@Jeannedarkh C'est exact, c'est pour cela que j'ai précisé "en majorité". A vrai dire j'ai juste posté le lien car quitte à parler chiffres, autant les vérifier. Ceux-ci correspondent à ce que j'ai appris lors de mes études, à savoir que le salarié est bien souvent gagnant lorsqu'il va aux prud'hommes. Pour antant, oui ce chiffre est à nuancer, et c'est d'ailleurs expliqué en partie dans l'article. En France, malgré notre réputation, le taux de litige employé/employeur est inférieur à la moyenne européenne. Et même si on était dans les clous, et bien... Ca laisserait tout de même beaucoup d'abus impunis.
Je suis assez étonnée des réactions, autant je suis entièrement d'accord qu'il faut par défaut adopter la "présomption de sincérité" face à une victime potentielle, autant il me semble aussi important de ne jamais lâcher sur la "présomption d'innocence". Je comprends bien en quoi c'est frustrant de lire et d'entendre "laissons faire la justice", mais pour éviter la vindicte populaire nous n'avons malheureusement pas trop le choix. Oui, la justice est imparfaite, et nous devons militer pour la faire évoluer. Ecrire à ses députés, aider les associations, en parler autour de soit. Bref, faire monter le débat publique sur ce sujet. Ca permettra d'aider les victimes et accusés futurs. Quant aux victimes actuelles, les aiguiller vers les associations compétentes, les appuyer dans leur démarche... Malheureusement il n'y a pas de solution idéale. Nous ne pouvons pas nous substituer au tribunal. Nous n'avons pas toutes les clés pour le faire. Et personnellement, je ne crois pas qu'un accusé présumé coupable est mieux qu'une victime présumée menteuse.
Pour les victimes, je crois que la problématique est quand même bien différente dans le cas d'agression sexuelle/viol que dans le cas d'atteinte au code du travail. Je ne pense pas qu'on puisse comparer la difficulté de porter plainte dans ces deux cas. Du coup, je comprends que Fab soit un peu amer de la shitstorm si aucune plainte n'a été déposé.
J'ai bien aimé l'article personnellement. Pourtant, je ne pars pas du principe qu'il se victimise, il exprime son point de vue. Evidémment, j'aimerais savoir la vérité, mais il est possible qu'on ne le sache jamais.