@MorganeGirly Je pense que ta coloc est misophone effectivement, et les bruits que tu décris m'insupportent aussi mais je prends sur moi. Les trucs qui raclent, les bruits de couverts, oui c'est pénible pour moi aussi, mais je prends sur moi en me disant que ça va s'arrêter à un moment ou un autre.
Personnellement, quand je suis obligée de manger avec des gens, soit je fais en sorte d'être à une certaine distance des autres, soit je fais en sorte qu'il y ait un bruit de fond : manger au restaurant, dans un square, manger avec la télé, ou même avec une musique de fond. Ça déconcentre, on évite de rester focus sur ces bruits qui nous irritent.
Elle peut aussi mettre des écouteurs, des bouchons d'oreille... Mais il faut aussi comprendre que la misophonie est incurable, même avec un suivi psy. On peut aller voir un psy pour en parler, mais ça s'arrête là. Et on aura beau nous dire 200 fois "les gens ne font pas tous exprès de faire du bruit lorsqu'ils mangent", on sort, on mange avec quelqu'un et là paf, bruits de bouche, et c'est l'engrenage. Et si rien n'est fait pour désamorcer la situation, ça peut finir dans ce que tu décris, réaction épidermique, énervement, colère, et après on s'en veut énormément. C'est à nous qu'on en veut le plus. La misophonie ça nous détruit. C'est comme les gens qui ont des TOC, qui ne peuvent pas s'en empêcher, qui savent que ça va arriver, qui sentent le truc venir, et qui une fois le TOC passé se disent "putain encore une fois, c'est pas vrai, je suis une merde". C'est dur, c'est pénible, au quotidien c'est invivable. Et c'est pour ça que je refuse de vivre en coloc avec quelqu'un. Je préfère vivre seule. Quand à la vie de couple. . . Bon . . . Passons !
Pour revenir à ta situation, la vie avec un.e misophone est très difficile mais pour tout le monde. Mes parents aussi en ont fait les frais, et il a vraiment fallu que je pète les plombs jusqu'à la crise de nerfs pour qu'ils fassent des efforts. Sinon j'étais folle, comme ils le disaient eux-mêmes. Je me permets de te partager cette vidéo, pour que tu comprennes peut-être un peu mieux : Misophonie . Et aussi cette interview de Bruno Salomone, qui ose parler de misophonie (il a même écrit un livre, je l'aime ce gars) : Interview .
Le mieux à faire c'est d'en parler à tête reposée, hors repas, même hors de votre logement. De lui demander ce qui se passe, pourquoi ça la met dans un état pareil, de lui expliquer que tu n'as pas l'impression de faire du bruit, qu'on ne te l'a jamais dit... Mais vraiment une discussion calme et posée, où tu prends le temps de lui expliquer, où tu prends le temps de l'écouter, calmement... J'insiste parce que c'est tellement épidermique comme réaction que ça peut partir très vite en cahouète.
Personnellement, quand je suis obligée de manger avec des gens, soit je fais en sorte d'être à une certaine distance des autres, soit je fais en sorte qu'il y ait un bruit de fond : manger au restaurant, dans un square, manger avec la télé, ou même avec une musique de fond. Ça déconcentre, on évite de rester focus sur ces bruits qui nous irritent.
Elle peut aussi mettre des écouteurs, des bouchons d'oreille... Mais il faut aussi comprendre que la misophonie est incurable, même avec un suivi psy. On peut aller voir un psy pour en parler, mais ça s'arrête là. Et on aura beau nous dire 200 fois "les gens ne font pas tous exprès de faire du bruit lorsqu'ils mangent", on sort, on mange avec quelqu'un et là paf, bruits de bouche, et c'est l'engrenage. Et si rien n'est fait pour désamorcer la situation, ça peut finir dans ce que tu décris, réaction épidermique, énervement, colère, et après on s'en veut énormément. C'est à nous qu'on en veut le plus. La misophonie ça nous détruit. C'est comme les gens qui ont des TOC, qui ne peuvent pas s'en empêcher, qui savent que ça va arriver, qui sentent le truc venir, et qui une fois le TOC passé se disent "putain encore une fois, c'est pas vrai, je suis une merde". C'est dur, c'est pénible, au quotidien c'est invivable. Et c'est pour ça que je refuse de vivre en coloc avec quelqu'un. Je préfère vivre seule. Quand à la vie de couple. . . Bon . . . Passons !
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Pour revenir à ta situation, la vie avec un.e misophone est très difficile mais pour tout le monde. Mes parents aussi en ont fait les frais, et il a vraiment fallu que je pète les plombs jusqu'à la crise de nerfs pour qu'ils fassent des efforts. Sinon j'étais folle, comme ils le disaient eux-mêmes. Je me permets de te partager cette vidéo, pour que tu comprennes peut-être un peu mieux : Misophonie . Et aussi cette interview de Bruno Salomone, qui ose parler de misophonie (il a même écrit un livre, je l'aime ce gars) : Interview .
Le mieux à faire c'est d'en parler à tête reposée, hors repas, même hors de votre logement. De lui demander ce qui se passe, pourquoi ça la met dans un état pareil, de lui expliquer que tu n'as pas l'impression de faire du bruit, qu'on ne te l'a jamais dit... Mais vraiment une discussion calme et posée, où tu prends le temps de lui expliquer, où tu prends le temps de l'écouter, calmement... J'insiste parce que c'est tellement épidermique comme réaction que ça peut partir très vite en cahouète.



