ch d'un peu radical et matérialiste de temps à autres), autant j'ai eu du mal à le finir. C'est une collection d'essais assez hétéroclite, certains traitent de son rapport à l'écriture, par ex.
  28. Un livre publié avant 1900
  29. Un livre écrit entre 1950 et 2000
  30. Un livre publié après 2010
    Le consentement, Vanessa Springora. Je n'ai pas adhéré au style. Cependant, cette phrase me reste en tête : "Comment admettre qu'on a été abusé quand on ne peut nier qu'on a été consentant ?"
  31. Un livre de plus de 500 pages
  32. Un roman dont il existe une adaptation en film/série
    Olive, d'Elizabeth Strout. J'en avais parlé sur le topic Que lisez vous en ce moment parce que je n'étais pas sûre d'être d'humeur à lire quelque chose qui traitait : de suicide, de tentative de suicide, de dépression, d'inceste, de rupture amoureuse... you name it! Et malgré tous ces thèmes très durs, parce que l'autrice nous ménage des moments de grâce qui nous indiquent qu'une forme de rédemption est malgré tout possible, j'ai adoré. Olive est une prof de maths à la retraite, grosse et brusque. Elle révèle, malgré ses manquements à l'égard de ses proches, une vraie générosité envers des inconnu·es qui change tout à fait leur vie.
    Je n'ai pas voulu quitter ces personnages tout de suite, j'ai donc lu Olive, again et j'ai visionné la mini-série HBO avec Frances Mcdormand dans le rôle d'Olive. Très belle série, Martha Wainwright était très bien dans le rôle de la pianiste de bar alcoolique et brillante.
  33. Un livre lu en une journée
    Nous, femmes de Téhéran, de Farian Sabari : une adresse d'une femmes iranienne à des européennes. C'est un peu court, un peu simple mais ça a le mérite de donner une ribambelle de noms de femmes qui font avancer les choses en Iran (et je ne connaissais aucun de ces noms, à part pour Marjane Satrapi).
  34. Un livre long à lire / que tu as mis (très) longtemps à lire
  35. Un coup de coeur
    Un féminisme décolonial, de Françoise Vergès. J'ai peut-être davantage adhéré à sa descente en règle du féminisme civilisationnel (soluble dans le néo-libéralisme, qui chante la liberté du corps féminin en bikini et voue aux gémonies le hijab) qu'à sa présentation des féminismes décoloniaux et anti-racistes eux-mêmes.
  36. Un livre d’Agatha Christie
    The Thirteen Problems, A. Christie.
    Je me suis replongée avec joie dans son oeuvre, je peux remercier ce challenge pour m'avoir aidé à renouer avec un amour de lycée.
  37. Un livre dont la nationalité de l’auteur commence par la lettre B (Bolivie, Belgique, Botswana,…)
  38. Un livre dont l’auteur.ice est connu.e avant tout pour autre chose (chanteur.se, peintre… )
    Ils Partiront dans l'ivresse, de Lucie Aubrac.
    Grande résistante, elle nous raconte neuf mois de 1942 à 1943 : elle fait évader son mari, ils conçoivent leur deuxième enfant, il se fait de nouveau capturer (décidément, Raymond!). Résistante, elle nous raconte son travail (prof d'Histoire agrégée - je dis ça parce qu'un de ses professeurs d'université lui avait dit qu'elle était tellement intelligente qu'elle aurait pu (ou presque pu, je ne sais plus) passer l'agrégation masculine. Sympa!) , la manière dont elle doit gérer la pénurie lorsqu'il est question d'accueillir "les gars" chez elle, le fait qu'elle se retrouve avec des chaussettes dégueulasses à laver quand des personnes de son réseau se retrouvent en prison, la layette qu'elle tricote pour son futur enfant... Je ne reviens pas de tant d'audace (et ce qu'elle nous raconte est éminemment cinématographique).
  39. Un classique français
    Lorenzaccio, d'A de Musset.
    Ca se lit bien mais c'était un peu boring quand même (le héros romantique, j'adhère moyen). C'est MA Murail qui m'avait donné envie de le lire, tiens.
  40. Un roman feel good
  41. Un livre qui parle de la mer / océan
    The Body on the Beach, S. Brett.
    Pas terrible. Un cozy trop cliché pour que ça prenne et me donne envie de lire la suite.
  42. Un livre avec de la magie
  43. Un livre qui parle d’un personnage historique
    Les derniers Jours de Mandelstam, de VK Ghata.
    Sur la fin du poète Mandelstam, envoyé au goulag pour avoir écrit un poème contre Staline. Ca m'a donné envie d'en savoir plus sur cette période de l'Histoire et de la littérature russe même si je n'ai pas apprécié le livre plus que ça.
  44. Un roman qui se passe à une période de fête (Halloween, Noël, etc.)
  45. Un livre avec une couverture moche
    L'Origine du Monde, de Liv Stromquist. Autant j'ai beaucoup aimé le propos, autant, ben je trouve la couverture moche. J'aimerais lire ses autres livres.
  46. Un livre qu’on t’a prêté
    Pas dans le cul aujourd'hui, de Jana Cerna.
    Un conseil : à ne pas lire dans un lieu public sauf décontraction absolue.
    La lecture de la courte biographie de l'autrice incluse dans l'avant-propos m'a mise mal à l'aise (l'Etat lui a retiré ses enfants pour incompétence-négligence, elle s'est remariée, elle en a eu un autre et l'Etat le lui a de nouveau enlevé. C'est l'Etat policier de Ceaucescu)
  47. Un livre paru en 2021
  48. Le premier mot du texte fait plus de 5 lettres
  49. Un recueil de contes/légendes
  50. Un livre de vulgarisation scientifique

