@Scail Famille plutôt nombreuse par ici aussi. Tout le monde a des frères et sœurs, que ce soit du côté de mon chéri ou du mien (ça va de 2 à 3 enfants cela dit, pour la génération de mon père, sinon eux étaient 4). J'ai toujours voulu plusieurs enfants, sans doute parce que c'est ce que j'ai toujours connu, mais aussi parce que j'ai réellement apprécié de grandir avec un frère (peut-être pas tous les jours dans la pratique vu les bagarres qu'on avait enfants

). On avait beau se balancer des chaises sur la gueule (

), ça m'a toujours rassuré de savoir que lorsque mes parents ne seraient plus, mon frère et moi serions ensemble pour traverser la vie. Et puis on avait le même début d'histoire, l'adoption, toussa toussa... Je vais pas revenir dessus, mais je pense que ça m'a aussi permis de comprendre plus rapidement que les liens se créent activement, ils ne sont pas innés.
Et puis même si on a 4 ans d'écart, on a beaucoup partagé : moi qui ait toujours détesté d'aller dormir chez mes grands-parents durant les vacances lorsque j'étais fille unique, je me sentais moins triste et moins "abandonnée" avec mon frère ; lorsque j'écoutais de la musique, il venait souvent dans ma chambre pour écouter avec moi ; lorsqu'on se faisait chier parce que trajet long en voiture/parents pas là, on s'inventait des petits jeux comme par exemple chacun dessine un objet en particulier, ou un rêve, et après on commentait/coloriait le dessin de l'autre. Je vais pas donner 10.000 exemples parce que ce serait pas intéressant à lire mais tout ça pour dire que je suis partie dans la vie avec un "rival" par moment, mais surtout un ami maintenant. La vie paraît moins intimidante depuis qu'il est né. Evidemment, en tant qu'aînée, j'ai dû faire pas mal de choses seule et "montrer l'exemple" (ce qui est une chose parfois injuste à demander à un enfant), mais c'est un modèle que j'ai aimé vivre donc forcément je cherche à le reproduire.
Je ne dis pas qu'avoir un.e/des frère.s et sœur.s va forcément bien se passer, que toutes les fratries/sororités sont soudées, mon copain est l'exemple parfait des fratries qui n'ont presque rien en commun donc presque rien à communiquer aux uns et aux autres. Mais je pense (et désolée d'enfoncer une porte ouverte, je ne cherche pas à culpabiliser qui que ce soit) que ce cas de figure ne se produit que lorsque les parents laissent s'installer un (dys)fonctionnement pareil. Je n'ai jamais vu de rivalité/froideur s'installer durablement dans un groupe de frères et sœurs que lorsque les parents "démissionnaient" en refusant de servir de cohésif entre les enfants, en encourageant/normalisant une forme de rivalité, en brisant toute forme de solidarité ou au contraire en validant une forme d'exclusion/maltraitance d'un enfant par l'autre.
Du coup, pour ma propre famille, j'espère (dans mon idéal) avoir deux enfants plutôt rapprochés (entre 2 et 4 ans d'écart) et un petit dernier plus tard, ou deux rapprochés comme
@Weena88 . Comme ça, j'espère que :
1. Les enfants sauront/pourront voir en leur frère/sœur un ami de choix, qu'ils aient 1, 10 ou 50 ans et
2. Que nous puissions avec mon compagnon expérimenter les deux "types" de parentalité, la première à un âge jeune (souvent décrite comme plus facile physiquement, plus optimiste et moins teintée par la pression sociale de la performance) et la seconde à un âge plus "mature" (vers 30/35 ans, plus dure pour récupérer physiquement mais ayant l'avantage d'avoir des parents installés dans la vie, plus mûrs donc plus stables financièrement et émotionnellement parlant).