@just_in_case Je pense que @Querencia et @Clematis défendent l'idée que des termes comme "fou" et "dingue" (et dérivés) sont devenus des fourre-tout un peu génériques où on rassemble tous les comportements violents et/ou irrationnels (ou en tout cas qui nous apparaissent comme tels), alors que ceux-ci ne découlent pas forcément de personnes en mauvaise santé mentale (du style : "elle m'a raccroché au nez, quelle tarée celle-là" ou "mais il est dingue ce type, il me fait une queue de poisson sur l'autoroute"). Un grand classique des violences conjugales et des féminicides, pour prendre un autre exemple, c'est de désigner le mari abusif sous de tels termes ("le forcené"), alors qu'il ne souffre pas forcément de trouble mental avéré, mais davantage d'un sentiment de propriétaire qui lui faire croire qu'il est libre de faire de sa compagne ce qu'il veut. Et donc l'idée c'est que l'utilisation systématique de ces termes contribue à la stigmatisation des personnes qui souffrent de troubles mentaux. Les termes de remplacements que je t'ai suggérés veulent peut-être dire la même chose en théorie, mais ils n'ont pas du tout la même charge sémantique et symbolique dans le langage courant. Je trouve ça normal de s'interroger sur le poids des mots qu'on utilise : le langage n'est pas une entité abstraite, détachée des réalités matérielles, il porte en lui et avec lui la charge de nos représentations. Du coup la comparaison avec la novlangue ne me parait pas adaptée, il me semble qu'on a des vraies raisons de défendre le choix de tel ou tel mot. La référence à 1984 c'est vraiment devenu galvaudé dans les débats je trouve.
. Pour moi, les formulations génériques vont être plus abstraite, du type "le plus important (ici pour son enfant) c'est la santé" ou plus concrètement dans un faire-part de naissance "la mère et l'enfant se portent bien", mais on est PAS dans ce cas ici.