Réaction à chaud après avoir tourné la dernière page des
Misérables: WOUAW, le terme de "classique" prend toutes ses lettres de noblesse avec ce roman!
J'étais partie un peu refroidie parce qu'il me tardait de découvrir la fameuse histoire Jean Valjean-Cosette-Gavroche et autres dont on connait les noms sans les connaître, et que je me retrouvais face à des digressions dans le plus pur style fresque sociale (malgré une prose du tonnerre, faut avouer), mais je suis surprise moi-même de me rendre compte qu'au final j'ai presque plus apprécié ces apartés, avec ces événements historiques dépeints avec verve, ces descriptions du Paris d'antan, ces idées politiques encore tellement d'actualité. Alors certes, j'ai aimé l'histoire, mais plus en observatrice critique qu'en lectrice: pas trop d'empathie pour les persos (un peu pour me protéger: la détresse humaine, ça me touche), la romance m'a laissée froide (trop gros décalage avec l'idée de la femme/épouse des temps anciens. Je critique pas, mais impossible de me projeter) mais un réel engouement pour la construction de certains personnages, Jean Valjean qui est juste culte, Javert et sa psychologie intéressante, le bagou de Gavroche... J'ai pas vu passer les 2000 pages tellement j'étais dedans
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