En ce moment elle est tellement CHIANTE au moment du coucher, je suis complètement soûlée.

Que ce soit le soir ou à la sieste, elle m'EMMERDE : faut lire une histoire, après faut chanter 4000 chansons, faire des guilis, de la bagarre, et quand, miracle, j'arrive à m'extirper de son lit, elle demande encore un câlin (alors que tout ce qui est fait juste avant, c'est collé serré hein), et au moment où je dois vraiment partir, elle veut encore me faire 4000 bisous, des bisous méga chiants car elle pose ses lèvres sur mon visage, attend sans rien faire pendant de longues secondes, et lâche un miiiinuscule bisou du bout des lèvres, et ça, faut le faire sur chaque joue, sur chaque oeil, le menton, le front, le nez, + bien sûr les bisous esquimau (nez qui se frottent) et bisous papillon (avec les cils). Ensuite je mets la boîte à musique, et une fois que celle-ci s'arrête, je remonte la remettre "une dernière fois hein !", et là c'est reparti pour la session câlins/bisous *reeeeespire*. Et si je fais tout ça en toute bienveillance, bah après ça n'en finit plus car elle veut "encore la boîte à musique", "encore un bisou", etc. Y'a que quand je gueule un coup qu'elle finit par se taire et ne plus m'appeler.
Ça passe, tout passe, ça passe, tout passe, ça passe, tout passe [répéter 1000 fois]
Et ceci est évidement dit en toute bienveillance.
Pour continuer la discussion sur la parentalité "bienveillante" : moi je considère surtout que c'est important d'avoir
conscience de l'impact que nos actes, parfois banals, peuvent avoir sur un tout-petit en construction. Certes en tant que parent, on veut toujours le mieux pour notre enfant, mais par exemple les gens qui pensent que "ce qui se passe avant trois ans n'a aucune importance car le gosse s'en souvient pas" (et donc on peut se permettre de faire des trucs genre l'enfermer seul dans une pièce quand il fait une crise - parole véridique entendue d'une personne proche), bah, je peux pas qualifier ça de bienveillance, quand bien même la nana aime son gosse et veut son bien.
Parallèlement, un parent qui fait la même chose (enfermer son enfant dans une pièce à un moment donné car sinon il sent que ça risque de dégénérer beaucoup plus violemment) mais qui a pleinement conscience que ça n'est pas une bonne solution, voire qui va ensuite s'excuser et en reparler avec l'enfant, pour moi ça entre dans la "bienveillance".
Bref tout est une question d'intention, de pas rester dans ses schémas et certitudes, de s'interroger sur effectivement quel impact tel petit geste du quotidien peut potentiellement avoir, etc.
Personnellement, je me sens tout à fait bienveillante, malgré mes pétages de câbles, le fait de lui crier dessus, parfois d'avoir des gestes brutaux, parce que tous ces moments où je perds mon calme, d'abord j'en ai conscience, j'essaie de les faire diminuer, et puis aussi j'en reparle avec elle, je lui dis que j'aurais pas dû, que tel chose a fait que..., que je suis désolée.