Sur 20 livres lus en avril (et début mai), huit entrent dans la catégories du challenge.
32/50.

Et je reprends l'idée d'une Madz pour voir ce que ça donne niveau nationalités :
  • Angleterre : > 1
  • Argentine : 1
  • Biélorussie : 1
  • Etats-Unis : > 1
  • France : > 1
  • Haiti : 1
  • Iran : 1
  • Italie : 1
  • Japon : 1
  • Liban : 1 ou 2 (VK Ghata est d'originie libanaise...)
  • Roumanie : 1
  • Suède : 1
Et par genre (dans la liste challenge) : quatre hommes.
 
Petit bilan des dernières lectures:

1. Un livre d’un.e auteur.ice d’une nationalité dont tu n’as jamais rien lu : La couleur de l’aube de Yanick Lahens (Haïti)

23. Un livre dont le titre contient un prénom : Artemisia de N. Ferlut et T. Baudouin
J'ai eu un peu de mal avec le dessin que j'ai trouvé inégal ( les paysages, arrière-plans et tenues très beaux par rapport aux corps et visages assez sommaires), mais finalement l'histoire était assez prenante pour pouvoir passer outre.

33. Un livre lu en une journée : Huit monologues de femmes de Barzou Abdourazzoqov

48. Le premier mot du texte fait plus de 5 lettres : Écarlate de Hillary Jordan
Inspiré de La lettre écarlate de Nathaniel Hawthorne. J'ai préféré ce livre par rapport à son inspirateur.

56. Un livre parlant de livres : BL Métamorphose de Kaori Tsurutani (tomes 2 et 3)
Le tome 3 est un peu plus lent mais l'amitié entre une lycéenne et une vieille dame est toujours aussi mignonne à lire :jv:

62. Un livre dont le titre contient 4 mots : Le musée des sorcières de Catherine Clément
Pas du tout ce à quoi je m'attendais, je me suis beaucoup ennuyée.

63. Un livre avec des plantes sur la couverture : Suzuran de Aki Shimazaki
Pas non plus ce à quoi je m'attendais mais d'une bonne manière cette fois, j'ai beaucoup aimé le style très sobre. C'était tout doux :jv:

72. Un livre où les animaux ont une place importante : Le discours de la panthère de Jérémie Moreau
Beaucoup aimé même si j'ai souvent eu envie de pleurer :sweatdrop:

80. Un livre écrit à quatre mains :
La soutenable légèreté de l’être de E. Costes et Karensac
Les anxieux.ses se retrouveront dans le personnage principal et ses symptômes et pensées mais à part ça...

