Week-end riche en émotions chez nous aussi !
M. commence à ramper, pas encore sur de grandes distances, mais suffisamment pour atteindre ce qui l’intéresse et pour tomber du lit ! Je l’avais laissée au milieu de notre lit presqu’endormie (pour aller m’engueuler avec mon mari parce que l’ainée ne dormait pas, que notre liste « à faire » ne diminue pas…) et nous avons été interrompus par un boum suivi de pleurs. Elle est tombée sur la couette qui était par terre donc plus de peur que de mal mais voilà c’est fini le doux temps où on pouvait la laisser en plan sans risque.
Le soir nous avons regardé un film spécial fête des pères et mon mari a eu une grosse grosse prise de conscience de la violence éducative ordinaire dans laquelle il est entré. Il a pleuré tellement fort, il était tellement mal que j’ai même pensé que sa violence allait au-delà des colères/cris, menaces de fessées et fessées dont il commence effectivement à avoir un usage trop fréquent par rapport à nos idéaux. Il veut changer, il réaliste que ça fait plus de mal que de bien, qu’elle n’a pas besoin de devoir marcher à la baguette, etc. C’était intense mais je suis contente qu’il ait eu cette illumination, j’espère que dans la durée il réussira à être plus patient et à l’écoute, je me suis engagée à l’aider. C’était samedi.
Hier, nous avons cumulés des décisions de parents en mousse qui ont failli nous conduire à un grave accident. Nous sommes sortis à 45 minutes de route en mode « il va faire beau même si c’est couvert » donc je prépare chapeau, lunettes de soleil et un pull au cas où pour chacun. Mon mari prend la poussette. Sauf qu’en fait une fois arrivés il pleut, un petit crachin breton qui mouille quand même. Et je découvre qu’il n’a pas pris la capote de la poussette… nous décidons donc de poser le cosy dessus pour que la tête de M soit abritée (nous avons aussi une couverture pour elle heureusement). AL habille un 2e pull et son chapeau pour se protéger de la pluie et c’est parti ! Nous passons une bonne après-midi tantôt à l’abri, tantôt dehors. Et puis c’est le soir, le moment de rentrer et dans notre empressement nous décidons de sortir par la porte plus près du parking mais sans plan incliné. Pas grave, nous sommes deux. Nous soulevons la poussette pour descendre les quelques marches, et là, le drame (j’avais fait attention tout l’après-midi et puis là en fin de journée au moment où ça aurait été indispensable je n’ai pas pensé), le cosy qui n’était pas fixé à la poussette (pas la même marque) est tombé… M a fait 2 tonneaux avant que mon mari la rattrape ! J’ai crié, AL a pleuré, M aussi. Mais ouf, là aussi plus de peur que de mal. M été heureusement bien attachée et le cosy est une grosse coque épaisse très enveloppante et bien rembourrée et c’est donc la base et l’anse qui ont cogné et roulé… M. fait son premier tour de grand huit, devant nos yeux éberlués et ceux de quelques passants qui ont dû nous prendre pour des parents vraiment minables. On ne nous y reprendra plus je crois. Nous avons passé le trajet de retour a listé les circonstances qui nous amené à cet accident et à rassurer AL qui nous a bien détaillé ces émotions « j’ai pleuré parce que j’ai eu peur, et puis j’ai un peu rigolé et j’ai pensé que c’était moi qui était dans le cosy et ça fait quand même peur, etc.).
Nous nous sommes tous couchés tôt. Ce matin je repense à tout ça, il faut qu’on sorte de notre zone de confort pour réadapter nos rangements et habitudes au fait que M se déplace pour éviter les accidents domestiques.