Effectivement, la carotte sauvage qui a été citée a des propriétés contraceptives (plutôt légères/mal documentées), la sauge peut être abortive; et il y en a plein d'autres: la douce-amère pour bloquer l'ovulation par exemple, la rue comme abortive... Dans les monastères, on utilisait même des plantes pour diminuer les pulsions sexuelles chez les moines (laitue vireuse en usage interne par exemple, ciguë en usage externe). Pour les contraceptifs/abortifs, globalement, la plupart étaient faits avec des plantes jugées toxiques, prises en suppositoire ( le "pessaire" du Moyen-Âge) pour éviter le passage des principes actifs toxiques par le foie. Les accidents mortels avec les avortements clandestins existaient et ont existé jusque... là comme ça j'ai des souvenirs de cas cités dans les années 60 avec usage de plantes abortives, mais je serais pas étonnée qu'on puisse encore en trouver aujourd'hui chez des femmes ou des (parfois très) jeunes filles ayant dépassé le délai légal.Grosse question que je me pose : est-ce-qu'avant, il y avait des plantes contraceptives et abortives ? Car dans la fiction fantasy et historique, les femmes en prennent mais je ne sais pas si ça correspond à une réalité historique ou un truc facile pour justifier les scènes de cul.
Il y a eu une énorme perte de savoirs sur ce point à la Renaissance à l'époque des chasses aux sorcières où toute pratique visant à empêcher la conception et l'enfantement pouvait engendrer une condamnation à mort; et la dernière condamnation à mort d'une "faiseuse d'anges" en France, c'était sous le régime de Vichy. Ça fait un moins un point où ça ne fait pas débat que la perte des savoirs traditionnels a été le fruit d'une action réfléchie de la part des autorités...
Mais si on est sur le sujet des fictions historiques/fantasy: il y en a des très bonnes et très bien documentées sur le sujet (Robin Hobb

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Pour clarifier un point faisant débat: la répartition des compétences défendue par les partisannes des retours des métiers de l'herboristerie dans leur majorité, c'est surtout: réserver le diagnostic et le traitement des pathologies lourdes aux médecins diplômés (éventuellement titulaires aussi d'un diplôme en phytothérapie si la personne souhaite inclure des plantes dans son traitement, mais bon, il faut en trouver...); ouvrir le conseil et la vente de plantes "de confort" aux personnes non titulaires d'un diplôme de médecine ( tout ce qui va être digestion, sommeil, articulations douloureuses, petit coup de froid, acné...).
@Faol Ce que je citais sur les plantes interdites à la vente hors pharmacie, c'est ce que dit la loi; après, la loi elle dit aussi que télécharger un film c'est passible de prison ferme et que les mineurs n'ont pas le droit d'acheter d'alcool ni d'en consommer dans les débits de boisson, et bon, hm.
Même pour les personnes souhaitant respecter la loi à la lettre, il y a aussi le fait qu'une plante sèche peut être interdite à la vente hors pharmacie, mais qu'elle peut quand même être utilisée pour préparer des compléments alimentaires qui peuvent être vendus par n'importe qui du moment qu'on a rempli une déclaration de mise sur le marché. Donc la forme simple, non transformée, qu'on pourrait vouloir utiliser juste à but alimentaire parce qu'elle a bon goût, est plus réglementée que la forme transformée, condensée, vendue avec une posologie conseillée. Allez comprendre...
(Et non, ce n'est pas pour une question de risque de surdosage, d'une parce que la plupart des gens ont plutôt tendance à très fortement sous-doser leurs tisanes et à en boire trois fois moins qu'il ne faudrait pour obtenir un effet sur l'organisme, d'autre part parce que le surdosage de plantain, jamais entendu dire que ça pourrait présenter le moindre risque)