Espace de discussion et de compréhension CF-parents et parents-CF

5 Avril 2012
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@Anechka
Ok, alors je fais amende honorable pour l’indélicatesse et je m’excuse auprès de celles que j’ai pu heurter. Mais me reprocher de porter des jugements, ce serait vraiment injuste, ce n’est pas du tout mon état d’esprit.

Choisir d’avoir des enfants est à mes yeux une décision strictement personnelle et intime. Il y a des gens qui y associe la question de l’écologie, ça ne m’a jamais convaincue ; d’autres une forme de contribution à la société ou à l’inverse de l’égoisme, je ne suis pas convaincue non plus ni par l’un ni par l’autre. Tel que je vois les choses, on fait des enfants ou on vit sans enfant parce que c’est ce qui nous convient, d’un point de vue profondément intime et individuel, point. Partant de là, je ne vois absolument en quoi pourrait consister mon jugement sur le non-désir d’enfant. Ça ne nuit à personne, ça n’a d’incidence sur personne d’autre que sur sa vie à soi, vraiment je me réjouis de savoir les gens alignés avec leur choix et je n’en pense rien de plus. Je n’associe aucune vertu morale ni aucune qualité intellectuelle au fait de préférer une vie de parent à une vie de CF, et partant de là aucun jugement négatif ni aucun soupçon de bêtise à l’encontre des gens qui font le choix inverse. Quand on parle d’un truc aussi strictement personnel, c’est evident qu’on parle pour soi, non ? C’est comme quand je dis que je ne comprends pas comment on peut aimer le surimi, en toute sincérité je ne comprends pas mais je ne pense pas que les amateurs de surimi se sentent insultés, d’ailleurs j’en achète pour l’apéro au cas où mes invités aimeraient ça :lol:

Je peux donner d’autres exemples où je suis indélicate de la même façon : je ne comprends pas comment on peut avoir envie d’être prof. :cretin: Je ne jalouse absolument AUCUN aspect de cette vie, ni sur le quotidien ni sur la dynamique de carrière ni sur les bénéfices et contreparties qu’on en tire (salaire, reconnaissance, congés etc). Ma soeur est prof. Elle adore son métier, je pense que ses élèves ont le cul bordé de nouille d’avoir quelqu’un qui est aussi alignée avec ce qu’elle fait, j’adore quand elle parle de son boulot parce que ça la passionne et que c’est toujours beau et intéressant d’écouter les gens qui kiffent ce qu’ils font et qui savent en parler. Il n’en reste pas moins que c’est un choix professionnel qui ne me fait pas du tout envie et que je serais en PLS si je me réveillais dans sa peau demain matin :cretin:

Pour moi, tout l’intérêt de la discussion entre CF et parents, dans la mesure où il n’y a ni bien ni mal ni tort ni raison dans les deux choix, c’est de découvrir ce qui fait que chacun bascule d’un côté ou de l’autre, les perceptions différentes qu’on a d‘un même modèle,, les attraits et les repoussoirs qui ont abouti à ces choix variés. Je trouve dommage que l’expression d’une préférence personnelle soit si touchy alors qu’il n’y a de toute façon rien d’autre à dire pour justifier le choix d’avoir ou non des enfants. :dunno:
 
5 Avril 2012
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Sinon je suis assez surprise que tu expliques aller volontairement à l'encontre des règles des parents de tes neveux/nièces, je ne me permettrai certainement pas de leur faire faire des choses que leurs parents désapprouveraient, personnellement :hesite:

Ah bah c’est la base, tout simplement :cretin:
Je pense que les parents désapprouvent l’orgie de bonbons, pour garder cet exemple, mais ils ne désapprouvent pas que les tatas / grands-parents / whatelse fassent des choses désapprouvées (dans une certaine mesure, of course).

Il y a des choses que j’interdis à mes enfants, et en tant que mère je ne peux pas faire un pas de côté par rapport à la règle, au message que ça enverrait, etc… alors qu’en vrai ponctuellement ce n’est pas si grave, donc je compte bien sur les tontons tatas pour offrir cette échappée à mes enfants (dans la mesure de certains interdits qui restent fondamentaux, par exemple quand la sécurité entre en jeu ou pour certains trucs sensibles, mais ils sont clairs pour tout le monde).
Pour pousser le bouchon, je peux même te dire que j’ai déjà demandé à mes beaux-parents de bien vouloir proposer un truc interdit à mes enfants pour ne pas que j’ai à me compromettre moi-même. Avoir deux desserts alors qu’ils n’avaient pas fini leur assiette par exemple :cretin:. A un moment où je sens que ce serait un réconfort légitime pour une raison x ou y, tout en sachant que si je le propose moi je crée un précédent dont ils se serviront sans arrêt pour faire jurisprudence :yawn:
 
