@Aliénor. : Cette nuit, elle s'est réveillée (perte de doudou ^^) et elle avait mouillé son lit. Je l'ai changée, je lui ai remis un lange, et ce soir, je pense qu'on va lui en remettre en lui expliquant comme toi. Je pense qu'elle n'est pas encore tout à fait prête même si elle dit que oui. J'espère juste ne pas la vexer ou la braquer par rapport à ça.

Mais j'en peux plus des lessives et de changer les draps, je fais que ça !

Pour ton fils, ma fille a tendance à faire la même chose quand elle est très inquiète (elle n'est pas si anxieuse, donc c'est relativement rare) mais la fois la plus marquante, ça a été la naissance de son cousin. Pour la première fois, elle a été infecte avec moi (j'ai fini un matin à 10h réfugiée sur l’îlot de ma cuisine, en hauteur, à pleurer d'impuissance aha) et ce qui a fonctionné, c'est la patience (et ouais

), le fait de garder en tête qu'elle ne faisait que réagir à une grosse inquiétude, quelques livres (elle est très réceptive à ça, et ça a été très rapide à "agir" ("je t'aimerai toujours quoi qu'il arrive" et un autre du même acabit dont j'ai oublié le titre là tout de suite), puis le fait de la sortir de notre "couple infernal" du moment. Elle a passé une journée sans moi, rien qu'avec son papy et sa mamy, ils ont un peu parlé, à son retour elle m'a rapporté un petit cadeau et elle s'est calmée presque de suite..
Peut-être que ça pourrait aider ton mari que quelqu'un d'autre de proche parle de tout ça avec lui, loin de ton mari ? Bon courage, ça a été un des moments les plus difficiles à vivre avec elle.
Pour la colère : je viens d'une famille où il n'y a jamais eu de violence physique (enfin ado, j'ai quand même pris un coup de pied au cul, mais rétrospectivement, je me le serais mis aussi


) mais où on crie facilement. Mon grand père était un très grand colérique, ma mère une grande colérique, et jusqu'à mes 20 ans, j'avais tendance aussi à fonctionner comme ça avec ma famille. C'est mon mari qui m'a sortie de ce fonctionnement, c'est avec lui que j'ai appris à discuter posément, à s'écouter l'un l'autre, à ne pas s'emporter/crier etc (bon ça arrive quand même une fois de temps en temps mais c'est très rare)
Déjà, ça m'a pris un temps fou, et des ressources d'énergie incroyables. Mon mari a aussi été très patient (pour ne pas hurler, je me murais dans le silence et ça pouvait durer des heures, heures qu'il passait à essayer de me faire communiquer,..)
Mais ça a fini par me passer..

Je ressens très facilement de la colère, de la rage, même, de la tristesse, de la joie, je n'ai jamais vécu les choses "doucement" (quoique les anti dépresseurs adoucissent un peu tout ça

mais je peux décemment pas conseiller à tous les émotifs d'en prendre

) et il m'arrive de crier sur ma puce. Mais je me dis que je me suis très souvent disputée avec ma mère, qu'on a passé du temps à se beugler dessus, mais que ça ne nous a jamais empêché d'être proches. Je ne lui en veux pas, en fait, je trouve même que vu ce qu'elle a vécu elle, ben c'était déjà énorme d'en être arrivée là. Du coup, je culpabilise relativement peu quand je crie sur ma fille.

C'est plutôt rare, enfin je hausse la voix tous les jours, mais vraiment crier, c'est plutôt rare, et j'ai plus tendance à crier "dans le vent" que sur elle, et je vois bien qu'elle en a déjà conscience.

Puis si je passe les bornes que je me suis fixée, si je dis des choses qui dépassent ma pensée, je m'excuse, je lui dis pardon. Et quand je la repousse (ce qui semble d'ailleurs la blesser plus que m'entendre crier

) elle n'hésite pas à faire savoir que ça la dérange "on ne dit pas des choses pareilles, maman", et ça me fait redescendre de suite. L'autre jour, l'aspirateur fonctionnait plus, j'essayais de le réparer, je pestais, et elle me répétait "ça va maman ? un peu d'aide ? faut changer les piles ? (


)" en boucle, et je lui ai dis : "mais laisse moi, va voir ailleurs si j'y suis, tu m'énerves" et elle a de suite dit : "il ne faut pas dire des choses pareilles", et ça m'a remis les idées en place.
Encore une fois, faut jamais sous estimer la capacité qu'ont nos enfants à comprendre les choses et à nous enseigner de meilleures manières de faire au fil du temps de par leurs réactions
