@helvira : j'en déduis à ton commentaire que tu n'as pas déménagé depuis longtemps

. Dans mon cas, j'ai commencé parce que je saturais de trimballer des cartons que je ne prenais même plus la peine d'ouvrir entre deux déménagements, et des meubles que je trimballais pour stocker des affaires dont je pouvais finalement me passer. Sans compter que je cherchais à chaque fois un logement dont la superficie me permettait de stocker tout ça, avec un montant de loyer important...
S'en est suivie une réelle réflexion sur chacune de mes possessions : j'avais acheté un micro-ondes parce que c'est considéré comme un basique dans une cuisine, mais je n'en avais pas l'utilité et je perdais surtout mon temps à le nettoyer. Mais pour d'autres personnes, c'est un objet indispensable, donc elles doivent le garder.
A l'inverse je ne fais pas de travaux manuels, mais dans ma salle de bains, on remarque assez facilement ma passion pour les produits de soin, notamment coréens

. Je fais attention de ne pas m'éparpiller, et ça me convient ainsi.
Du coup maintenant je suis beaucoup plus réfléchie dans mes achats et je recommande aussi la règle du "un qui rentre = un qui sort". Et il y a un mieux dans mon style vestimentaire (disons, plus de cohérence). Je confirme également qu'après coup on gagne du temps pour faire le ménage ou pour retrouver en urgence LE truc dont a besoin là tout de suite.
Concernant le livre de Marie Kondo (je n'ai pas encore lu la version manga) oui, évidemment comme toute lecture il faut garder son sens de l’analyse et ne pas tout prendre au pied de la lettre, notamment en raison de la différence culturelle. Mais il permet de nous lancer dans une réflexion sur notre relation avec la société de consommation actuelle, et j'ai remarqué de bonnes pratiques dedans. Par exemple, j'avais déjà commencé à désencombrer avant de le lire, et sa méthode de tout regrouper par catégorie, très pertinente, m'aurait évité pas mal de temps perdu notamment pour les livres qu'on retrouve partout (coucou les livres de cuisine que j'avais oublié... et hop un énième tour à Emmaüs).
D'autres auteurs sont connus dans ce domaine, notamment Dominique Loreau (pas lu, j'ai vu plusieurs commentaires soulignant un certaine sexisme dans ces propos) et Fumio Sasaki (que j'ai beaucoup aimé, mais là pas de méthode, juste des réflexions autour du minimalisme, et euh.. une véritable ode à Apple

).
Quelques conseils en vrac, par expérience :
- commencer par stopper l'hémorragie avec la méthode "un objet qui rentre = un objet similaire qui sort"
- regrouper par thèmes avant de trier (pour le coup le livre de Marie Kondo est pas mal)
- en cas de doute, planquez l'objet plusieurs semaines loin de vos yeux, si vous avez fini par oublier son existence, vous avez votre réponse
- au début, si vous faites un gros blocage sur un objet en particulier (souvent pour raison sentimentale) laissez tomber, vous le verrez probablement d'un autre oeil plus tard. Quand j'ai commencé, j'étais en mode "tout sauf ce truc, là". Six mois après je regarde ce même objet et je me demande ce qu'il fait encore chez moi...
- en cas d'objet "sentimental", il y a aussi l'option de garder sa photo au lieu de garder l'objet en lui-même. Souvent cet objet est posé dans un coin et on passe à côté tous les jours devant sans le remarquer. Un album photo (sur ordi ou papier) on prend le temps de se poser, et on fait défiler les souvenirs. Quelque part je me dis que ça donne plus d'intensité au souvenir. Ah oui, ne pas oublier le tri des photos, avec les 10 prises similaires d'un très joli château dont on a oublié le nom et l’emplacement exact...