@AFRO INSOLENTE Sauf que, non

Nous non plus on voulait pas être "des héros ou des sauveurs" hein, on savait pertinnement que c'était mal barré pour que Hamon passe au second tour, on n'est pas naïfs. On ne voulait pas sauver "la Gôche" mais
notre gauche, celle qui s'est exprimée à travers le programme de Hamon en total décalage avec celui du quinquennat Hollande. Donc se rallier à Mélenchon n'aurait eu aucun sens... Et nous n'avons pas la même vision du désastre : ce second tour sent la mort, on est d'accord. Mais si tu défends l'idée que cela aurait pu être
autrement avec une alliance Mélenchon/Hamon, moi je défends l'idée que la France a choisi, c'était sa seule responsabilité et elle a préféré écarter tout un pan du spectre politique en toute conscience, en octroyant seulement 27% aux idées "sociales/solidaires/écologiques" (FI/PS/NPA). Nous ne pouvons l'occulter sous prétexte que nous faisons parti du camp des perdants... Et oui, ça fait mal.
Quant à la carrière de Hamon, je ne m'en fais pas. Il a du prouver énormément de choses en très peu de temps : qu'il avait les épaules pour être président/qu'il avait pensé à son programme dans les moindres détails (ce qu'on a pas demandé à Macron lelel)/qu'il pouvait se montrer convaincant en tant que candidat PS malgré un parti politique en ruines, etc. Et pour ma part, il a rempli son contrat. Pas une seule fois, je l'ai vu démotivé, fade, dépassé par les événements lors de ses prises de paroles, et je lui en tiens gré. J'espère de tout coeur le retrouver dans une nouvelle formation détachée du PS, qui concentrera une fois encore tout le positivisme dont j'avais rêvé en politique.
Du reste,
@GabrielleV, permet-moi de revenir sur ton post. Oui, les gens et à fortiori les cadres du PS votent pour qui ils veulent (d'ailleurs, on le voit parfaitement durant les élections présidentielles américaines, qui laissent le vote libre au Grand Electeur malgré qu'il ait promis publiquement de voter pour telle personne, ce qui lui a permis d'obtenir sa place en tant que GE

). Personne ne leur met un pistolet sur la tempe pour qu'ils votent pour tel candidat. Mais il y a une grande différence entre voter en tant qu'individu propre une fois dans l'isoloir, et faire campagne publiquement pour un autre candidat que celui que l'on se doit de défendre après avoir signé une charte stipulant de ce dernier fait. Même du côté LR, ils ont soutenu Fillon qui a refusé d'abandonner sa candidature alors qu'il a été mis en examen. Ce n'est pas parce que Hollande est président qu'on doit dire Amen à tout ce qu'il fait, et c'est totalement sain que la République se construise sur des prises de positions différentes, exprimées par l'opposition ET/OU par son propre parti lors qu'il faut absolument recadrer. Je trouve ça dangereux que tu veuilles faire taire les dissenssions sous prétexte que "Hé, ça fait 30 ans qu'on a pas vu la Gauche au pouvoir !", ça prouve que l'étiquette importe plus que les actions... Rappelé encore une fois quand tu dis "Sarkozy et Chirac ont VRAIMENT fait un programme de droite, pas comme Hollande !" alors que pas mal de mesures prises sous Hollande auraient très bien pu être adoptées joyeusement par la Droite (et si toi tu votes pour le PS depuis 13 ans, ma famille est historiquement supporter du PS depuis plusieurs générations, ça ne veut pas dire qu'on se bourre les yeux de paillettes parce que c'est "le PS kwaaaa").
Et je tiens à rappeler que la carrière "d'opposant" de Hamon n'a pas fait long feu, puisqu'il passera seulement 147 jours en tant que ministre de l'Education Nationale, tentera d'arrondir fortement les mesures voulues par Peillon en refusant l'application de l'ABCD de l'égalité, négociera le Budget alloué à l'Education et à la Recherche afin qu'il reste à la hausse malgré les restrictions budgétaires puis sera... Remercié tout de suite après.

On a vu mieux comme travail de sape systématique et méthodique, hein.
Bref, si je dis tout ça, ce n'est pas pour vainement défendre Hamon (qui a perdu, je m'y suis faite à l'annonce du résultat hier
@Multicolorielle 
) mais parce que je trouve ça malvenu de penser que le courroux des électeurs et millitants PS qui ont voté pour Hamon n'est qu'un empilement d'égo alors que c'est bien l'inverse qui s'est produit : ces mêmes cadres que nous avons rejeté lors des investitures à la candidature PS, ont cru bon de se rappeler à notre bon souvenir en piétinant notre choix parce qu'ils n'ont pas voulu accepter que nous nous détournions de leur manière de fonctionner. S'il y en a bien un qui est fini, c'est Valls, mangeant à tous les rateliers, voulu nul part