92. Un livre d’un.e auteur.ice de plus de 60 ans au moment de la publication : Jeux de mains de Ruth Rendell


33/100
 
Comme d'habitude je ne suis ps venue ici faire un update depuis bcp trop lgtps voici donc qques unes de mes lectures :

18 Un livre dans lequel la nature a une grande importance

Revue Sœurs N°3, Printemps, 48p, 2021


Pour ce numéro la revue à choisi de rassembler des autrices ayant écrit sur le printemps. De nouveau quelques belles découvertes poétiques.

21 Un livre dont le personnage principal est une femme forte

Mon territoire, T.Sharpe, 2018,590p

J’ai acheté ce livre lors de mon dernier passage à la librairie. Je l’ai choisi avant tout car j’ai lu il y a quelques années le roman young adult de cette autrice : si loin de toi. J’ai tout de même hésité car la 4eme de couverture (drogues aux USA) ne me donnait pas très envie et je me méfie des bandeaux !

Et j’ai vraiment bien fait ! Je suis rentrée très rapidement dans l’histoire qui se centre sur le destin d’Harley, fille d’un baron de la drogue aux USA…. Et je l’ai très vite terminé également !

Harley a 8ans quand sa mère meurt, 8 ans quand elle voit pour la première fois son père tuer un homme. Débute alors l’apprentissage pour devenir sa digne héritière : la drogue, la violence, la mort … C’est un roman avec du suspense, qui fait des allers et retour dans le passé et le présent. Petit à petit on va comprendre son plan et les raisons qui l’ont poussée à en arriver là.

Difficile de vous en dire plus sans tout vous spoiler. Simplement, même si ça n’occupe pas tout le centre du récit, la violence est omniprésente et certaines descriptions de scènes peuvent être difficiles à lire.

J’ai apprécié la façon dont Herley se sert de son éducation pour servir une cause et un idéal auquel elle croit. Ce qui va l’amener à devoir faire des choix qui ne vont pas toujours être compris de ses proches. Elle arrive à se détacher de ce qu’on lui a inculqué depuis toujours sans le renier. Elle se détache également des stéréotypes de genres de son milieu et les retourne à son avantage.

J’aurais apprécié que certains personnages féminins tels que Mo’ ou les Rubinettes soient un peu plus étoffés mais ils ne sont pas le centre de l’histoire donc c’est logique.

Pour conclure ce roman est donc un savant mélange entre le thriller, le roman « parcours de vie » et le roman d’apprentissage même si l’héroïne est une jeune adulte (22 ans).

Ce fut une bonne surprise et une lecture que je conseille pour son héroïne bad-ass et féministe. Il est certains que je serais attentive aux futures publications de l’autrice.


30 Un livre publié après 2010
La malédiction, H.Yared, 2012,185p


J’ai choisi ce livre dans le cadre du challenge Autricesdumonde sur Instagram, pour lequel nous voyageons au Liban au mois de Mai.

Ce roman c’est l’histoire d’Hala, née dans les années 70 à Beyrouth elle nous raconte son enfance. Son enfance ou elle a manqué d’amour et d’attention, ou dès son plus jeune âge ses moindres faits et gestes étaient épiés, ce qui ne l’a pas empêché de subir l’inceste … Elle y raconte aussi longuement sa relation avec Fadia, une camarade de classe. Ses longs chapitres autour de son enfance sont entrecoupés de courts chapitres relatant le procès dans lequel elle lutte pour obtenir la garde de ses enfants.

J’ai eu un peu de mal à entrer dans le récit du fait du style de l’auteur très brut, tranché presque saccadé. La quatrième de couverture parle d’humour mais j’avoue que je n’ai pas du tout trouvé pourquoi un tel adjectif était utilisé !

Ce que j’ai aimé dans ma lecture c’est le fait de découvrir des bribes de l’histoire du Liban et de ses invasions et guerres.

