Je voulais poster ce message dans « Je ne supporte pas », mais maintenant que je l'ai terminé, et vu le cheminement qu'il a pris, je réalise qu'il a plutôt sa place dans « je m'en veux de penser ça mais... ».
Je ne supporte pas qu'on me titille en revenant sur des moments où mes actions ont été en contradiction avec mes convictions. Ça m'est insupportable, parce que je me condamne déjà tellement violemment moi-même quand j'enfreins mes principes que les remarques d'autrui viennent jeter de l'huile sur un feu de base très ardent. Je déteste qu'on revienne là-dessus parce que ça me fait me sentir très conne et très infidèle à moi-même : j'ai beau enfreindre régulièrement, à divers degrés, certains de mes principes, je suis par contre assez lucide et réactive quand il s'agit d'identifier les moments où je suis en contradiction avec mon propre règlement moral. De ce fait, je déteste qu'une personne extérieure souligne un des manqués dont j'ai particulièrement honte, d'une part parce que ça amplifie la colère que j'ai contre moi-même, d'autre part parce que j'aimerais oublier que je ne suis pas la seule à pouvoir émettre un avis sur moi-même mais qu'hélas, autrui me voit et me juge ; et enfin parce que ça me donne l'impression que finalement, je n'ai peut-être pas les principes que je prétends avoir puisque je suis capable de les enfreindre. Et puis j'ai honte d'écrire tout ça parce que si je déteste tant que ça qu'on me mette face à mes grosses contradictions, libre à moi d'essayer de les réparer. Ça m'est arrivé récemment donc je vais illustrer...
Au-delà du fait que, dans cet exemple précis, ma réaction est profondément débile puisque le danger réel reste le même, que le conducteur soit mon amie ou mon copain ; elle révèle mes réflexes mentaux tordus. Finalement je supporte mieux de collaborer à une activité que je condamne quand elle est menée par quelqu'un dont je me sens détachée (ami, parent) ; plutôt que quand ça concerne quelqu'un avec qui je me sens entremêlée (mon mec, et uniquement mon mec). C'est bizarre d'employer le terme « détachée », parce que je suis extrêmement proche de mes amis ou de ma famille. Il ne s'agit pas de dire que leur vie et leurs choix m'indiffèrent, bien au contraire, j'ai beaucoup d'empathie pour eux. Mais je ne sais pas, aussi proches que l'on puisse être, je sais faire la distinction entre leurs choix et les miens, leur éthique et la mienne, et je vis mieux les contradictions entre nous. Quand il s'agit de mon copain, ça me fend le cœur de laisser passer des choses qu'il dit ou fait et qui vont contre mes convictions, parce que j'aimerais que l'on ait le même code moral. Ainsi, des contradictions qui me sont supportables venant de gens que j'aime énormément comme mes parents ou mes meilleures amies deviennent difficile à gérer quand elles viennent de mon mec, j'ai l'impression que ça m'implique trop et que ça remet trop en question mes principes, j'ai du mal à prendre cette distance que je réussis à instaurer extrêmement facilement avec tous les autres gens que je côtoie (je crois que je suis assez difficilement choquable, et j'aime bien entendre des gens qui raisonnent ou pensent différent de moi). Bref, je suis en train de dévier totalement, mais c'est en écrivant que j'ai réalisé cet espèce de deux poids deux mesures étrange en ce qui concerne mes réactions face au bafouement indirect de mes principes. En fait maintenant que j'ai fini ce spoiler j'ai l'impression de n'avoir aucune morale
Ne pas citer svp.
Je ne supporte pas qu'on me titille en revenant sur des moments où mes actions ont été en contradiction avec mes convictions. Ça m'est insupportable, parce que je me condamne déjà tellement violemment moi-même quand j'enfreins mes principes que les remarques d'autrui viennent jeter de l'huile sur un feu de base très ardent. Je déteste qu'on revienne là-dessus parce que ça me fait me sentir très conne et très infidèle à moi-même : j'ai beau enfreindre régulièrement, à divers degrés, certains de mes principes, je suis par contre assez lucide et réactive quand il s'agit d'identifier les moments où je suis en contradiction avec mon propre règlement moral. De ce fait, je déteste qu'une personne extérieure souligne un des manqués dont j'ai particulièrement honte, d'une part parce que ça amplifie la colère que j'ai contre moi-même, d'autre part parce que j'aimerais oublier que je ne suis pas la seule à pouvoir émettre un avis sur moi-même mais qu'hélas, autrui me voit et me juge ; et enfin parce que ça me donne l'impression que finalement, je n'ai peut-être pas les principes que je prétends avoir puisque je suis capable de les enfreindre. Et puis j'ai honte d'écrire tout ça parce que si je déteste tant que ça qu'on me mette face à mes grosses contradictions, libre à moi d'essayer de les réparer. Ça m'est arrivé récemment donc je vais illustrer...
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Au-delà du fait que, dans cet exemple précis, ma réaction est profondément débile puisque le danger réel reste le même, que le conducteur soit mon amie ou mon copain ; elle révèle mes réflexes mentaux tordus. Finalement je supporte mieux de collaborer à une activité que je condamne quand elle est menée par quelqu'un dont je me sens détachée (ami, parent) ; plutôt que quand ça concerne quelqu'un avec qui je me sens entremêlée (mon mec, et uniquement mon mec). C'est bizarre d'employer le terme « détachée », parce que je suis extrêmement proche de mes amis ou de ma famille. Il ne s'agit pas de dire que leur vie et leurs choix m'indiffèrent, bien au contraire, j'ai beaucoup d'empathie pour eux. Mais je ne sais pas, aussi proches que l'on puisse être, je sais faire la distinction entre leurs choix et les miens, leur éthique et la mienne, et je vis mieux les contradictions entre nous. Quand il s'agit de mon copain, ça me fend le cœur de laisser passer des choses qu'il dit ou fait et qui vont contre mes convictions, parce que j'aimerais que l'on ait le même code moral. Ainsi, des contradictions qui me sont supportables venant de gens que j'aime énormément comme mes parents ou mes meilleures amies deviennent difficile à gérer quand elles viennent de mon mec, j'ai l'impression que ça m'implique trop et que ça remet trop en question mes principes, j'ai du mal à prendre cette distance que je réussis à instaurer extrêmement facilement avec tous les autres gens que je côtoie (je crois que je suis assez difficilement choquable, et j'aime bien entendre des gens qui raisonnent ou pensent différent de moi). Bref, je suis en train de dévier totalement, mais c'est en écrivant que j'ai réalisé cet espèce de deux poids deux mesures étrange en ce qui concerne mes réactions face au bafouement indirect de mes principes. En fait maintenant que j'ai fini ce spoiler j'ai l'impression de n'avoir aucune morale

Ne pas citer svp.
Dernière édition :
) ; et je crois que je te comprends carrément.
), je ne vais pas particulièrement me sentir coupable.
faudra que je travaille là-dessus), surtout que je suis exigeante envers moi-même et que ces "manquements", tout comme toi, je me les reproche déjà.
.
) de le dire, c'est quand elles m'incluent ou qu'elles parlent en mon nom que ça me rend folle. Si elles postent un truc sur une pièce de théâtre "Magnifique pièce, on a tous adoré, on a tous trop pleuré. On reviendra voir cette troupe !". Euh et si c'était pas mon cas ? J'ai l'impression que si je suis pas d'accord ça casse leur petit monde de la culture glamour et trop cool, et que ça fait désordre dans la représentation qu'ils veulent donner de leur vie
.