@Lunia j'ai donné mon projet de naissance à la gynéco que j'ai vu au rdv du 8è mois, à la maternité. Bon, elle était conne donc elle a tenu à rayer et modifier des trucs ("pas d'épisio, pas d'épisio, enfin si vous croyez que nous ça nous amuse de RECOUDRE des épisios"

) mais ensuite il est allé dans mon dossier, et les sage-femmes qui se sont occupées de nous l'avaient lu et essayaient de le respecter pendant mon accouchement (et au final j'ai eu tous les trucs que je voulais pas, sauf l'épisio puisque j'ai accouché par césarienne).
Notre sage-femme libéral qui nous a suivi pendant la grossesse nous a conseillé de faire : court et essentiel. C'est-à-dire de vraiment se focaliser sur les choses importantes, et de pas anticiper tous les scénarios avec des "je veux pas, je veux pas, je veux" etc. Selon lui, les sage-femmes n'ont pas de plaisir à faire des trucs inutiles ou surmédicalisés, donc il y a des évidences et il vaut mieux éviter d'avoir l'air trop autoritaire ou pénibles. Nous on avait été super polis et concis dans notre lettre (moins d'un recto), on se présentait au début, on disait qu'on était conscients qu'un accouchement c'est imprévisible et que pour nous l'essentiel c'était que notre fils naisse et qu'on soit tous en bon état à la fin, et que globalement on avait confiance dans les professionnels, mais qu'on voulait être informés et qu'on nous explique tout, qu'on aimait être dans le dialogue et la coopération. Les points importants pour moi c'était : pas d'épisio, me permettre de bouger et faire ce que j'avais appris dans ma prépa pendant le travail, pas d'ocytocine. On avait beaucoup écrit "dans la mesure du possible".
Au final on a vraiment coopéré, on nous a tout expliqué, on a pu tout négocier pas à pas, c'était vraiment super. En fait j'ai eu un monito presque tout le temps (mais les sage-femmes m'ont vraiment aidée à bouger malgré tout et j'ai eu le droit de "tricher" plusieurs fois), péri, ocytocine, et césarienne, mais dans une atmosphère de respect et de communication claire et honnête qui fait que nous avons vraiment eu le sentiment d'avoir le premier rôle dans ce qui se passait.
Bon, j'ai de la chance. Ma belle-mère est vraiment sympa, elle nous trouve vraiment trop aux petits soins mais en fait elle s'en fout et on en fait des blagues. Je n'ai plus aucun scrupule à me dandiner avec le bébé en écharpe pendant la moitié du dîner, qu'on regarde en critiquant les candidats à the voice (la nana qui a chanté Mexico était méga intense

). La soeur de mon mec pleurait aussi beaucoup le soir au moment de dormir, alors on se raconte nos anecdotes de parents saoulés et on plaisante. Et elle est fan de M., qui lui fait des super sourires et des super areuh, et ça met du baume au coeur à tout le monde.