Bonjour
Actuellement je vis au Japon et je suis dans une école internationale donc des personnes âgés entre 16 et plus . J en parle à mes profs et mes amis proches, car ayant déjà vécu ça je ne veux pas me laisser faire comme avant . De plus ce que je ne comprend pas dans le comportement de ma harceleuse c est Qu elle ne supporte pas que je l ignore et ne supporte pas quand je lui répond. Hier je l ai ignorer toute la journée et elle a liguer les gens contre moi. Dans ma classe personne ne s est assis a coté de moi et elle me manquait de respect des que je participais . en riant de moi. Le plus triste dans tout ça c est quand je me dis que des personnes ayant 26 ans sont censé avoir un peu de maturité hors la c est pas du tout le cas. Après le cours j ai expliquer tout ça a ma prof de japonais en japonais. Et le soir qui voilà. La fille qui me harcèle qui vient a nouveau m envoyer un message vicieux méchant et j en passe. Ce qui est marrant c est Qu elle m a supprimer de FB. Et c est toujours elle qui revient a la charge pour m en mettre plein la figure. Je n ai lu que la première phrase avant de supprimer ou elle me reprochait d en parler autour de moi. Puis j ai supprimer son message et je l ai bloquer. En soit plus Qu un mois a tenir avant Qu elle ne termine son séjour et rentre chez elle . mais ça en devient misérable a ce niveau la. Et ça me retourne l estomac .
 
Bonjour,

Désolée d'intervenir comme ça mais je ne te conseille pas de supprimer quoi que ce soit, messages, mails, etc, même si ça fait mal au coeur de retomber dessus et les avoir sous les yeux, il vaut mieux tout conserver dans ce type de situations.
 
Bonjour, et merci pour cet article.

J'ai été des harcelées au collège, en début de 6ème plus exactement, une fille tentait (et ce depuis le CM2 - mon arrivée dans cette école) de m'éloigner du groupe que je voulais intégrer. Sauf que face à une situation où j'étais désemparée, je pleurais. Alors elles me gardaient, parce que si je pleurais les adultes allaient voir, et si ils/elles voyaient, ils sauraient. En 6ème, j'étais seule avec cette fille dans ma classe à venir de la même école.
J'espérais que ça nous rapprocherait, qu'on oublierait tout ça. Avec le recul, si j'avais su que je pouvais demander à aller avec les autres de mon ancienne classe dans l'autre classe de 6ème, je l'aurais fait.
Et elle a réussi à m'éloigner de toute la classe.

"sans-ami" voilà ce qu'on disait en riant sur mon passage.

Alors je quittais tous les cours pour aller à l'infirmerie, parce qu'être enfermée avec tout ces gens hostiles me filait la nausée, le tournis. Au bout d'un moment, les profs renonçaient à demander au délégué de m'accompagner, peut-être pensaient-ils que je simulais, mais je n'en suis pas sûre, à chaque fois, l'infirmière constatait ma pâleur.
Je vomissais mon petit-dej tous les matins, sans jamais comprendre que c'était les autres élèves, et pas l'établissement et son organisation les responsables. J'ai fait ça pendant un trimestre entier.

Puis, pour ma survie, je commençais à aller voir les autres personnes seules, dont M, une fille petite, un peu ronde, avec des lunettes très épaisses, qui était la cible de sa classe. Ensemble, on ne craignait plus rien. Alors on passait nos récrés ensemble, nos midis aussi, sauf quand sa classe passait dernière de l'appel au réfectoire et la mienne première. Là, en général je ne mangeais presque rien, et j'avais des vertiges l'après-midi.

On avait fini par être un groupe de 4 filles.
L'une d'elle voulait me garder pour elle, et avait réussi à me faire virer M (finalement, elle a changé de collège, et M m'a pardonné, elle savait comment j'étais sans le groupe, juste avec elle).
Une autre des 4, celle qui était la cible n°1 de ma classe, avait des joues très rouges tout le temps et était blonde. Tout le collège, y comprit les 6è l'année suivante, ont prit l'habitude de faire comme les autres et de l'appeler "Vanille-Fraise". Avec le recul, c'est bien pour elle qu'elle soit partie en fin de 5ème.
"C'est pour rigoler" ne prenait jamais avec moi, ils étaient juste méchants, et n'assumaient pas.

