Mon père ne m'a jamais reconnue, aujourd'hui je dois me battre

J

Joham

Guest
Je pense pour ma part qu'il faut prendre du recul par rapport à l'amour...
Ainsi que l'enfant né soit le fruit d'une aventure, d'un adultère ou d'une relation de 15 ans l'enfant existe n'a rien demandé et on lui doit respect et assistance, point final. Je ne pense pas qu'il y ait matière à établir une hiérarchie des conceptions.
Dans tous les rapports sexuels y compris avec pilule stérilet ... il y aura toujours un risque même minime de grossesse : ce n est pas un risque 0. Et dans ces cas on ne peut prévoir la réaction de celle qui tombe enceinte ou de l'homme même si avant ça ils ont des idées fixes, ce n'est pas la même chose de le vivre. Si l on veut se rapprocher du risque 0 on multiplie les moyens de contraception, et ça signifie aussi pour les hommes de se prendre en main.
 

Kettricken

Hate is always foolish. Love is always wise
13 Avril 2011
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@Madthilde Donc on est d'accord que quelque soit l'option choisie par la loi, elle comportera une part d'injustice ?
A partir de là, il s'agit simplement de poser un choix.
Et personnellement, tant que la majorité des hommes se laveront les mains de la contraception, je ne leur donnerai pas la priorité.
Et quand ils ne s'en laveront pas les mains, on les entendra réclamer des options pour gérer leur propre contraception
 
M

Membre supprimé 276733

Guest
Du coup je me pose une question franchement politiquement incorrecte, et qui, j'espère, ne blessera personne. Disons que c'est pour pousser à l’extrême cette histoire de paternité forcée. Si un enfant née suite au viol de sa mère avec accident de contraception. La mère poursuit la grossesse soit parce qu'elle ne sait pas qu'elle est enceinte et dépasse de délai pour avorter, soit parce qu'elle ne souhaite pas avorter (convictions personnelles, épreuve vu comme trop douloureuse, etc.) et refuse d'accoucher sous X (parce qu'elle ne veut pas abandonner son enfant par exemple, souhait qui peut être fortement amplifié par l'activité hormonale). Admettons que le violeur (qui ne souhaite pas être père) soit connu mais non condamné (absence de preuve ou autre). Si l'enfant réclame la reconnaissance et/ou une pension, trouvez-vous qu'il s'agit d'une paternité forcée pour le violeur ? S'agit-il plus d'une paternité forcé que d'une maternité forcée ?
J'ai conscience que ma question est borderline et peut-être HS, mais c'est vraiment un questionnement honnête, j'essaie de comprendre et de me forger une opinion sur la question de la parentalité sachant que la société a bien évolué et que de toute évidence nos habitudes culturelles n'ont pas forcément suivi...

Bon, déjà, je pense que c'est une situation très délicate et qui n'aura vraiment pas les mêmes répercussions selon les situations et les individus. Personnellement, j'ai en tête un violeur qui se retrouve avec des droits parentaux sur l'enfant d'une femme qu'il a violée, et qui pourrait peut-être même continuer à mener sa vie en enfer, et pourquoi pas en récupérant la garde de l'enfant après. Et ça pourrait être tout autre que mon petit scénario catastrophe fait rapidement. Bref, c'est une situation merdique et base, et ça non pas à cause du problème de contraception (même si ça y participe), mais bien parce qu'il y a eu un viol qui n'a pas été condamné (et c'est un combat qu'on doit impérativement mener).

Ainsi, parce que la situation cumule plusieurs problématiques (et notamment celle d'un viol, particulièrement porteuses de conséquences potentielles), je trouve que ce n'est pas forcément pertinent de comparer cette "paternité forcée" et cette "maternité forcée", en se demandant laquelle l'est plus que l'autre. Ce n'est pas tant que ta question est politiquement incorrecte, c'est plus que je ne trouve pas qu'un cas particulier comme ça puisse réellement conduire à la définition d'une loi (même si elle devrait conduire à la définition d'une variation de cette loi, pourquoi pas).

