C'est quand même curieux de partir perpétuellement du principe que les amalgames viennent systématiquement de la personne qui a prononcé des paroles, et non de ceux qui les ont écoutées. Une information n'est pas qu'émise, elle est aussi reçue, et je trouve fantastique l'idée qui consiste à penser que l'étape "réception" est automatiquement d'une objectivité pure.
Ca me paraît également tout aussi curieux de ne pas arriver à remettre des propos dans leur contexte, et à croire que les mots n'ont que le sens que veut bien leur donner un dictionnaire. Comme si le contexte, les images, les sous-entendus et les métaphores devenaient subitement des concepts totalement inédits, et que la communication n'était rien d'autre qu'une formule mathématique. J'ai par exemple lu "ça ne veut rien dire l'islam doit se soumettre, l'islam n'est pas [...]", comme si le terme "l'islam" n'était absolument pas interprétable au vu 1) du contexte 2) de la personne qui parle 3) éventuellement du fait qu'on est à la télé et pas à une présentation de thèse 4) de tout un tas d'autres choses.
On me dira "si on veut se faire comprendre, il faut bien communiquer, on ne peut pas laisser des zones floues sur un sujet aussi tendu". Je dirais qu'il y a une différence entre être clair et prendre son public pour un crétin incapable de comprendre une phrase autrement qu'un mauvais chatbot.
(et dans un autre domaine, je comprends pas comment on peut s'offusquer de se soumettre aux lois de la République, ça me semble quand même vaguement établi comme concept)