@skärgård @Watou Je me permets d'intervenir dans votre échange... Je ne sais pas ce que vous appelez Management moderne, car je ne suis pas en RH (je suis psychologue du travail, ce qui est considérablement différent), mais globalement :
- les happiness manager, c'est une grosse enfumade, car de toute façon, ils reprennent à leur compte l'idée que le bonheur au travail (terme qui ne repose sur aucune base scientifique valide) est la clé de tout... et ça justifie en gros de filer des paniers de fruits à la terre entière pour faire taire un peu l'insatisfaction (en gros, de l'esbrouffe, de la poudre de perlimpinpin, si vous me permettre l'expression
- en revanche, ce qui est prouvé, c'est que lorsque les besoins psychologiques du salarié sont satisfaits (autonomie, relations sociales et soutient), il est protégé contre toutes les manifestations négatives qui peuvent subvenir au travail (et provoquer les fameux RPS). Dans le meilleur des mondes (on parle alors de qualité de vie au travail), il va développer des comportements proactifs, de la citoyenneté organisationnelle, sans tomber dans le présentéisme. Donc oui, la santé psychologique des collaborateurs est la première base pour s'assurer qu'ils bossent bien - parce que les presser comme des citrons va marcher sur du court terme, mais, bizarrement, au bout d'un moment, ça finit par créer des problématiques RH, sociales, économiques et sanitaires pas jolies jolies - suicide compris - et que l'entreprise survit. C'est une thématique sur laquelle les fameux happiness manager font leur blé dans la mesure où ils ont tendance à proposer des solution de surface sans s'attaquer au noeud du problème (communication, partage de la charge de travail, organisation du travail, justice organisationnelle, etc.).
Je ne sais pas où se situent les nazis dans tout ça, cependant.