Sinon... Je pense qu'on peut dire qu'il y a eu paternité forcée (car on va prendre cette raclure pour lui imposer de reconnaître un enfant dont il ne veut pas) ET maternité forcée (puisque le rapport sexuel ayant conduit à la grossesse n'était pas consenti), en quelque sorte... Sauf que le mot "forcée" n'a pas la même signification dans un cas comme dans l'autre, ni les mêmes répercussions. Il est clairement pire, à mon sens, d'être forcée à être mère parce qu'on se fait violer. C'est même évident. Pas dans le sens où on ne peut pas aimer son enfant issu d'un viol, mais parce qu'il y a eu viol tout de même, et que l'enfant n'existerait pas sans lui. Ce qui ne veut pas dire qu'il est juste, pour moi, d'obliger quelqu'un à être père. Et pour moi, ce violeur ne devrait pas spécialement être obligé à être papa, on devrait plutôt lui brûler les gonades et le cloîtrer en prison pour le reste de sa vie.

Cela revient à se demander si un être abject doit pour autant donner droit à une loi d'être injuste (encore une fois, c'est mon sentiment ici), puisqu'elle le "punira" indirectement pour quelque chose d'autre. Personnellement, je préfère qu'on lutte pour que l'être abject soit puni pour ce qui le rend abject, pas pour que d'autres personnes soient punies parce qu'un effet collatéral sera de punir l'être abject. Tu vois ce que je veux dire ?

Sinon, je ne suis pas contre obligée un violeur (reconnu coupable, du coup) à subvenir aux besoins d'un enfant qui est venu au monde à cause de son viol, si cela suit la volonté de la mère et/ou de l'enfant par la suite. Je trouverai même ça normal qu'on l'oblige à payer pour lui dans le cas où c'est demandé. Et cela ne se placerait, pour moi, pas dans le cadre d'une paternité forcée, puisque je trouverai normal qu'il y ait obligation d'une pension (avec au moins interdiction d'entrer en contact avec l'enfant) mais pas forcément reconnaissance de paternité : c'est en tant que violeur de la mère qu'il devrait payer, pas en tant que père de l'enfant. Celui-ci ne devrait d'ailleurs pas à avoir à le faire reconnaître comme père, mais seulement comme "géniteur", pour obtenir gain de cause. Parce que s'il faut se faire reconnaître comme l'enfant d'une pourriture pour obtenir de lui une certaine réparation... eh bien je trouverais ça terriblement injuste, et pas forcément mieux que de se poser des questions sur ses origines.

@LittleCerys sauf qu’a partir du moment où il n’a jamais nié être le père, tu ne peux pas dire que la paternité est forcée; et le fait d’entretenir une relation certes superficielle mais présente quand même par mail est une preuve que le monsieur a consenti à assumer un rôle de père, même si c’est un rôle qu’il assume avec réticence, parcimonie et superficialité. La question se serait effectivement posée s’il avait nié être le père ou s’il avait reconnu être le pere mais avait coupé les échanges immédiatement (ou des situations similaires). Là, la Madz l’a vraisemblablement connu depuis toujours (ils se sont vus irl quand elle avait sept ans puis discussion par mail « de temps en temps » puis re rencontre à dix huit ans, puis re discusion par mail jusqu’a Rupture du contact ...). Cela fait quand même pas mal d’elements qui montrent que la paternité n’est pas forcée et qu’elle ne tombe pas sur le monsieur d’un coup par hasard. Il n’y a - de mon point de vue - rien d’injuste à partir du moment où la Madz ne demande la reconnaissance en droit que d’une situation qui existe en réalité depuis des années.

(Pour la discussion sur la contraception, j’entendais surtout par là la partie du débat sur la responsabilite de la mère dans le fait d’avoir mis sa fille dans cette situation)

(Désolée pour les fautes, je suis sur téléphone)

Mais en fait, je ne considère pas forcément que reconnaître qu'une personne est un "géniteur" veut tout aussi bien dire qu'on reconnaît qu'il est "père". Pour moi, il peut très bien assumer le fait d'avoir donner le spermatozoïde nécessaire à la création d'un être sans pour autant se considérer comme étant, légalement, son père. Et en cela, si tu lui imposes une procédure de justice pour qu'il devienne non plus ton géniteur, mais ton père... Eh bien c'est une forme de "paternité forcée". Je ne sais pas si tu comprends où je veux en venir... Juste qu'une action en justice ne serait pas nécessaire s'il était déjà admis que cet homme est son "père", et si on ne l'obligeait donc à rien à travers cette procédure, qui est là pour imposer une paternité (c'est-à-dire la reconnaissance sociale du lien entre un père et son enfant, pas seulement un lien de procréation).
Je ne dis pas du tout que le monsieur se rend d'un coup compte qu'il a un enfant. Juste qu'on l'oblige à reconnaître une paternité dont il ne veut visiblement pas, et ce depuis, visiblement, l'annonce de la grossesse. Par ailleurs, je connais des tas de gens depuis toujours, et ce ne sont pas pour autant mes parents.
Si réellement la Madz ne demandait la reconnaissance en droit que d'une situation qui existe en réalité depuis des années, eh bien il n'y aurait pas lieu d'avoir des ajouts dans ce rapport : il n'y aurait pas lieu d'avoir un pension alimentaire ou un héritage, puisque l'enfant y aurait déjà droit de par ce lien de paternité. On ne peut donc pas dire que c'est juste une reconnaissance, mais un changement de situation. Pourquoi pas, je peux comprendre qu'on soutienne cela... Mais moi, personnellement, j'ai beaucoup de mal à accepter qu'on puisse obliger quelqu'un à être parent, que cela soit la mère ou le père.