9 Septembre 2013
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Je sors brièvement de mon sous-marin pour vous donner le lien d'un article et d'un documentaire qui resonnent avec la conversation actuelle sur le choix d'avoir des enfants ou non ! (je précise que je n'ai pas encore eu le temps de voir le doc)

VIDÉO. "Au fond de toi, tu n’avais pas forcément envie". Faire ou non un enfant, un choix parfois difficile​

Elle n'est pas mère et, à 50 ans, elle ne peut plus l'être. L'ironie, c'est qu'elle ne l'a pas vraiment décidé. Car elle n'a jamais réussi à choisir d'avoir, ou non, un enfant. Nathalie Marcault raconte son histoire dans le documentaire qu'elle a réalisé " La moitié du Monde "

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Réactions : Oldie et Bulldo
5 Avril 2012
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Je sors brièvement de mon sous-marin pour vous donner le lien d'un article et d'un documentaire qui resonnent avec la conversation actuelle sur le choix d'avoir des enfants ou non ! (je précise que je n'ai pas encore eu le temps de voir le doc)



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Merci !

J’ai lu l’article et déja, de base : je trouve l’injonction de Duras tellement con. Ou enfin, complètement anachronique, on n’a qu’à dire que c’est l’époque où elle a été dite qui la fait sonner si grotesque aujourd’hui.

Et même le sous-titre (« ne pas avoir d’enfant à 50 ans : un échec ? »)… Quand va-t-on sortir de ce vocabulaire de la réussite pour parler de choix de vie ? Un échec, c’est quand on ne parvient pas à atteindre l’objectif visé. Si on est finalement malheureux sans enfant alors qu’on l’a choisi, oui, il y a une forme d’échec pour la personne concernée dans le pari qu’elle a fait pour son bonheur, mais c’est la même chose pour quelqu’un qui a des enfants et finalement ne s’y épanouit pas.

Mais comment on peut parler d’échec dans le fait de ne pas vouloir quelque chose, et en toute cohérence ne pas se l’imposer ? À la rigueur, c’est un échec pour les gens qui voudraient imposer à toutes les femmes d’avoir des gosses, c’est tout XD

Je comprends la pression ressentie par les CF (et leur susceptibilité :ninja:) avec ce genre de vocabulaire.
 
7 Septembre 2011
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A l'instar de @Kettricken, j'ai toujours entendu que la maternité était horriblement dure, et honnêtement, même avant de lire sur le sujet, ça me semblait logique. On se retrouve entièrement responsable et à vie de créatures dépendantes, ça ne me paraissait pas être la définition du "bonheur". Même si ça me faisait envie. Je pense que c'est aussi une question d'entourage, ma mère ne m'a jamais dit que c'était que du bonheur. Comme elle ne m'a jamais dit que rien n'était que du bonheur. Et tant mieux, cette phrase ne veut rien dire.

Je trouve le discours sur la parentalité d'une binarité affligeante @uefuef . Je ne me reconnais nul part : ce n'est pas du bonheur, parce que pour moi la définition de ce terme ne peut pas coller avec l'expérience d'une vie. C'est une aventure, une expérience, globablement elle nous aura rendu heureux, mais que du bonheur ? Je n'ai même pas envie d'une vie qui ne serait que ça.

Quand au fait que ce soit horrible, je suis 100% d'accord sur ta partie sur la petite enfance @Théodora- . À l'échelle d'une vie, c'est rien. On focalise sur le post partum, les couches, les nuits et c'est une expérience qui est tellement intense quand on est dedans, que c'est normal. Mais en fait ça ne représente pas la parentalité. Il y a d'autres défis plus tard, ce n'est pas facile, mais qu'est-ce qui est facile dans la vie ?

Rétrospectivement, pourtant, je pense que dans ces articles et ces témoignages de mères qui dépeignaient l'enfer, il nous manquait une variable : celle de l'indicible. Parler "avec justesse" de parentalité me semble très difficile, parce que c'est indescriptible. Pas parce que le bonheur est si grand que je ne peux l'expliquer, non. De facto, c'est indescriptible. Les sentiments positifs que ça m'évoque je ne les avais jamais eus avant, idem pour les sentiments négatifs. Et maintenant que moi aussi, j'écris sur ce sujet, il m'arrive de me plaindre, comme ces femmes que je lisais jadis. Toutefois, je sais désormais qu'elles ne nous livrent pas leur expérience en entier, juste un morceau, et qu'on cache en général le plus fort : le pire, mais aussi le meilleur. Je ne pense pas que je sois capable d'expliciter à quel point, je les aime et à quel point les voir grandir m'émerveille. Il y a aussi quelque chose du très intime.

