@Charuru Je suis prévue pour... Aujourd'hui
(et spoiler alert : je suis pas du tout en train d'accoucher
).
Olala ça a été les montagnes russes en même pas une heure là...
Mon chéri a fait la surprise de passer acheter un transat pour bébé ce matin, on vient de nous le livrer, il a l'air super cool
en plus de la fonction vibreur, ya un mode berceuse et bruit blanc ! En plus d'avoir l'air solide, il est esthétique et les petites peluches accrochées sont un éléphant et un petit lion, je valide carrément
Donc j'étais joie, je ne sais pas ce que mon copain a en ce moment mais il est beaucoup plus câlin que d'habitude (même m'appeler par un surnom affectueux avec une petite voix mielleuse ne le fait plus sourciller alors qu'avant, j'avais droit à un "honey" une fois toutes les 2 semaines
). Il fait tout le ménage, me couvre de cadeaux et de petites attention, saute sur place en chantant parfois... Je crois qu'il nidifie à ma place... Et qu'il est heureux. 
Sauf que sur ces entrefaites, toute à notre joie de découvrir ce transat absolument adorable, ma mère m'appelle pour savoir rapidement comment je vais. On papote... Et à un moment dans la discussion, elle laisse échapper que mon grand-père ne va pas bien. Je savais qu'il était fragile depuis son opération à coeur ouvert en février dernier, mais depuis il y avait eu du progrès, il conduisait et marchait presque normalement, il avait passé presque tout son été dans le moulin familiale sans aide ou presque... Ma mère comprend qu'elle a fait une bourde, mon père ne m'a rien dit du tout. Sauf que je veux savoir maintenant. Elle me répond que les médecins pensent que c'est une récidive du cancer de la prostate qu'il avait eu il y a 15 ans. On ne sait pas précisément à quel point c'est grave (ou alors elle n'a pas voulu m'en parler) mais pour mon grand-père, c'est décidé, il ne veut pas de protocole. Laisser la nature faire. En gros, se laisser partir petit à petit...
Je me sens démunie. Je crois que l'info ne percute pas bien, dans ma tête je me dis encore que rien ne va se passer jusqu'à noël et que je pourrais lui présenter notre fille, et avoir un réveillon normal. Une part de moi se répète que la famille n'a pas montré trop de signes d'inquiétude (ou alors ils ont bien dissimulé, pas dur vu que je vis plus en France...), qu'il a déjà vaincu le cancer une fois, que ça peut mettre des années avant qu'il soit trop mal en point. Une autre part de moi exige que je sois lucide, que je prenne en compte son grand âge (il va doucement sur ses 86 ans il me semble), le fait qu'il a eu une année compliquée en terme de santé, que personne n'est éternel de toute manière.
C'est dans des moments pareils que je me dis super égoïstement que j'ai bien fait d'avoir un enfant "tôt" quand je me rends compte à quel point c'est important pour moi que mes grands-parents rencontrent leur arrière petit enfant, mon enfant.
Bref. La vie est un feuilleton franchement pas drôle par moment.
(et spoiler alert : je suis pas du tout en train d'accoucher Olala ça a été les montagnes russes en même pas une heure là...
Mon chéri a fait la surprise de passer acheter un transat pour bébé ce matin, on vient de nous le livrer, il a l'air super cool
en plus de la fonction vibreur, ya un mode berceuse et bruit blanc ! En plus d'avoir l'air solide, il est esthétique et les petites peluches accrochées sont un éléphant et un petit lion, je valide carrément
Donc j'étais joie, je ne sais pas ce que mon copain a en ce moment mais il est beaucoup plus câlin que d'habitude (même m'appeler par un surnom affectueux avec une petite voix mielleuse ne le fait plus sourciller alors qu'avant, j'avais droit à un "honey" une fois toutes les 2 semaines

Sauf que sur ces entrefaites, toute à notre joie de découvrir ce transat absolument adorable, ma mère m'appelle pour savoir rapidement comment je vais. On papote... Et à un moment dans la discussion, elle laisse échapper que mon grand-père ne va pas bien. Je savais qu'il était fragile depuis son opération à coeur ouvert en février dernier, mais depuis il y avait eu du progrès, il conduisait et marchait presque normalement, il avait passé presque tout son été dans le moulin familiale sans aide ou presque... Ma mère comprend qu'elle a fait une bourde, mon père ne m'a rien dit du tout. Sauf que je veux savoir maintenant. Elle me répond que les médecins pensent que c'est une récidive du cancer de la prostate qu'il avait eu il y a 15 ans. On ne sait pas précisément à quel point c'est grave (ou alors elle n'a pas voulu m'en parler) mais pour mon grand-père, c'est décidé, il ne veut pas de protocole. Laisser la nature faire. En gros, se laisser partir petit à petit...
Je me sens démunie. Je crois que l'info ne percute pas bien, dans ma tête je me dis encore que rien ne va se passer jusqu'à noël et que je pourrais lui présenter notre fille, et avoir un réveillon normal. Une part de moi se répète que la famille n'a pas montré trop de signes d'inquiétude (ou alors ils ont bien dissimulé, pas dur vu que je vis plus en France...), qu'il a déjà vaincu le cancer une fois, que ça peut mettre des années avant qu'il soit trop mal en point. Une autre part de moi exige que je sois lucide, que je prenne en compte son grand âge (il va doucement sur ses 86 ans il me semble), le fait qu'il a eu une année compliquée en terme de santé, que personne n'est éternel de toute manière.
C'est dans des moments pareils que je me dis super égoïstement que j'ai bien fait d'avoir un enfant "tôt" quand je me rends compte à quel point c'est important pour moi que mes grands-parents rencontrent leur arrière petit enfant, mon enfant.
Bref. La vie est un feuilleton franchement pas drôle par moment.


(moi j'etais tram gros bidon
... Et zebrures sur le ventre
)
. Malheureusement (ou heureusement!) il n'y a pas de solution unique, il faut essayer différents trucs et ta fille te fera savoir ce qu'elle préfère.
vous êtes bavardes) que je n'arriverai pas à rattraper.
.