@LittleCerys et @Madthilde vous avez bien conscientes d’être complètement hors sujet par rapport a l'article initial?
Je trouve ça un peu condescendant comme approche, j'ai fait quelque chose qui t'a déplu, à part soutenir une opinion différente de la tienne ? Sinon, je tiens à rappeler que j'ai répondu à des sujets soulevés dans les commentaires, je n'ai pas dit que je répondais uniquement par rapport à l'article initial, mais bien par rapport à ce qui en a découlé. Les digressions ne sont pas spécialement de mon fait, merci de ne pas me donner toute la responsabilité du glissement de sujet.

Ce n'est pas d'un couple
dont il est question ici mais d'une relation extra-conjugale du cote de monsieur. Et oui, je pense que tout les commentaire invoquant le préservatif ici parle bien de couplage de contraception, pas pour faire peser la responsabilité sur qui que ce soi mais pour bien montrer que chacun prend sa part de responsabilité dans la contraception surtout dans le cadre de cette relation qui n'est pas légitime.
J'ai du mal m'exprimer. Par couple, je voulais dire "deux personnes qui ont un relation", je n'ai pas prétendu que celle-ci était légitime ou pas. Que la relation extra-conjugale le soit ne change pas le fait qu'il ait pu y avoir une discussion sur la contraception à employer au sein de ce "couple illégitime", et qu'il y a donc forcément déchargement de la responsabilité de l'un sur l'autre.
Pour le passage que tu cites, nous n'en avons pas la même lecture :
Article a dit :
Un accident de pilule m’a fait prendre vie.[...]Ensuite, je suis un putain d’accident. Ma mère n’était pas assez bête pour faire un enfant avec un homme encore marié et père de déjà deux enfants.
J'y lis que la contraception utilisée était la pilule. Et qu'il y a forcément eu la volonté d'employer une contraception parce que la mère n'avait pas l'intention de faire un enfant "dans le dos".
J'y vois donc un moyen de protéger la mère (en signifiant bien qu'elle n'a pas volontairement voulu tomber enceinte, et qu'on a pas à sous-entendre le contraire, comme ce qu'aurait pu faire son entourage, ou certains lecteurs de l'article sans cette précision) et une simple annonce du moyen contraceptif employé (la pilule).
Je ne vois nulle part de propos amenant à comprendre qu'elle a choisi de prendre ce moyen de contraception parce qu'il en manque un autre, ni que le type lui aurait imposé de ne pas utiliser de préservatif. Je pense qu'il y a extrapolation si tu vois ça (même si ça peut effectivement être la réalité, mais j'ai l'impression qu'il manque des indices pour le garantir).

Mais ou est-il marque dans ce témoignage que le géniteur a stipulé dès le début de la relation* qu'il ne voulait pas avoir d'enfants? :dunno: C'est sa femme qui lui a dit de ne pas reconnaitre l'enfant.
*Non mais parce que sinon c'est un peu facile: "Ah t'es enceinte? Nan mais je voulais pas d'enfant a la base en fait..."
Alors, imaginons, je tombe enceinte sans avoir parler de ce que je ferai dans ce cas-là avec le mec. Est-ce que du coup, comme je ne l'ai pas dit avant que ça ne m'arrive, je n'ai plus le droit d'avorter parce que ce n'était pas dès le début de la relation ?
Je pense qu'à partir du moment où la grossesse s'annonce, l'homme a tout autant le droit de dire ce qu'il désire faire de cet embryon que la femme. Bien sûr, il ne peut en aucun cas l'obliger à avorter, ou l'obliger à garder l'enfant, tout ce qui se passe dans le corps de la femme doit y rester. Mais cela ne veut pas dire qu'il ne peut pas, au moment où l'enfant n'est qu'un embryon, donner son veto sur la paternité.