Encore une fois, ça vaut pour celles qui veulent des enfants et ne les regrettent pas. J'approche dangereusement la quarantaine, mes copines CF que je connais depuis toujours, aussi. Elles n'ont pas du tout changé d'avis même si nos enfants sont plus grands et les font marrer.
 
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DP


@Chat_Mallow article passionnant je vais regarder le docu !

Cette question de ne pas connaître une moitiée du monde me semble juste mais vraiment pas de la manière dont Marguerite Duras l’a dit.

Mais oui, ne pas connaître la maternité c’est passer à côté d’une moitié du monde.

Comme connaître la maternité c’est AUSSI passer à côté d’une moitié du monde.

Il y beaucoup de choses que je ne connaîtrais pas car je suis mère.

C’est pas grave, ce qui compte c’est de connaître la moitié du monde qui nous intéresse.
 
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Quand au fait que ce soit horrible, je suis 100% d'accord sur ta partie sur la petite enfance @Théodora- . À l'échelle d'une vie, c'est rien. On focalise sur le post partum, les couches, les nuits et c'est une expérience qui est tellement intense quand on est dedans, que c'est normal. Mais en fait ça ne représente pas la parentalité. Il y a d'autres défis plus tard, ce n'est pas facile, mais qu'est-ce qui est facile dans la vie ?

Que ce ne soit pas facile participe même de ce lien indicible, et les difficultés à l'âge adulte évoquées par les unes et les autres ici ne me semblent pas contradictoires avec le tableau positif que j'ai décrit.
L’adversité, c’est quasiment une condition sine qua none de transcendance, et c’est vrai que je ne connais pas un type de relation qui soit aussi riche et varié en adversité que l’enfantement et la parentalité :lol:
Y compris chez les adultes qui ont des relations apaisées et/ou globalement positives avec leurs parents (ce qui n’est pas rare, vous exagérez quand même :cretin: ), je ne connais pas grand monde pour qui c’est un long fleuve tranquille.
Simplement, je pense que les défis et difficultés qui viennent avec un enfant plus grand puis adultes ne sont pas du tout du même registre que l’épuisement et la restriction de liberté de la petite enfance, qui sont d’une intensité assez uniques.

Je me pose souvent la question quand on voit des gens très aisés ou connus qui ont beaucoup d’aide dans leur rôle de parents. Nurse de nuit, gouvernante, nourrice ou tout autre type d’assistance à qui déléguer certaines taches (et plus tard à l’âge adulte, moins de tension sur l’éducation, l’autonomie ou la construction d’une vie « responsable » compte tenu des moyens de la famille). Passé le confort certain de ces béquilles, est-ce qu’une parentalité sans adversité, expurgée de toutes les pénibilités, forge vraiment la même profondeur de lien sur la durée ? Est-ce qu’on accède vraiment aux mêmes expériences émotionnelles et affectives, est-ce qu’on atteint vraiment la même connaissance de soi que celle qu’on atteint dans l’expérience de la parentalité « ordinaire » ?
Que les vedettes fréquentant ce topic s’expriment :popcorn:
 
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Kettricken

Hate is always foolish. Love is always wise
13 Avril 2011
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@Théodora- Je me pose parfois la même question
J'en ai vraiment bavé avec le sommeil, ça a duré plus de 3 ans. Mais je me souviens que malgré l'épuisement, l'hébétude, et la colère face à ce que je vivais comme une injustice, y avait une part de moi qui se disait que c'était une façon de prouver à mon fils que quoiqu'il arrive, j'étais là
Je me rappelle que les premiers mois de sa vie, quand il hurlait au milieu de la nuit, ça m'arrivait de lui dire
- Tu peux hurler, tu peux m'empêcher de dormir, ça ne change rien : je t'aime. Ah, qu'est-ce que tu réponds à ça ? Je t'aime de toutes façons
Ca me permettait d'une part de ne pas lui en vouloir à lui (qui me mettait dans une situation décrite par la Convention de Genève comme de la torture :lunette: ) et d'autre part ça me rappelait que je subissais ça pour une excellente raison, que ça n'était pas pour rien.