37 Un livre dont la nationalité de l’auteur commence par la lettre B (Bolivie, Belgique, Botswana,…)
Du miel sous les galettes, R. Ouedraogo, 270p,2020


Du miel sous les galettes est le premier roman de la comédienne et chroniqueuse Roukiata Ouedraogo. Elle nous emmène au Burkina Faso sur les traces de son enfance, entourée de ses 6 grands frères et sœurs. Elle y raconte la vie quotidienne sous le soleil de plomb ou les pluies diluviennes. Elle raconte aussi l’injustice de l’arrestation de son père et la lutte de sa mère pour libérer celui-ci et réussir à nourrir sa famille. C’est un hommage de l’autrice à ses racines et plus particulièrement à sa mère qui est indéniablement une femme forte et puissante.

Le récit se construit à partir d’allers-retours entre le présent et le passé (les années 80-90). Dans le présent, la narratrice est marraine de la Journée internationale de la Francophonie et on va vivre cette journée presque minute par minute. Dans le passé en revanche, on balaye plusieurs années à Fada N’Gourma où la narratrice a grandi. J’ai trouvé l’écriture et la narration très fluide ; les descriptions ne sont pas trop longues et suffisantes pour réussir à se représenter le quotidien dans un pays qu’on ne connaît pas. J’ai été particulièrement touchée par l’épilogue du roman mais je ne peux vous en dire plus.

En bref, ce fut un petit coup de cœur pour ce roman doux et lumineux à l’image de sa couverture. Il y a tout de même un point qui me questionne : J’avais cru comprendre, par la 4eme de couverture que ce roman était autobiographique mais la narratrice se nomme Yasmina Sankaké dans le passé et dans le présent c’est bien R. Ouedraogo qui est marraine de la Journée internationale de la Francophonie !

49 Un recueil de contes/légendes

Salina les 3 exils, L.Gaudé, 2020, 150p

J’ai un peu élargi la catégorie pour y faire rentrer ce livre mais je trouve qu’il correspond bien à l’ésprit conte & légendes !

Ce livre nous emmène quelque part en Afrique, chez les Djimba où a grandi Salina, enfant abandonnée là par un cavalier. Des origines de Salina nous n’en saurons pas plus en revanche on va découvrir son histoire, racontée principalement par son dernier fils Malaké.

Ce livre est arrivé entre mes mains par le biais d’une recommandation lors d’un club de lecture sur Instagram organisé par Madmoisellelit. J’avais vaguement entendu parler de Laurent Gaudé (il faut dire que c’est auteur a remporté différents prix et écrits pas mal) mais je n’avais pas encore eu envie de me plonger dans ses romans et cette chronique m’en a vraiment donné envie. La quatrième de couverture quant à elle m’a évoqué Cœur Cousu de C.Martinez que j’avais beaucoup aimé.

J’ai été attirée par l’aspect « conte » de cette histoire et cela s’est confirmé lors de ma lecture. Ce livre fait appel à l’imaginaire du conte et l’écriture de l’auteur renforce cela. Difficile pour moi de mettre des mots sur le style de l’auteur ; l’écriture est précise et quelque chose de poétique et de mystérieux s’en dégage et cela s’accorde parfaitement avec l’histoire de Salina qui nous est conté par son fils Malaké.

En bref, ce livre sort de ce que j’ai l’habitude de lire et j’ai beaucoup apprécié, je me demande si tous les romans de l’auteurs sont dans le même genre et si j’apprécierai d’en lire d’autres ? Dans tous les cas je ne pense pas m’y lancer tout de suite, car c’est le genre de lecture que j’ai besoin de laisser se décanter.


69 Un livre qui se déroule sur deux périodes de temps
L’enfant Allemand, C.Lackberg, 600p,2007


En refermant le tome 4 de la série « Erica Falck » il y a quelques mois j’avais un bon pressentiment sur le tome 5 (chronique sur le compte). En effet, on y apercevait les prémices de révélations sur l’histoire familiale d’Erica et ce cinquième tome y est grandement consacré.