Comme @MystRune je vois aussi poser une question hors sujet.
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Je ne glisse rien du tout. Et comme je l'ai écrit, la femme doit assumer, que son choix soit d'avorter ou de poursuivre la grossesse, elle ne peut pas se barrer et considérer que le problème n'est pas le sien.

En l'occurrence on ne peut vraiment pas considérer que l'homme a moins de droits que la femme. Le droit à l'avortement et à accoucher sous X ont été en partie pensés pour corriger une inégalité en faveur de l'homme. Parce que la femme est dans une majorité écrasante de cas perdante dans ce genre d'histoires. Elle l'a toujours été. Alors parler de vengeance maintenant, sérieusement… Pour reprendre tes termes, ce n'est pas parce que l'homme ne porte pas l'enfant qu'il n'a pas contribué à mettre cet enfant dans le ventre de sa mère.

On ne peut pas donner "plus de droits" à l'homme dans ce cas précis sans en enlever à la femme ou à l'enfant, au choix.

@MystRune l'a très bien expliqué dans la suite des commentaires.
Alors oui, tant que la femme est enceinte, elle ne peut pas se barrer. Mais on se place encore à un niveau physiologique de la grossesse. Une fois qu'elle a avorté ou qu'elle a accouché sous X, elle n'a plus à "assumer" le fruit de cette grossesse. Elle a des possibilités de ne pas être mère.

Je trouve qu'un homme a moins de droits que la femme par rapport à cet abandon de parentalité, pourtant. Certes, on a toujours cette inégalité biologique, et elle demeurera toujours et a un peu été gommée par le droit à l'avortement ou à l'accouchement sous X... Et si je pouvais trouver une solution pour que la femme n'ait pas cette contrainte biologique d'être celle qui porte l'enfant, je t'assure que je corrigerais cela sur le champs. Ce qui ne change pas le fait qu'en terme de droit à s'extraire d'un statut, on n'est pas au même niveau.

Le père a contribué à mettre cet enfant dans le ventre de sa mère, je suis d'accord. Et alors ? Je ne comprends pas en quoi cela change la donne par rapport au fait qu'on ne devrait pas, à mon sens, obliger qui que ce soit à être parent ? Je ne dis pas qu'il ne doit pas accompagner la femme un minimum... Par exemple, je suis parfaitement pour qu'un homme "assume" avec une femme si elle décide d'avorter, en l'accompagnant et participant aux frais.

Je ne trouve pas spécifiquement qu'on enlèverait des droits à la femme en donnant à l'homme la même possibilité que cette dernière. Quant à enlever des droits à l'enfant... Eh bien, j'ai l'impression qu'on devrait plutôt revoir les aides à apporter aux parents célibataires, pas compter sur une tierce personne pour subvenir à ces besoins s'ils sont trop importants. Bien sûr, ce n'est pas évident. Mais il y a quelque chose à revoir à ce niveau plutôt que d'avoir à obliger quelqu'un à être parent. Je suis bien d'accord pour dire qu'il y a forcément une partie qui sera lésée, que j'ai bien du mal à envisager un système parfait... Ce qui ne m'empêche pas de trouver anormal et injuste d'obliger quelqu'un à être parent s'il ne le désirait pas.
Par ailleurs, j'entends qu'un enfant puisse avoir besoin de savoir d'où il vient. Connaître ses origines est important. Je pense que c'est un droit qu'il a de faire cette démarche, et qu'à moins d'une parentalité sous X avec refus du parent concerné, ceci devrait être tout à fait envisageable. Je pense également qu'il y a une distinction à faire entre connaître ses origines, et demander à celles-ci de nous reconnaître contre leurs grès.
 
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@Madthilde De leurs côtés, les hommes ont une étonnante capacité à ignorer cet état de fait.
Moi j'ai connu des hommes qui étaient conscients de ça, et qui étaient assez angoissés à l'idée de ne pas avoir le dernier mot dans le choix de garder ou non le fruit d'une éventuelle grossesse accidentelle. Et bien ces hommes-là m'ont déjà confié prendre les choses en main pour limiter les risques : leurs copines prenaient la pilule, mais ça ne les empêchait pas de mettre le préservatif ou de pratiquer le retrait. Aucune de ces pratiques n'est sufffisantes seules, mais combinés à une autre... Puis ils parlaient contraception avec leurs copines, vérifiaient qu'elles n'oubliaient pas leur pilule, participaient aux frais....

