@TennanTen j'ajoute ma petite pierre au débat avec mon exemple. Pendant des années, j'ai été titulaire remplaçante dans l'enseignement, fonctionnaire certes mais sans poste fixe et nommée sur une grosse zone, sans que les chefs d'établissement ne prennent forcément en compte que j'avais des déplacements lourds à gérer en plus du boulot; il m'arrivait de me lever à 5 heures du matin, rentrer à 20h et avoir encore des copies à corriger, ou des cours à préparer. J'étais épuisée, et j'attrapais tout ce qui passait. Donc un arrêt de travail me permettait de souffler un peu... Et j'ai fait des débuts de burn out, à cause de tout ce stress accumulé et de la culpabilité, parce que par exemple je mettais des plombes à corriger un paquet de copies. Par ailleurs, selon les métiers, il y a des maladies où tu peux venir bosser et d'autres pas. Par exemple, une personne dont le boulot lui permet d'aller aux toilettes quand iel le souhaite peut aller bosser avec une gastro pas trop sévère, mais moi, qui doit envoyer chercher un surveillant avant d'aller aux toilettes, c'est plus embêtant. Rien que vendredi, je ne pouvais plus tenir après être venue bosser toute la semaine avec une laryngite et un début de bronchite, et je faisais mal mon boulot.