J'ai une amie qui ne s'est jamais levée la nuit. C'était le deal avec son mec.
Bon de toutes façons, leur petit a fait ses nuits assez rapidement. Mais au début, je me demandais si elle ferait aussi bien du lien en refusant en bloc un aspect de la parentalité. Mais à côté de ça, elle s'en occupait beaucoup seule les we et les soirs la première année. Et donc elle a vécu d'autres difficultés que moi. Et le lien s'est créé super fort.

Ca m'a fait réfléchir et je ne sais pas si le lien se crée avec la difficulté. Y a des enfants qui sont des bébés hyper faciles (dorment après une semaine, pleurent très peu, peuvent être posés facilement) et j'ai pas l'impression que ça empêche la création du lien.
Par contre, indépendemment de la difficulté, est-ce que le fait de refuser une difficulté potentielle te met dans un autre rapport face à ton enfant ? Et en même temps, ça veut dire quoi "refuser une difficulté potentielle" ? Je l'ai mis à la crèche à 3 mois car faut bien bosser, est-ce que j'ai refusé une difficulté potentielle ? Est-ce que mon lien aurait été plus fort si je l'avais gardé deux ans avec moi ? (je crois pas, ça ne m'aurait pas convenu, j'aurais été moins heureuse et ça aurait pu abimer notre relation


@Chat_Mallow merci pour le partage. Le documentaire a l'air passionnant mais hélas je n'y ai pas accès en Belgique
@Destiel Mok´ moi je suis d'accord avec la phrase de Margueritte Duras pour moi. J'ai souvent dit que j'avais eu l'impression de découvrir tout un pan de la réalité en devenant parent. Toute une réalité cachée. Que je comprenais soudain très différemment l'humanité
Mais ça tient aussi sans doute du fait que j'avais très peu d'enfant dans mon entourag
 
5 Avril 2012
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@Kettricken
Compassion totale pour la privation de sommeil sur une si longue période (perso je ne dors même pas dans la même chambre que mon conjoint car ça amoindrit trop mon confort de sommeil et l’impact sur la durée est énorme. Alors une expérience comme celle que tu as vécue, avec des pleurs, où il faut se lever et gérer… Compassion aussi pour la multitude de conseils non sollicités que tu as dû recevoir dans cette période :cyclope:)

Je vois ce que tu veux dire sur l’absence de difficulté, ça affine ma réflexion. C’est pas tant qu’il faut des difficultés pour créer du lien, mais être la personne présente si toutefois il y en a. Ce serait étrange pour moi que quelqu’un que je paye sache mieux que moi ce qui apaise mon enfant la nuit, ou que lui soit habitué à recevoir une certaine réponse que je ne suis pas en capacité de lui fournir. Qu’il y ait une facette importante de ce qu’il vit qui m’échappe complètement.
Pendant longtemps, ma deuxième a commencé sa journée très très tôt (quand elle a eu fait ses nuits, elle se réveillait quand même à 4h30-5h00), je commençais donc rarement la journée de bonne humeur mais aujourd’hui, elle me demande souvent de lui raconter cette période de son enfance, je re-raconte à l’envi nos petits matins en tête à tête, comment elle pétait le feu et comment moi je fermais les yeux dès qu’elle tournait le dos, ça la fait beaucoup rire quand je mime la façon dont je m’endormais sur son tapis de jeu en faisant semblant de l’écouter, et j’aime pouvoir lui raconter ça alors que je n’ai clairement pas aimé le vivre :lol:
Chaque moment de sa petite vie d’alors est lové en moi, je trouve que c’est un « savoir » précieux. Etre la gardienne pour elle de ces souvenirs qu’elle a effacé de sa mémoire, ça fait partie des choses qui me font me sentir sa maman. Si tout était simple, ma foi c’est effectivement pareil, mais s’il y avait des difficultés, des moments par définition intenses, et que je devais appeler un ancien employé pour qu’il les raconte à mon enfant, je suppose que mon sentiment serait différent.

Cela dit, l’exemple que tu donnes de la crèche me parle. Comme pour tout il y a un curseur dans le dévouement que chacun place où cela lui parait juste.
 
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@Kettricken elle est aussi très vraie pour moi cette phrase, mes enfants ont changé ma vie, et j'ai découvert un pan du monde que je ne connaissais pas. En fait, je vis carrément dans un nouvel univers depuis que je suis mère et même si cet univers m'épuise, j'adore la personne qu'ils ont révélé. Je n'ai plus peur de vieillir, je suis au bon endroit, je me sens "complète", je n'avais jamais ressenti ça avant de les avoir.