Bref, si tous les hommes avaient cet attitude, tes arguments me paraitraient bien plus entendables.
Je comprends ton point de vue théorique mais j'ai l'impression que son application pratique ne fera que renforcer la conviction inconsciente des hommes qu'ils ne sont pas responsables de ces questions

Effectivement.
Après, je suis un peu d'accord avec les deux "camps", et ces histoires de parentalité forcée ne sont pas faciles à vivre.
Pour les hommes, je ne continue à voir qu'une solution : d'autres méthodes de contraception à venir.
Bien que je comprenne la logique de la "paternité sous x", ça ne ferait que déplacer et/ou aggraver des inégalités, donc ça n'arrangerait rien.
Et c'est vrai aussi que l'enfant n'a rien demandé, et je supporte tout à fait le droit que l'enfant puisse connaître ses origines;
être reconnu.e aussi, pour un enfant ça peut être très important...
Et de l'autre côté, je peux concevoir aussi que c'est injuste aussi de se servir d'un enfant pour forcer certaines choses, et je parle des deux côtés (paternité et maternité forcées), genre pour faire rester l'autre...

En tout cas, je conçois tout à fait que certains hommes, à l'instar de ceux dont parles kettriken, soient inquiets de pouvoir eux aussi décider de leur parentalité; et être obligé d'assumer une parentalité suite à un accident par exemple, bah c'est pas cool du tout, également pour les hommes vu qu'ils ne peuvent plus rien décider après fécondation, et que le préservatif, bah ça peut craquer, et qu'il n'y a grosso-modo que ça chez eux.
Donc "nouvelles contraceptions" : c'est vraiment la seule réponse que je vois au problème. Et bien sûr une discussion permanente avec son/sa partenaire qui va participer à installer une meilleure confiance sur ce sujet. Et ne pas faire n'importe quoi avec n'importe qui (surtout qu'on ne connaît pas), c'est le meilleur moyen de se faire "avoir".

ps ; après pour cette histoire de faire payer le violeur avec une pension, honnêtement, moi ce qui me ferait peur, c'est d'avoir l'impression d'être encore en contact avec cette personne.... je préfère encore me débrouiller seule qu'être rattachée, même financièrement, à quelqu'un qui m'a fait subir ça....
 
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Alors oui, tant que la femme est enceinte, elle ne peut pas se barrer. Mais on se place encore à un niveau physiologique de la grossesse. Une fois qu'elle a avorté ou qu'elle a accouché sous X, elle n'a plus à "assumer" le fruit de cette grossesse. Elle a des possibilités de ne pas être mère.

Je trouve qu'un homme a moins de droits que la femme par rapport à cet abandon de parentalité, pourtant. Certes, on a toujours cette inégalité biologique, et elle demeurera toujours et a un peu été gommée par le droit à l'avortement ou à l'accouchement sous X... Et si je pouvais trouver une solution pour que la femme n'ait pas cette contrainte biologique d'être celle qui porte l'enfant, je t'assure que je corrigerais cela sur le champs. Ce qui ne change pas le fait qu'en terme de droit à s'extraire d'un statut, on n'est pas au même niveau.

Le père a contribué à mettre cet enfant dans le ventre de sa mère, je suis d'accord. Et alors ? Je ne comprends pas en quoi cela change la donne par rapport au fait qu'on ne devrait pas, à mon sens, obliger qui que ce soit à être parent ?

Je le répète une dernière fois, assumer ce n'est pas seulement gérer l'enfant une fois qu'il est né, c'est aussi faire le choix d'un avortement. La femme assume également en faisant ce choix. Je trouve assez tordu de considérer que la femme jouit de droits beaucoup plus nombreux que l'homme parce qu'elle peut avorter et accoucher sous X. Youpi, elle a le contrôle de son corps ? Par contre le pauvre garçon dont le sperme est décidément vicieux, lui, il a pas le choix ? Mais en fait, il est censé le savoir, qu'un rapport sexuel est toujours potentiellement fécondant, et qu'à l'heure actuelle le droit n'autorise pas à obliger une femme à avorter. Ca a déjà été dit dans les commentaires, mais tout ça devrait juste motiver les hommes à mieux contrôler leur fertilité plutôt que de faire appel à des avocats pour contourner leurs obligations, qui sont légales.

