+1 avec
@Anableps et même au delà du principe même de conscience je ne vois pas pourquoi cet argument t'apparaît si important
@Pluie d'automne ? Le fait qu'ils puissent souffrir n'est-il pas suffisant? (tout comme
@Linwe je t'invite vraiment à regarder le TEDx dont je parlais tout à l'heure qui devrait te faire remettre en question pas mal de points, en particulier ceux sur l'empathie et la notion de projet, d'envisager l'avenir chez l'animal. Et c'est une conception quand même très antropocentrée et fortement teintée d'une vision prométhéenne de la vie. Finalement à travers ce genre de propos on perpétue, plus ou moins inconsciemment, le modèle théologique du dieu Anthropos.
Surtout que bon, personnellement j'aimerais bien savoir quel rôle de si important nous avons à jouer dans ce monde (j'avoue avoir souri quand tu parlais de se soucier de sa retraite

) ; pour le moment à part le détruire, je ne vois pas trop ce qu'on y fait...
À ce titre, je t'invite à lire les théories de Camus sur le monde absurde. Toi qui citais Ionesco, tu devrais y trouver une certaine résonance dans ses propos

.
Ajouter à ça le fait que, si l'on reste du côté des animaux: savoir que les porcs sont plus intelligents que nos chiens ne nous empêchent pas de trouver révoltant que certains pays consomment ces derniers. D'ailleurs très peu de personne envisagent une seule seconde d'élever un canidé pour ensuite le manger (en le tuant ou en attendant qu'ils meurent de vieillesse), non? Comment expliquer ce phénomène si ce n'est par de la pure dissonance cognitive?
J'aimerais rajouter une dernière chose : n'allez pas croire que les personnes végé/végan qui vous répondent sur le forum sont nées ainsi (enfin elles sont minoritaires si c'est le cas). Le coup de l'argument du lion, de l'homme au dessus de la chaine alimentaire, du cri de la carotte, etc.. On l'a souvent nous mêmes sortis quand on était face à un bouffeur de laitue

Notre société est brassée par le spécisme et s'est presque construite autour de ce modèle, donc c'est parfois difficile de concevoir un "autre modèle". Pourtant dès l'antiquité il y a eu de nombreux débats sur la question et le sacrifice pur de l'âge d'or était en réalité végétarien. (Pour celles.ceux qui aiment la littérature, allez regarder comment le sacrifice d'un animal était d'ailleurs justifier dans les textes à l'époque: l'animal était en réalité puni pour avoir causé du trouble #culpabilitédetuermonboeufrepresent. C'est passionnant de voir l'impact de notre culture sur les représentations que ça imprime dans l'imaginaire collectif et comment ça façonne notre rapport aux autres espèces -et à l'humanité elle même!-)