Mais je vois ma meilleure amie CF, et elle vit des choses que je ne connais pas. Elle voyage énormément, elle a fait une carrière absolument dingue qui lui convient. Mon autre amie et son mari changent de pays d'habitation régulièrement pour le plaisir, j'aurais adoré pouvoir faire ça. Et quand ils ont un peu de sous qui tombent ils partent en vacances, nous on met de côté car on sait pas ce que la vie nous réserve et qu'avec deux petits on doit rester prudent. Alors qu'on est ultra privilégiés, et on a déjà eu la chance de pouvoir emmener nos enfants à l'étranger.

Je n'envie pas du tout leurs vies (et vice versa), comme j'ai dit, j'ai enfin trouvé l'existence qui me convenait, mais ce sont aussi des choses chouettes que je ne connaitrai pas.

@Théodora- c'est marrant je me pose souvent la question. Quand ma fille est née, pendant le premier mois je me disais que ce serait trop cool que quelqu'un s'en occupe à ma place et que je ne garde que le cool. Le lien n'était pas encore noué, je me disais bon ok, et maintenant quoi ?
Sauf que à force de fréquenter cette crapule, de tatonner à deux, de devoir m'en occuper même si je ne la connaissais pas et que c'était pas rigolo, l'amour fou m'est tombé dessus sans prévenir, elle est passée de bébé random à "Ma fille". Pour mon fils, je savais, alors ça c'est fait immédiatement.

Du coup je me demande si dans les familles où les parents sont présents mais que les enfants sont éduqués par d'autres, comment le lien se noue.
D'un autre côté, je me dis que si tu peux éviter les nuits reloues et les maladies, tant mieux pour toi. Surtout que moi le lien doit beaucoup à l'allaitement et au cododo, or je connais plein de parents très proches de leurs enfants qui n'ont ni allaité, ni fait du cododo.

Mais clairement, cette adversité m'a appris l'amour inconditionnel et pourtant j'avais si peur de ne pas les aimer si ils étaient 'durs". Ils ne l'ont pas vraiment été, mais suffisamment pour me souler à mort sans que mon amour pour eux ne soit jamais remis en question.
 

Kettricken

Hate is always foolish. Love is always wise
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@Destiel Mok´ j'ai pas vraiment la même sensation que toi. J'ai pas l'impression de vivre forcément une nouvelle vie (quoique) ou que j'ai trouvé ma place
Non j'ai surtout l'impression que je comprends l'humanité autrement. Ca a même changé ma vision de l'Histoire avec un grand H. De me dire que la majorité des gens ont vécu ça. Que ça peut expliquer tellement de choses dans les réactions humaines.
Bien sur qu'être parent a changé ma vie, mon quotidien.
Mais ça n'est pas de ça dont je parle quand je dis que j'ai "découvert l'autre moitié du monde"
Ceci dit, j'ai un peu du mal à l'expliquer
Parce que ça aussi changé ma vision de la Vie. Pas que de l'humanité, mais de ce qu'est la Vie. Question qui m'a toujours fascinée puisque je suis devenue biologiste. Et ben j'ai eu l'impression d'une révélation sur la marche de la Vie

Bien sur qu'on ne peut pas tout connaitre dans une vie.
Bon perso j'ai eu mon enfant tard donc j'ai eu le temps de faire plein de trucs avant. Et je ne suis pas certaine que j'aurais fait les choses différemment si je n'avais pas eu d'enfant.
La seule chose que je pense que je ne connais pas forcément, c'est le lien qui se noue entre deux personnes qui s'aiment sincèrement et qui choississent de se consacrer l'un à l'autre sans enfant. Ma soeur est dans ce cas, et j'ai l'impression que d'avoir posé ce choix une fois pour toute a changé leur dynamique de couple. Que je trouve très belle d'ailleurs.
Je suis très heureuse d'avoir découvert mon compagnon en père, je n'ai eu que des bonnes surprises de ce côté là. Le temps en amoureux me manque mais ça reviendra. Par contre, je me dis que je ne connaitrais jamais cette dynamique-là
 
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@Kettricken alors ca aussi je vois parfaitement ce dont tu parles. Enfin je crois. Ça m’a toujours passionné, mais du coup peut-être prétentieusement, je n’ai pas l’impression d’avoir eu “besoin” d’avoir des enfants pour comprendre tout ça et le concevoir “concrètement”. Les enfants viennent confirmer et illustrer un “savoir” que j’avais déjà, je crois. Au contraire, peut-être que c’est très présomptueux, mais comme je crois que j’avais déjà ces notions, ça m’a beaucoup aidé à comprendre mes enfants et leurs comportements.
 
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