J'ai aidé une copine à fuir sa mère qui la battait, malheureusement, étant partie en foyer, elle a quitté le collège, et je ne sais pas ce qu'elle est devenue.

Par la suite, j'ai toujours été très discrète, en milieu de 5ème la semaine au ski m'avait débridée un peu, j'avais parlé à mon crush du collège, et il avait l'air de m'apprécier à son tour. Puis les autres lui ont dépeint leur version de moi, et son jeu de la fin de 5ème c'était "je t'aime ; nan jdéconne". Jamais su si c'était la pression du groupe qui l'empêchait, et ça me trotte toujours en tête dans un coin. Je me suis renfermée de plus belle au retour du ski, attendant que lui soit comme durant cette semaine-là. Echec.

Puis en 4ème j'ai découvert que je n'étais qu'un bout de viande aux yeux des gars #joie

Être victime de harcèlement ne m'a pas conduit à harceler, au contraire, je me groupais avec les autres. On n'était pas populaires, mais on s'en foutait.
Au lycée, en 2nde, la fille que j'avais aidé finissait par trop me coller, et j'ai rompu trop brutalement notre amitié, mais elle m'a avoué préférer ma franchise.
Les années suivantes, je trainais avec deux potes gars, geeks comme moi, en classe, et avec des filles des niveaux inférieurs aux récrés et repas.
Comme j'avais passé maternelle et primaire dans une école classe unique jusqu'au CM1, c'était ce schéma qui m'allait le mieux, et je n'ai plus été victime. Des gens disaient qu'on était paumées, ou que j'étais paumée de trainer avec "des petites" mais elles étaient 1000x plus intéressantes qu'eux.

Finalement, tout ça a développé mon empathie et l'entraide, et ça me va :)
 
Heureusement qu'aujourd'hui on en parle, et j'ai l'impression que les gens sont plus vigilants vis à vis de leur enfant... Surtout quand celui-ci pourrait en être victime. Alors qu'il faudrait l'être autant, voire plus, si son enfant était agresseur ! Car, sans entrer dans les cas de violences familiales, de maltraitance, négligence, etc... il y a des comportements chez les adultes, qui paraissent anodins et qui, implicitement, confortent un gamin dans ce système. Par exemple, je prends un cas que j'ai connu : la personne qui se plaint devant l'enfant d'un collègue/un ami/autre qui l'agace, qui a des manies agaçantes, un mode de vie différent, un physique particulier, qui sent mauvais, qui s'habille de manière excentrique, etc., et se moque de lui ou tient des propos dégradants. Et bien ça va légitimer le comportement, comme quoi c'est normal de se moquer des gens qui sont différents de notre manière de vivre/penser/etc. C'est pour ça qu'on retrouve le même genre de comportements au travail :stare:, ça m'a choqué quand je suis entrée en entreprise d'y retrouver exactement les mêmes comportements que dans une cour d'école.
Alors, ça nous arrive à tous d'en avoir marre de quelqu'un pour x raison, mais inculquons à nos enfants que ça n'a pas à être exposé aux quatre vents. Là ce n'est pas excusable. Au moins ça...
 
On parle peu du harcèlement adulte. j ai été témoin d un cas de harcèlement au boulot. J étais en stage dans un bureau de 5 personnes. Et une des collègues était littéralement rejetée par les 4 autres (messes basses, moqueries, elles lui répondaient toujours d un air exasperé quand elle osait poser une question, ne lui adressaient jamais la parole). Et cette personne mangeait toute seule le midi. Bref affreux comme ambiance. Ce que je ne comprenais pas, c était que les 4 autres collègues étaient des personnes très sympas avec le commun de mortel, ouvertes d esprit, plutôt intelligentes (l opposé des harceleurs je pensais). Donc un midi je leur ai demandé pourquoi elles étaient si cruelles avec l autre, je leur ai demandé si elles arrivaient à dormir le soir ? Et ils ont tous eu la meme réaction : "non mais tu dis ça parce que tu la connais pas encore. Tu vas voir comme elle est chiante, on pensais comme toi aussi au début". Bref tout ça pour dire que quoi qu elle fasse, elle était la tete de turc sans vraiment de raison, mais d autre part elle allait le rester parce que ses collègues lui pourrissaient la réputation auprès des nouveaux. Je pense que c est très dur de sortir de ce schéma quand on est victime, d un part parce que les gens aiment faire perdurer la tradition (ya une victime et elle le reste) et d autre part parce que la victime est tellement brisée qu elle se renferme sur elle meme et n arrive même plus à redresser la tete et se défendre.
 
