@Maud Kennedy : c'est précisément là où je voulais en venir pour le fait d'être noir.e ou pas, j'ai l'impression que dans tous les faux arguments que j'ai donné, aucun ne devrait même avoir le droit de s'appeler "argument". Mais après je crois que j'ai un désaccord plus fondamental et que je peux difficilement argumenter. Pour moi ce qui fait l'être humain, c'est sa cohérence. Dans le cas des trans, je trouve cette notion de cohérence fondamentale : quelqu'un qui veut changer son état civil, transitionner d'un sexe à un autre, fait pour moi preuve d'une cohérence sans faille avec ce qu'il estime être/veut être. Dans le cas des enfants je suis beaucoup plus partagée : je ne vois pas comment on peut leur inculquer cette notion de cohérence si on ne leur pose pas des limites (et je ne suis pas du tout adepte du no limits, ou de l'idée selon laquelle vivre et laisser vivre est la meilleur méthode d'éducation). Après c'est peut-être triste comme point de vue, mais je pense vraiment qu'on ne peut pas savoir qui on est sans s'être confronté à une adversité qui fait mûrir sa réflexion. Mais je pense que c'est vraiment une question de hiérarchisation : dans le cas de l'homosexualité, par exemple, je trouve ça hyper sain de pouvoir faire des expériences sans s'assigner immédiatement homosexuel.le., mais parce que j'estime que ça ne fait pas rentrer en jeu une question fondamentale d'identité. On peut être hétéro, puis homo, puis bi, un seul de ces choix, toutes ces orientations. En revanche, se faire appeler par un autre prénom que le sien ? Hmm, là je suis plus partagée.
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. Je ne me sens pas bisexuelle pour autant, et s'il fallait vraiment que je trouve une case, je dirais que je suis entre la bisexualité et l'hétérosexualité, j'ai malgré tout plus de facilité à crusher sur un garçon qu'une fille, mais ce n'est pas impossible.
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