Je ne trouve pas spécifiquement qu'on enlèverait des droits à la femme en donnant à l'homme la même possibilité que cette dernière. Quant à enlever des droits à l'enfant... Eh bien, j'ai l'impression qu'on devrait plutôt revoir les aides à apporter aux parents célibataires, pas compter sur une tierce personne pour subvenir à ces besoins s'ils sont trop importants. Bien sûr, ce n'est pas évident. Mais il y a quelque chose à revoir à ce niveau plutôt que d'avoir à obliger quelqu'un à être parent. Je suis bien d'accord pour dire qu'il y a forcément une partie qui sera lésée, que j'ai bien du mal à envisager un système parfait... Ce qui ne m'empêche pas de trouver anormal et injuste d'obliger quelqu'un à être parent s'il ne le désirait pas.

Tu ne trouves pas que donner la possibilité à des hommes qui ne souhaitent pas être père de forcer la femme qu'ils ont mise enceinte à avorter, ou de n'assumer aucune responsabilité dans la naissance d'un enfant pourtant issu d'un rapport sexuel auquel ils ont pleinement consenti, correspondrait à une diminution des droits de la femme ? Sachant que les mères célibataires font d'ores et déjà partie de la part de la population la plus précaire à l'heure actuelle en France ?

J'ai l'impression que tu te fondes beaucoup sur la morale pour appuyer ton propos, avec l'idée qu'on ne peut pas obliger qui que ce soit à être parent. Or, d'une part, "obliger quelqu'un à être parent", finalement, renvoie à l'idée que la personne a été violée pour qu'un enfant naisse de la relation. C'est pas le cas dans l'écrasante majorité des cas d'enfants dont le père - ou géniteur, si tu préfères - ne veut pas entendre parler. Il y a "juste" un certain nombre d'hommes qui considèrent pouvoir baiser sans conséquences et se rendent compte qu'en fait parfois quand on a un rapport sexuel il ne s'arrête pas tout à fait à l'orgasme. D'autre part, les questions de reconnaissance, etc, font l'objet d'un encadrement légal qui n'est pas fondé sur des questions philosophiques mais vise entre autres à protéger très concrètement. Un parent n'est pas "une tierce personne" sur laquelle on pourrait ne pas devoir compter. Encore une fois je ne parle même pas d'obligation morale mais de droit.

Qu'il n'y ait pas de système parfait je veux bien l'entendre, qu'on prétende que les hommes sont de parfaites victimes, par contre...
 
25 Janvier 2018
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@LittleCerys Je repasse rapidement sur ce topic pour te remercier d'avoir pris le temps de rédiger une réponse aussi calme, détaillée et construite.

Après avoir beaucoup réfléchi suite à la lecture des nombreux commentaires, je commence à penser qu'il y a effectivement deux problèmes différents : un problème moral au niveau de la liberté de choix (qui me semble insoluble pour l'instant) et un problème plus pragmatique (que l'on peut réduire dans un premier temps à une question d'argent - qui va apporter le soutien financier - et de reconnaissance légale).
Quand on connait la situation souvent précaire des mères célibataires et le fait qu'il y a beaucoup plus de mères célibataires que de pères célibataires, le besoin important des enfants de comprendre leur histoire et d'obtenir une forme de reconnaissance, mon côté pragmatique (qui est personnelle, hein), me fait dire que je préférerais des mesures en faveur des mères célibataires et des enfants. Lorsque être mère célibataire, ou enfant, dans une famille monoparentale dans laquelle l'un des parents "s'est fait la malle parce qu'il avait pas envie" ne sera plus un problème, alors il sera temps de débattre de la question morale.
En d'autre terme, il y a du pain sur la planche !
 
22 Juin 2017
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Perso, je trouve sa démarche assez gonflée :/
Il ne voulait pas de cet enfant et c'est son droit, on peut pas imposer une paternité ou une maternité à quelqu'un, même si ce mec est un connard et qu'il a menti à la mère, on peut pas lui imposer ça. Et je trouve encore plus illogique cette démarche sachant que c'est juste pour être reconnue et pas pour une pension alimentaire ou autre.
Non, cet homme n'est pas son père, c'est son géniteur.
Un père c'est un parent qui s'occupe de son enfant et qui l'aime, lui a juste lâché la sauce et s'en balek d'elle, c'est pas son père, et ça me semble logique qu'il ne veuille pas l'être.
Je trouve aussi extrêmement gonflée de la part de la fille d'être allée voir les sœurs en douces pour leur dire. S'il est clair qu'elles n'avaient pas à l'insulter et la traiter ainsi, la mad n'avait pas du tout raison de faire ça. Elle a foutu la merde dans leur famille, donc je trouve ça plutôt logique que la famille lui en veuille. (Ça n'excuse pas les insultes en revanche).
Donc à titre personnel, j'ai du mal à être du côté de la madz :/ ...
Après la famille réagit très mal et n'a pas à l'insulter pour autant.
 
