Super @nezentrompette ! Du coup je reviens à la charge avec La chute 
J'ai fini hier soir Le coeur est un chasseur solitaire de Carson McCullers.
Autour d un muet énigmatique gravitent une jeune fille mélomane, un tenancier débonnaire sous ses airs d'ours, un vieux médecin noir et un jeune communiste. Dans ce Sud ségrégationniste d avant 2e guerre mondiale, chacun mû par ses révoltes trouve en lui un réceptacle à leurs aspirations, une solution à leur solitude. J'ai aimé le fait que le livre s'attache à suivre ces marginaux, donnent la 1e place à des gens de seconde zone pour l'époque : un infirme dont le traitement un peu en surface reflète le rapport à sens quasi unique avec les autres personnages, la jeune fille qui n' est plus une enfant mais pas encore une adolescente, le gérant de bar spectateur de la société, le docteur noir à la doctrine ascétique qui essaie en vain d'exorter son peuple vers l'émancipation et son "double" qu'est ce jeune communiste trop exalté qui tente d'éveiller les consciences.
C'est un livre touchant sur le besoin de connexion aux autres, sur la solitude et l'isolement mais aussi sur la réalisation de soi et de ses projets dans une réalité adverse.

J'ai fini hier soir Le coeur est un chasseur solitaire de Carson McCullers.
Autour d un muet énigmatique gravitent une jeune fille mélomane, un tenancier débonnaire sous ses airs d'ours, un vieux médecin noir et un jeune communiste. Dans ce Sud ségrégationniste d avant 2e guerre mondiale, chacun mû par ses révoltes trouve en lui un réceptacle à leurs aspirations, une solution à leur solitude. J'ai aimé le fait que le livre s'attache à suivre ces marginaux, donnent la 1e place à des gens de seconde zone pour l'époque : un infirme dont le traitement un peu en surface reflète le rapport à sens quasi unique avec les autres personnages, la jeune fille qui n' est plus une enfant mais pas encore une adolescente, le gérant de bar spectateur de la société, le docteur noir à la doctrine ascétique qui essaie en vain d'exorter son peuple vers l'émancipation et son "double" qu'est ce jeune communiste trop exalté qui tente d'éveiller les consciences.
C'est un livre touchant sur le besoin de connexion aux autres, sur la solitude et l'isolement mais aussi sur la réalisation de soi et de ses projets dans une réalité adverse.
(mais quand-même: il faut lire Le Comte de Monte-Cristo, dans un livre qui ne tombe pas en miettes si possible 
(qu'est-ce que c'est génial d'avoir une aussi chouette communauté de lecteurs/lectrices avec plein d'échanges
Mon moment niais du jeudi matin
)
. Heureusement qu'il y a la littérature et les arts pour nous aider à garder foi dans le genre humain...
), mais je ne sais pas pourquoi La peste m'a plus touchée. J'ai aimé l'espèce de lenteur du récit, et j'ai trouvé attachante et intéressante la personnalité de Rieux, et ses réflexions sur la vie, la mort, le temps qui les sépare.
!