J'ai été harcelée à tous les âges.
De la primaire en arrivant comme nouvelle . Au collège, en étant celle trop originale pour rentrer dans le moule. Et à l'âge adulte, au travail , en étant celle qui a la malheur de l'ouvrir quand ça ne va pas. Résultat, des dépressions , des mal être constants et réguliers...
Alors quand je lis qu'on donne la parole aux agresseurs et que j'entend leur souffrance comme explications à leur agissement j'ai encore plus envie de pleurer. Je me revois gamine pleurant le soir parce que ma tenue sera jugée et analysée à la loupe par une bandes de gamines violentes et vicieuses. Je me revois être attendue le soir devant le collège a prier que ma mère soit en avance et qu'on ne me pète pas la gueule . Je sens à nouveau cette boule qui reviens le matin avant d'aller au travail, cette boule qui te demande si tu préfère pas te planter en voiture plutôt que d'aller te faire traiter comme une merde par tes collègues.
Alors non. Pas de pédagogie, pas d'excuses. Les bourreaux d'anciennes victimes. Et en claquement de doigt ça apporte de la légitimité a leur violence? Pas sûre de tenir les aboutissants d'un tel article.
 
oh les pauvre petite qui harcelait? et si on leur faisais prendre leur responsabilite? pourquoi ce ne serait pas au harcele.e.s de parler?

Mais justement, les harcelé.e.s ont bien souvent la parole. C'est justement intéressant d'avoir le point de vue de l'autre côté. J'ai aussi mis des années et des années à pardonner à ceux/celles qui m'ont harcelée au collège. Aujourd'hui, à 32 ans, j'ai pris du recul. Et en lisant cet article, j'en prends encore plus et je me rends compte à quel point par la suite, la pente a été glissante et comment j'ai failli plusieurs fois passer dans le camp des oppresseur.e.s. Quand tu as vécu le harcèlement, comme il est tentant de rentrer dans le moule pour ne pas prendre le risque que ça recommence ! Je me rappelle au lycée, trop contente d'être dans un groupe, ne rien dire en les voyant harceler une autre fille (que j'adorais en plus !!). Il m'a fallu un électrochoc et une sacrée dose de courage, quelques mois plus tard, pour rompre avec le groupe et aller m'excuser auprès d'elle ne pas l'avoir fait plus tôt.
... L'effet groupe, ça anesthésie, surtout à l'adolescence.
 
Le harcèlement est qualifié de scolaire parce qu’il a lieu dans l’enceinte de l’école mais comme déjà dit plus haut par @cococat et @Poissongrelotte le mécanisme n’est pas différent du harcèlement qui a lieu au travail et qui concerne des adultes. Ce sont les mêmes personnes et les mêmes schémas (pouvoir, emprise sur l’autre, jouissance etc.). Au travail les « harceleurs » sont adultes donc plus pervers et moins directs, ils savent mieux cacher leurs méfaits et manipuler l’entourage pour sauver leur image mais les motivations et les méthodes de ce genre de personnes toxiques sont les mêmes. Il y a des chances d’ailleurs pour qu’un harceleur qui a harcelé à l’école reste une personne toxique qui continue à agir de même au travail. Peut-être que certains prennent conscience de leurs agissements, mais ces personnes étaient alors simplement des « harceleurs » de circonstances qui peuvent juger leurs actes a posteriori, c’est visiblement le cas des personnes interrogées dans l’article mais ce n’est pas le cas de la majorité des harceleurs qui ne se remettront jamais en question et continueront à penser en termes de pouvoir et d’emprise sur autrui. Ce que je trouve gênant dans le fait de donner la parole aux harceleurs repentis c’est que ça laisse penser que personne n’est foncièrement mauvais, pervers ou toxique, que c’est simplement une question de circonstances, de moment, de groupe ou de nécessit, or je pense que c’est faux la plupart du temps du moins pour les meneurs (j’exclus les « suiveurs » de ce raisonnement).
 