9 Mars 2014
4 068
33 985
5 674
lutinreveurblog.wordpress.com
@Loutrinel

Bah non. Le père n'a qu'à assumer et puis quoi encore ? C'est bien beau de faire peser le poids de la contraception sur les femmes et de venir chialer plus tard quand un enfant vient demander des comptes.
Les enfants ont le droit de demander des comptes et d'être entendus. C'est la moins pire solution. Je vois pas en quoi les droits du "géniteur" devraient primer plus sur celui de son enfant.
Il n'a jamais participé à sa vie, même pas financièrement.

Un enfant a aussi le droit de connaître le reste de sa famille. De toute façon, je ne comprends pas pourquoi les gens blâme la madz, quand c'est le père qui est en tort depuis le début.

La madz de l'article a évidemment un mal-être de cette situation. Si elle pense qu'une décision de justice apaisera sa situation et bien qu'il en soit ainsi.
Est-ce que ça lui apportera vraiment quelque chose ? L'avenir seul nous le dira.

Le père semble avoir une absence de maturité assez incroyable. Mais bon, comme on dit c'est un homme :yawn::rolleyes:

Bref, c'est ma dernière intervention sur le sujet.
 
27 Avril 2009
42
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4 709
Bergerac
dlams.forumactif.org
Comment je suis hallucinée par beaucoup de commentaires, sérieux :rire:
Je n'ai pas lu les 22 pages, mais au moins 6 ou 7 et franchement ... Wou-aw. :ko:
Entre le manque d'empathie, le patriarcat intégré et le jugement de valeurs, je veux dire, y a du lourd chez certaines ! Non mais continuez comme ça, surtout, histoire de bien enfoncer la Madz qui témoigne, sa mère et les droits des femmes, 'faut pas s'arrêter en si bon chemin :oo:

J'en vois certaines qui disent que cette démarche est inutile si elle souhaite obtenir l'affection de son père (à raison, selon moi), mais ce n'est alors, mais pas du tout ce que j'ai interprété dans ce témoignage ! On dirait que cette jeune femme cherche surtout une reconnaissance au niveau de la société, ne plus être considérée comme une "bâtarde" (là aussi, j'hallucine qu'on emploi encore ce mot, on est au XIXème siècle ou quoi ?), elle veut un statut. Et à l'heure où nos statuts dans la société (fille de, compagne de, salariée de, étudiante en etc.), je trouve ça absolument NORMAL. Elle veut des droits ... Alors oui, elle veut de l'argent aussi, dans une moindre mesure, pour se faciliter la vie, ainsi que celle de sa mère, et alors ? :hesite: Parce que ça semble poser problème, on en revient à l'image de la femme vénale, qui pompe le fric du pauvre petit homme qui a juste lâché sa semence et ... "Oups ! Ça fait un bébé ? Mais on m'a rien dit à moi ! Je paierai pas pour ça !" Bah si. On enseigne à nos enfants qu'ils doivent assumer leurs "erreurs", on met des gens en prison pour "qu'ils paient pour leur crime" (non pas que la Madz soit un erreur ou un crime hein, c'est juste pour le parallèle), on trouve ça normal et moral généralement. Par contre, parce qu'un homme n'a pas été fichu de prendre, lui, ses précautions pour s'éviter une situation dont, visiblement, il ne voulait pas ... C'est de la paternité forcée ! HA-LLU-CI-NA-TION totale ! :oo:

Et je ne vais pas relever le jugement sur la mère de la demoiselle ou la demoiselle elle-même, franchement, c'est juste ... Gerbant. Je suis dégoutée par ce que je lis de certaines ici et le dis sans gêne aucune : vous me faites honte :neutral:
 
22 Juin 2017
183
1 660
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23
@Loutrinel

Bah non. Le père n'a qu'à assumer et puis quoi encore ? C'est bien beau de faire peser le poids de la contraception sur les femmes et de venir chialer plus tard quand un enfant vient demander des comptes.
Les enfants ont le droit de demander des comptes et d'être entendus. C'est la moins pire solution. Je vois pas en quoi les droits du "géniteur" devraient primer plus sur celui de son enfant.
Il n'a jamais participé à sa vie, même pas financièrement.

Un enfant a aussi le droit de connaître le reste de sa famille. De toute façon, je ne comprends pas pourquoi les gens blâme la madz, quand c'est le père qui est en tort depuis le début.

