A
atlas
Guest
epee;4514176 a dit :adita;4513599 a dit :epee;4513551 a dit :Du coup quand je tourne dans un parking sur lequel il ne reste que les places pour handicapés je me dis juste "merde c'est complet", ça n'effleure même pas mon esprit de me mettre là quoi
Je crois que je ne supporte pas non plus le regard soit misérabiliste, soit "tu es un héros du quotidien" que les gens peuvent porter sur le handicap.
ça me fait penser à un truc.
Quand je bossais aux inscriptions de ma fac, une fille se pointe pour s'inscrire, dans un fauteuil. Elle n'avait pas l'air fatiguée du tout (ça peut arriver parfois, quand on a une maladie lourde) et se met tranquillement dans la queue pour s'inscrire.
Et là mes collègues me disent de la prendre tout de suite pour l'inscription (alors qu'on est fin août en milieu d'après-midi : file d'attente de dingue). Vachement surprise, je leur demande pourquoi. Et ils sont choqués de ma question, vont chercher le "chef" qui m'ordonne sans ménagement de me pousser, prend ma place, fait passer la fille devant tout le monde et prend personnellement en charge son inscription en lui parlant comme à une handicapée mentale (alors qu'elle vient s'inscrire à la fac.
Je suis encore totalement perplexe face à cette réaction. Elle n'est pas enceinte ni malade, elle n'a pas l'air particulièrement pressée, elle fait la queue tranquillement pour venir s'inscrire à la fac comme tout le monde, pourquoi l'afficher comme ça ?Pour lui faire sentir le plus possible sa différence qu'elle vit déjà 24h/24 ?
Bref.
J'ai fait le même taf que toi et en fait, on a pas le "droit" de laisser attendre les gens qui ont un handicap, ça nous arrivait tout le temps (très grosse fac) et en fait, mon patron nous avait expliqué qu'il pouvait avoir des problèmes si les handicapés ne passaient pas en priorité. C'est un espèce de règlement il semblerait.
Pour lui faire sentir le plus possible sa différence qu'elle vit déjà 24h/24 ?
Non mais sérieux, qui a déjà accompli l'exploit de finir La Distinction sans y laisser sa santé mentale!? (ceci n'est pas une question rhétorique!) .
" j'ai laissé tomber l'affaire.
Enfin surtout quand la personne est embarrassée parce qu'elle pense qu'elle a fait quelque chose d'inapproprié sans le faire exprès et qu'elle pense que du coup ça peut me gêner ou me mettre en colère alors que pas du tout. Comme ce n'est absolument pas clair ce que je raconte, je vais donner un exemple. 

et l'un des deux m'a levé son pouce avec un clin d'oeil, et il avait l'air franchement content que quelqu'un latte la gueule à l'autre enfoiré. Le connard a rien osé me répondre tellement j'étais furibarde 
mais je me mets à la place d'un handicapé, je crois que je n'oserais pas "mettre en avant mon handicap" pour passer en priorité, ça m'embêterait !)
.
"quewa ? y'a quelqu'un ?? je vois pas du tout" (heureusement il existe des gens sympas quand même
).
. C'est un état transitoire certes mais c'est pas pour autant que ce n'est pas difficile à vivre (n'en déplaise aux connards pour qui "la grossesse n'est pas une maladie"
).
) etc etc. Mais le pire, c'était vraiment les femmes enceintes et SURTOUT les maris de femmes enceintes. Faisant un rejet total de la grossesse et des enfants (mais j'en veux quand même, c'est assez paradoxal, mais l'état de grossesse me terrifie) j'avoue avoir vraiment eu des envies de merde quand madame passe devant tout le monde en caressant son vente avec délectation style "je porte la vie, je dois passer", tout cela sous le regard énamouré de son mari (ou hargneux envers ceux qui oseraient protester, ça dépend).
.