@Lunafey et
@Morpheme Alors, je suis allé me renseigner sur la situation québécoise du coup.

Et elle est à la fois proches et différente de celle de la France...
Je m'explique, comme le disait Morphème effectivement le Quebec est plus avancé sur la féminisation des noms et des circulaires ainsi que des guides pour inciter les genTes à user du langage inclusif circule dans le pays les depuis les années 80.. Date à laquelle nous avons seulement commencé à nous pencher sur le sujet... Donc la féminisation des noms est bien appliquée et le gouvernement met à disposition toute une documentation assez riche et précise pour parler de manière inclusive et safe (j'ai vu que sur le site de leur gouvernement qu'il y a des fiches entières (en anglais pour le coup mais j'ai vu des guides similaires circuler en français pour les entreprises) sur la façon de féminiser les noms, parler des personnes racisées, des personnes en situation de handicape, des personnes non hétéros ou des personnes transgenres... Il y a donc un bel effort de fait à tout les niveaux mais en aucun cas je n'ai vu passer de recherches sur un pronom et une terminaison neutre...
En fait j'ai l'impression que c'est comme en France les personnes qui centralisent les recherches, travaille en termes binaires et n'ont conscience que des genres masculins et féminins, toutes le subtilités et l'existence même du non binarisme leur échappe et pour être honnête je doute même que ce soit quelque chose qu'iels connaissent... Par contre iels ne cherche pas non plus à créer un neutre qui pourrait englober la "masse" dans sa globalité, même au canada on reste sur une conception genrée des groupes soit au féminin soit au masculin... Du coup j'ai l'impression qu'en dehors milieux militant LGBT+ la question du neutre ne se pose pas... Donc à moins qu'on réussissent à se faire entendre on est pas prêt.e.s de voir les choses bougée de ce coté là, malheureusement.
[HS incoming, mais je trouvais ça intéressant:
Pour ce qui est du canada il semblerait que les premières recherches sur la féminisation du langage (et qui ont ensuite débouchées sur le langage inclusif) aient été menées par des courants catholiques féministes, d'ailleurs de ce que j'ai pu lire j'ai l'impression que c'est l'église catholique au Canada qui à fait beaucoup bouger les choses dans ce sens. Il y a un certains nombre de colloque ou d’études menées sur le sujet dans le cadre des textes saints qui débouchent sur des propositions de langages générales, ou même des textes qui sont refusés car n'utilisant pas la langage inclusif. De ce que j'ai pu lire (après c'est à prendre avec des pincettes parce que j'ai surtout lu ça sur des sites catholiques et j'ai rien vu qui infirme ou confirme ça ailleurs) c'est les recherches menées par des féministes catholiques qui auraient lancé les premières impulsions pour la révision du langage et qui continueraient de la faire actuellement le tout en s'appuyant sur une relecture féministe de la bible. Une chose est sûre le langage inclusif est un sujet régulièrement abordé et questionné par l’église canadienne (allez savoir pourquoi j'ai des doutes qu'une même situation soit actuellement possible en France

). Par contre si c'est bien comme ça que ça se passe je pense qu'on à, peut être,un début d'explications sur l'absence de neutre: si il y a acceptation et même revendication, en l’occurrence de la nécessite de la féminisation du langage , je ne sais pas comment se positionne et se situe l'église canadienne vis à vis de la trans identité en générale et c'est peut être là que ça coince pour proposer une forme neutre...
Fin du HS

]
Par contre
@Lunafey je te rejoins totalement sur l’académie française: avec ces personnes là on est pas sortis , mais vraiment pas...
Quelques sources si ça vous intéresse:
Les fiches de langage inclusif en anglais par le gouvernement canadien
Résumé de conseils pour l'usage du langage inclusif dans une entreprise canadienne en français cette fois
Une histoire du langage inclusif au canada (sur un site catholique)
Et un guide pour l'usage du langage inclusif édité par l'Eglise Unie du Canada ( du coup très centré sur le e textes saints avec interprétations d'extrait allant dans le sans de la nécessite de l'utilisation du langage inclusif, mais pour se faire une idée de l'importance du langage inclusif pour les catholique canadienne)