La madz de l'article a évidemment un mal-être de cette situation. Si elle pense qu'une décision de justice apaisera sa situation et bien qu'il en soit ainsi.
Est-ce que ça lui apportera vraiment quelque chose ? L'avenir seul nous le dira.

Le père semble avoir une absence de maturité assez incroyable. Mais bon, comme on dit c'est un homme :yawn::rolleyes:

Bref, c'est ma dernière intervention sur le sujet.

Sauf que je ne fais pas peser le poids de la contraception sur les femmes. Il est évident que la contraception concerne tout le monde, et que dans le cas où l'on ne veut pas d'enfants, il faut faire encore plus attention.
Sauf que dans le témoignage, il y avait contraception, la pilule en l'occurrence, la mère comme le père ne voulaient donc pas d'enfants. Après est-ce que c'est la mère qui a choisit la pilule ou bien c'est le père qui lui a dit de la prendre pour pas mettre de capote, on n'en sait rien. Ce qu'on sait, c'est qu'ils se protégeaient d'un éventuel bébé, et que ça a foiré.
De la même manière qu'un homme n'a aucun droit de décision d'avortement ou non-avortement lorsque la personne avec qui il a couché est enceinte (la personne enceinte est la seule à pouvoir choisir, c'est son corps), la femme n'a aucun droit de forcer la paternité si elle tombe enceinte (sous contraception qui plus est) et que le géniteur ne veut pas être père.
Forcer quelqu'un à faire quelque chose qu'il ne veut pas (et qu'il a dit qu'il ne voulait pas dès le départ) est tout sauf une bonne chose. Ça amène plus de problèmes en général.
Par ailleurs, j'estime que si le droit de l'enfant (en l'occurrence celui de la mad) fout le bordel plus qu'autre chose, alors non, il ne prime pas sur le droit du parent.
En faisant ce qu'elle a fait, elle a brisé une famille ou foutu la merde, tout ça pour une question de reconnaissance sur un bout de papier. Si elle obtient cette reconnaissance, son géniteur la détestera encore plus, idem pour la famille. Au final elle aura juste foutu la merde par egoïsme (car oui elle se comporte de manière ultra égoïste !!)

"Je savais qu’il n’avait pas parlé de moi à mes demi-sœurs et j’espérais sincèrement pouvoir avoir un lien avec elles. Je leur ai donc appris mon existence, déclenchant « un cataclysme » pour reprendre mon père."
==>
Si il n'avait pas mis les demi-sœurs au courant, c'est pas pour rien hein ! C'est une action extrêmement égoïste, qui a enclenché des réactions dont il fallait se douter. Si elle ne mérite clairement pas les insultes reçues, bah pour les autres réactions négatives, j'ai envie de dire "on récolte ce que l'on sème, faut pas s'étonner"...

Le géniteur est clairement en tort, mais ce n'est pas une raison pour lui imposer une paternité qu'il n'a jamais désiré. (Par ailleurs la daronne est tout autant en tort puisqu'elle savait qu'elle couchait avec un homme marié)

À la limite, j'aurais compris qu'elle désire une aide financière, ce que j'aurais trouvé légitime : il a mis la mère enceinte, c'est la moindre des choses de l'aider un peu, même s'il ne veut pas de l'enfant.

Donc non, je suis désolée, mais venir réclamer une reconnaissance, de la part de quelqu'un qui ne l'a jamais voulu et qui ne le voudra jamais, tout en ruinant sa famille et foutant le bordel, c'est être égoïste et gonflé.

Ça sera aussi ma dernière intervention.
 
7 Juillet 2016
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Autant je comprends la femme officielle du type (si je me mets trois secondes à sa place, la seule solution pour que je puisse envisager continuer à vivre avec mon mari s'il avait fait un enfant ailleurs serait que cet enfant n'ait aucune place dans sa vie) autant je comprends la démarche de la mad' qui témoigne.
Pour moi, elle a le droit d'obtenir cette reconnaissance, et oui, ce droit sur l'héritage à venir, sans se prendre plein d'horreurs dans la tronche. Ca doit déjà être assez délicat de se dire que son géniteur n'a pas voulu assumer ses actes, sans en plus voir ses motivations remises en question.
Quand on sexe, il y a toujours un "risque", contraception ou pas. C'est trop facile de s'en dédouaner parce qu'on est l'homme. Et quoi, une médaille parce qu'il a sûrement proposé de payer les frais d'avortement ?
 

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