Je voulais dire ça dans le sens qu'ils défendent toujours leurs causes par la violence, comme les SJW. Ceci dit, c'est vrai que c'est leur seul point commun.
A un moment j'aimerai qu'on m'explique comment on milite sans violence. Ceci est une vraie question.
Parce que personne ne va donner des droits à d'autres gen.te.s en allant à l'encontre de ses convictions ou intérêts juste parce qu'on leur a demandé gentiment. Les hommes (en tant que groupe social) n'ont aucun intérêt à céder aux revendications féministes, les groupes homophobes n'ont aucun intérêt à donner des droits aux personnes homosexuelles, les blanc.he.s aucun intérêt à ce que la discrimination envers les personnes racisées s'arrête... Certes, il y en aura une partie qui se dira bien que c'est pas normal et rejoindra les différentes causes en position d'allié.e.s, mais pour les autres on fait quoi ? On les laisse gentiment faire leur merde et marcher sur la gueule des personnes dominées ?
La violence est indispensable en militantisme. C'est pas obligatoirement des parpaings dans la tronches, mais pour beaucoup, leur imposer "tu te tais et tu m'écoutes car c'est ce que je vis et tu dois savoir comment ça fonctionne pour les autres que toi", c'est une violence. Dire "tu ne peux pas faire ce que tu veux de moi et agir comme tu le faisais jusqu'ici t'es désormais interdit", c'est une violence. Dire "même si tu crois que le foetus dans mon ventre est vivant au même titre qu'un bébé, tu n'as rien à dire sur son sort car le choix n'appartient qu'à moi", c'est une violence.
Sans violence, sans capacité à imposer ce qu'on veut à l'autre en face, on a plus qu'à arrêter. Déjà qu'on est en position de dominé.e.s et qu'on a donc pas ou peu de moyens de pression, si en plus on ne peut pas user de violence pour pousser la botte qui nous marche dessus, on est pas sorti.e.s des ronces !