Merci à toutes pour vos BU et vos mots de réconfort (je ne vous mentionne pas toutes par peur d'oublier quelqu'un mais la gratitude y est). Cela m'aide à prendre un peu de recul et à me dire que c'est une nouvelle journée/semaine qui commence...
J'ai essayé d'en parler à mon chéri hier soir mais ça a plus tourné à l'engueulade qu'autre chose. Je ne sais plus bien quoi faire pour améliorer les choses, je me sens au bout de mes ressources en ce moment. J'imagine que ça va passer, que ce n'est qu'un état de découragement passager sur la bonne voie alors je maintiens tant que je peux mes efforts mais c'est très difficile. D'habitude je continue à montrer de l'affection à Choubidou même si je me sens couler de le voir se détourner encore plus de moi mais ce week-end j'ai pété un câble, je n'en pouvais plus. Ça fait des mois qu'il fait ces crises dès qu'il est contrarié et c'est de pire en pire. Au moindre contre-temps dans ses plans, il se met à pleurer fort et si on ne lui donne pas dans la minute ce qu'il veut, il hurle. C'est usant pour les nerfs. Il est de plus en plus difficile à calmer. Le "contenir" ça ne marche pas du tout, l'écharpe bwarf et puis il pèse le poids d'un âne mort pour moi, détourner son attention ça ne fonctionne plus (on aurait dû l'appeler Idéfix)... Et ce n'est même pas qu'il est en demande vers moi puisque comme je le disais, il me snobe. En plus il fait un truc qui ne nous plaît pas du tout depuis quelques semaines : il dit "maman" indifféremmentpour moi ou pour son père (alors qu'avant il employait bien les deux distinctement). Évidemment, ces derniers temps ça ne désigne que son père. Bref, je ne trouve pas du tout mon compte dans cette relation.
Dans un podcast que j'écoute, le sujet abordé était le fait de toujours "attendre". Attendre que ça aille mieux, que les enfants grandissent, etc., au détriment de vivre dans le ici et maintenant. C'est un énorme problème chez moi. J'ai vécu une enfance et une adolescence tellement pourrie que je fonctionne sur ce mode depuis le collège. Je me disais "ça ira mieux quand j'irai au lycée", puis "ça ira mieux quand je serai en études", puis "quand je travaillerai"... Mais ça ne va jamais mieux, évidemment, puisque les circonstances ont changé mais pas moi. J'essaie de travailler là-dessus mais j'ai été saisie par un conseil du podcast : plutôt que de dire/penser "j'ai hâte que telle chose arrive", remplacer par "je me réjouis à l'idéede". Et même ça, j'ai un mal fou à le faire parce que je n'arrive à anticiper que le pire, que le mauvais. Pour notre mariage par exemple, je ne vois que le négatif lié à cet événement (l'organisation, les coûts, la famille...) au point que ça occulte ce qui me faisait rêver. Et ça vaut tout particulièrement pour Choubidou. J'en ai tellement chié et j'en chie tellement que je n'arrive pas à me réjouir de choses que j'attend(ai)s pourtant avec tellement d'impatience. Je pense par exemple au fait de regarder des dessins animés. J'adore ça, mais je me dis que lorsque ENFIN on va pouvoir en regarder avec lui, pour suivre nos principes on va se taper majoritairement des trucs qui sont inintéressants pour nous et que ça ne sera pas mieux qu'actuellement en fait, juste à peine moins nul.
Je crois que j'attends trop, de tout. De la parentalité, de mon couple, de moi, de la vie. Je me suis réfugiée dans l'idée d'un avenir radieux qui en fait n'existera jamais parce que impossible. Et j'ai tellement bien ancré ça en moins, comme un mécanisme de défense pour survivre, que maintenant je suis piégée et je n'arrive pas à m'en défaire, au point d'être incapable d'apprécier ce qui pourrait l'être.
Je ne sais pas si je suis très claire dans mes propos, j'essaie de poser un peu mes pensées pour avancer...