skippy01

Peau lisse partout, justice nulle-part.
Je vois que ça en choque beaucoup qu'on donne la parole aux harceleuses. Pourtant, sans pour autant nier ou minimiser la douleur des victimes (ceux qui me connaissent savent que je serais bien la dernière personne à faire ça), ça me paraît nécessaire.

Il n'est nullement question de les excuser ni de les victimiser, mais de comprendre ce qui fait qu'elles en arrivent là. Ça peut être parce qu'elle a été ou est elle même victime de violence, à cause d'un mal-être, de l'inconscience du mal qu'on fait subir, du panurgisme instinctif, de la jalousie, de l'agacement (voire de la peur) que la victime va malgré elle susciter chez son bourreau, d'un réel sadisme, d'un besoin -plus ou moins conscient- de dominer ou que sais-je encore.

Que les anciens agresseurs rationalisent leurs actes, j'ai envie de dire, c'est plutôt normal. Notre inconscient déteste devoir admettre qu'on a agi gratuitement ou pour de mauvaises raisons, il se charge donc de nous fournir un semblant de justification.

Il faut bien garder en tête que les choses ne sont pas aussi binaires et manichéennes que «la pauvre victime vs le méchant harceleur», sinon on ne pourra pas lutter.
 
Lorsque j'ai passé mon BAC, avec la mixité, j'ai revu certains de mes harceleurs du collège.

Un en particulier, par un "meneur", mais un "suiveur", il s'est greffé à la conversation avec mes propres potes, avec qui on a papoté, qui m'a dit : " Tu sais, on a vraiment pas été sympa avec vous. Je ne comprends pas car vous êtes gentilles. On a pas été sympa, et pourtant tu me parles encore. "

C'est important, même si ça n'efface pas l'enfer vécu, de se dire que ces personnes se sont rendu compte qu'ils se sont mal comporté. Les regrets, les excuses n'arrivent jamais trop tard. Sincères évidemment, les excuses... On est pas là pour vous donner meilleure conscience quand vous vous regardez dans le miroir. D'autres vont soigneusement occulter leur participation au truc, je suis certaine que si on leur parle de harcèlement scolaire, ils vont te sortir : au collège? C'était génial, on était tous copains! :facepalm: Meuh non, pas de harcèlement... Nonon, on a jamais frappé machine, ni lui collé des chewings gums dans le dos, ni bousillé ses affaires, ni lui dire qu'elle pouvait se suicider etc ... ni s'en prendre à ceux qui essayaient de rompre son isolement, ni fait circuler des caricatures etc...
 

skippy01

Peau lisse partout, justice nulle-part.
Le plus terrible, c'est que je ne vois pas de solution au problème, pour plusieurs raisons.

1) Si c'est à cause des parents qui font de la merde, on ne peut rien y faire puisqu'il n'existe aucun moyen de les en empêcher.
2) Les réseaux sociaux semble conçus pour que l'impunité absolue y soit garantie. Ça n'a pas de frontière physique ou temporelle, les outils de signalement ne fonctionnent pas et les gérants de ces services s'en tamponnent, c'est encore moins pris au sérieux parce que c'est «virtuel» et on ne peut pas demander à la justice de poursuivre des milliers de personnes en même temps.
3) Tous les gouvernements rackettent allègrement le système éducatif, les profs peuvent à peine gérer la situation quand elle est calme, les hautes sphères de l'école tirent profit de l'étouffement d'affaires concernant la leur.
4) La culture du harcèlement se porte bien à la télé, et rapporte trop d'audience pour la pousser à faire quoi que ce soit.

Tout ça me donne l'impression que la problématique est dans une impasse.
 
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