@whatever7 Je ne suis pas sûre qu'à ce moment, le baiser serait considéré comme quelque chose de sexuel entraînant illico des poursuites (sans parler de l'impossibilité de verbaliser tous les couples et familles).
Par contre, à propos des preuves ... En plus des mythes sur le viol (qui conduisent à penser que si ça ne se passe pas la nuit sur un parking mal éclairé par un inconnu violent, on suppose le consentement de la victime), il faut garder en tête que les victimes sont rarement entendues. Même quand il y a des preuves (on le voit aux Etats-Unis avec les affaires comme Steubenville où il y a des photos de la victime n'étant pas en état de consentir parce qu'inconsciente et les jeunes présents dans ces soirées lèvent rarement le petit doigt), le mythe de l'accusation fausse a l'air de prendre le dessus.
Et surtout, il faut retenir deux choses en France. Pour maximiser ses chances d'être entendue, il faudrait se rendre aussi vite que possible au commissariat, avoir mis ses vêtements dans un sac en papier (pas en plastique), voir illico un légiste pour qu'il constate les lésions et ... Se faire agresser assez tôt dans l'année. Parce que les expertises ADN coûtent extrêmement cher, et que quand l'Etat n'a plus d'argent pour payer les labos, la procédure avance difficilement.
Oh, autre fun fact : il y a des fois où les affaires de viol sont requalifiées en harcèlement / attouchement sexuels par les juges. Pour le bien de la victime, pour que ça ne passe pas devant un jury populaire qui pourrait blâmer cette même victime.
Sachant qu'on pose des questions à la victime qu'on ne poserait pas à une autre victime, qui lui donnent l'impression qu'elle l'a cherché (comment elle était habillait, où elle se trouvait, si elle a su se débattre), je crois qu'on peut comprendre que certains préfèreraient qu'on qualifie plus rapidement une agression sexuelle.