J’ai vraiment apprécié ce nouveau volume. J’y ai retrouvé ce qui m’avait charmé au début c’est-à-dire le fait qu’Erica Falck sans être policière prenne part aux enquêtes.

Le meurtre d’un vieux professeur d’histoire passionné par la seconde guerre mondiale va réveiller l’histoire de ce petit coin de Suède et nous ramener 60 ans en arrière. A cette époque la mère d’Erica était amie avec Erik le professeur retrouvé assassiné. L’enquête policière et les recherches d’Erica vont alors s’en mêler.

J’ai assez vite compris les grandes lignes du dénouement de ce tome mais cela n’a pas gâcher mon plaisir. De plus, j’ai appris des choses. En effet je n’avais aucune idée des impacts de la guerre et du nazisme dans les pays nordiques et ce roman m’a permis d’en apprendre plus sur cet aspect.

Pour moi c’est clairement l’un des meilleurs tomes de cette série, à voir si je garde cet avis au fil de mes lectures ! Et l’arrivée d’une nouvelle équipière au post n’y est pas pour rien mais je ne vous en dit pas plus pour ne rien vous divulgâcher !


72 Un livre où les animaux ont une place importante
Lune n’est lune que pour le chat, V. Khoury-Ghata, 2019,62p


J’ai choisi ce livre dans le cadre du challenge Autrices du monde sur Instagram, pour lequel nous voyageons au Liban au mois de Mai. Et c’est un petit coup de cœur pour ce recueil de poèmes pour enfants qui m’a fait découvrir la jolie collection poes’histoires des éditions Bruno Doucey.

Cette collection associe un.e poète et un.e illustrateur.ice dans chaque tome pour raconter une histoire, d’où le titre ! 5 tomes sont parus à l’heure actuelle dans cette collection.

Dans ce recueil le personnage du chat est le fil conducteur et nous allons le suivre lors de sa balade nocturne. Les poèmes abordent la thématique de la nature, du temps qui passent, … le tout à hauteur d’enfants.

J’ai particulièrement aimé les poèmes Septembre à t’il perdu la tête ? ou encore Pivert est en colère. J’ai également fait découvrir cette collection à ma maman instit’ et je suis prête à parier que ses élèves travailleront sur certains poèmes dans les années à venir !


Voilà je m'arrête là et je m'excuse pour ce pavé !
 
J'ai très peu lu ces dernières semaines ...

85. Un livre qui se déroule sur une île : Gorée île baobab – Tanella Boni

93. Un livre de poésie : Ton ventre est l’océan – Anne Bihan : Recueil de poésie

7. Un livre écrit par une femme : Douces ? – Revue Sœurs

1. Un livre dont le titre contient un jour de la semaine – Les oubliés du dimanche – Valérie Perrin <3
Justine, 21 ans, aide-soignante en maison de retraite, se passionne pour la vie d’Hélène, une pensionnaire de plus de 90 ans. Elle l’écoute raconter sa vie et écrit tous ces souvenirs dans un carnet. Ce livre alterne entre la vie d’Hélène avec Lucien son grand amour, la guerre, la Gestapo et la vie de Justine, élevée par ses grands-parents après la mort de ses parents. J’ai été portée dans la vie de tous ces personnages, entre secret de famille, amour, seconde guerre mondiale, etc. Le livre est très riche et très touchant !

19. Un livre dont l’histoire se déroule dans un pays que tu n’as jamais visité : Le restaurant de l’amour retrouvé – Ito Ogawa
Suite à un chagrin d’amour, Rinco perd sa voix et retourne habiter chez sa mère avec qui les relations sont un peu chaotiques. La jeune femme décide d’ouvrir un restaurant dans le village et de cuisiner des mets uniques pour ses clients. Le cadre montagnard et japonais donne une ambiance intimiste, où le partage et la transmission sont importants. L’histoire et l’écriture donnent beaucoup de place aux sensations, aux odeurs, aux goûts et aux épices. J’ai beaucoup aimé ce livre, plein de douceur et de poésie, qui a ravi mes papilles.

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Salut salut !
Je viens enfin faire une petite mise à jour :puppyeyes:

Alors alors :

26. Un livre qu'on t'a offert : Apollon et les putains, de Carlos Fuentes.
J'ai gagné ce livre à un concours sur Insta. Livre très court, simple, léger, mais très cru dans ses paroles. Pas un coup de cœur mais ça se lit bien.

33. Un livre lu en une journée : Une rose à l'amer, de Souillon sous le pseudonyme Maliki.
Une copine m'a prêtée les tome 2 et 3 de cette BD car elle a pensé à moi en voyant le personnage avec ses chats :innocent:. Je ne connaissais pas mais j'ai beaucoup aimé, c'est léger, ça parle de tout et n'importe quoi et les dessins sont trop mimi :puppyeyes:

89. Le premier tome d'une série : Imagination, tome 1 : le dernier envol, de S.G. Baud'huin. :jv:
J'avais acheté les 3 tomes sortis de cette saga lors de ma visite à la Foire de Bruxelles en 2019 après une rencontre avec l'auteure. Et franchement j'ai eu un coup de cœur pour cette saga. Ca parle d'ados, de découverte d'un monde remplie de magie, où seule compte le pouvoir de l'imagination, c'est top, j'ai kiffé. J'attends la suite maintenant :crying:

65. Un livre qui fait partie d'une saga : Imagination, tome 2 partie 1 : le gouffre de l'espoir, de S.G. Baud'huin.

42. Un livre avec de la magie : Imagination, tome 2 partie 2 : le gouffre de l'espoir, de S.G. Baud'huin.

Ce qui me fait donc un total de 10/50, c'est pas fou mais bon doucement mais sûrement comme on dit :hesite:
 
Challenge 33/100 :

78. Une BD ou roman graphique de plus de 100 pages : Facteur pour femmes 2 – Quella-Guyot & Cassier <3
C’est avec surprise que j’ai découvert qu’il y a un deuxième tome de Facteur pour femmes. J’avais beaucoup aimé la première BD et je me suis replongée avec grand plaisir dans l’ambiance insulaire des années 20 et dans ce groupe de femmes soudées autour d’un lourd secret. Chaque personnage féminin a un fort caractère et mène sa vie comme elle l’entend depuis les départs des hommes à la guerre. Même s’ils sont revenus, ces hommes sont des personnages secondaires. On suit Germaine, Rose, Gaud, Nolwenn… au cœur de l’île entre rumeurs et remords pour certaines. J’ai beaucoup aimé l’histoire, j’ai perçu l’odeur iodée et l’ambiance pesante.

37. Un livre dont la nationalité de l’auteur commence par la lettre B (Burkina Faso) : Du miel sous les galettes – Roukiata Ouedraogo <3

L’autrice, attachée dans le dos de sa mère par un pagne, raconte son enfance au Burkina Faso avec beaucoup de tendresse, d’humour et de nostalgie. L’histoire est faite de souvenirs de sa famille et sa fratrie dans la misère et dans la cohésion et aussi de bribes de Roukiata adulte, comédienne et marraine de la Francophonie. Ce livre est un hommage à sa mère, une femme forte et courageuse, un pilier pour sa famille. Un coup de cœur pour ce roman touchant, plein d’amour et de couleurs !

8. Un livre écrit par un.e auteur.ice LGBT+ : Sous le lit – Quentin Zuttion <3 (BD)

Valentin est étudiant, lors d’une soirée il rencontre un homme avec qui il va passer la nuit. Le lendemain, il ne se souvient plus si son partenaire a utilisé un préservatif… Valentin s’inquiète, repousse le dépistage et cauchemarde sa sexualité. L’histoire se déroule sur quelques semaines. Malgré la noirceur du thème, le livre est beau, touchant et positif. Valentin va se confier à son amie Emi, il est aussi entouré par son compagnon et sa mère. J’ai plongé dans l’histoire et j’ai été émue par le dessin délicat, les dialogues courts et percutants, les personnages réalistes et touchants.
 

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