Séisme à Haïti

Sujet dans 'L'actu dans le Monde' lancé par AnonymousUser, le 13 janvier 2010.

  1. AnonymousUser

    AnonymousUser
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    Guest

    Je suis très choquée et horrifiée devant les images qui ont été montrées au journal télé et sur Internet. Les dégâts sont énormes, autant materiels que humains. C'est triste, et je me sens impuissante et en colère contre ceux qui je le sais, s'en foutent et ne se sentent pas concernés tant qu'une catastrophe ne vienne pas ébranler leur monde à eux.
    Je pense au peuple haïtien qui souffre à cette heure et aux français d'origine haïtienne qui ont des proches là-bas. J'espère qu'ils pourront être aidés le plus tôt possible... ​
     
  2. AnonymousUser

    AnonymousUser
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    Guest

    Ce tremblement de terre me choque "moins" (si c'est possible de parler en ces termes) que les gens qui mangent des galettes de boues pour se remplir le ventre. Ça fait des années qu'on voit ce pays s'enfoncer et il faut que l'ONU et les ambassades soient touchées pour qu'on s'active enfin, c'est désolant.
     
  3. audrina

    audrina
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    Loves GooBox

    Je suis totalement d'accord avec toi. Moi ce qui me choque le plus, c'est que ce genre de catastrophe devient de plus en plus fréquent. Malheureusement on ne peut pas faire grand chose à part un don aux associations.
    Ce qui me dégoute le plus c'est que ce genre d'évênement arrive toujours dans les régions du monde les plus pauvres.
    Je n'ose imaginer le ressenti des victimes, cela doit être extrèmement traumatisant.
    Des milliers de vies de volées et certainement encore plus de gachées....
     
  4. AnonymousUser

    AnonymousUser
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    Guest

    Je ne sais jamais comment réagir face à ces évènements.
    Bien évidemment, j'ai de la tristesse. Je trouve ça affreux. Haïti était un pays déjà très faible (guerre, pauvreté, famine, typhons...).
    Je précise que ce n'est pas affreux parce que Haïti était un pays en difficulté, ça en aurait été de même pour un pays riche et développé.
    Ce qui me désole le plus, en fait, c'est que là, on va parler d'Haïti pendant deux ou trois jours, on va nous assommer d'images terribles, et après, ce pays va retomber dans l'oubli. Je trouve ça triste qu'il faille qu'il arrive ce genre d'incidents pour que l'on s'intéresse à un pays qui a tant besoin de nous.

    Alors oui, je me sens impuissante. On va penser à eux, on va les plaindre. Mais après ?
    Après, Haïti et ses habitants retomberont dans l'oubli...
     
  5. Vic Odine

    Vic Odine
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    Paresseux immature et sarcastique

    Cette nouvelle m'a remuée, quand bien même je n'ai ni famille, ni amis sur place. Les images que j'ai vu sur le net et à la TV m'ont horrifiée: les dégats sont énormes, les pertes humaines inchiffrables. Je me sens triste et surtout impuissante: la seule chose que l'on peut faire c'est un malheureux don alors que j'aimerai tellement pouvoir apporter plus.
    Et ce qui me met en colère c'est qu'il faille attendre un drame tel que celui là pour que le monde dise parle d'Haiti et de la pauvreté extreme du pays. Il va de soit que si de si nombreux batîments se sont effondrés, si il y a si peu de moyens de secours sur place, c'est lié à la situation économique du pays.
    Et ce qui me désole encore plus c'est que comme le disait [Cam'] , c'est que l'on va en parler quelques temps, plaindre les haitiens, voir milles et une images horribes à la tv, puis Haiti va retomber dans l'oubli...
     
  6. Ancien membre

    Ancien membre
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    Guest

    J'avoue que j'ai de plus en plus de mal à me sentir concerner par ces nouvelles. Peut-être parce que c'est naturel et que ça arrivera encore, peut-être parce que je ne suis pas touchée personnellement ou parce qu'il y a trop de gens dans mon entourage qui se fichent de tout mais deviennent subitement des bons samaritains quand il y a une catastrophe (pour leur image)...

    C'est effectivement horrible, comme les guerres, comme les maladies, comme toutes les catastrophes dont on ne parle pas. C'est gênant, on parle d'un pays parce qu'il est touché subitement par quelque chose qui n'était pas arrivé depuis un moment, et il retombe dans l'oubli. Honnêtement, qui pense encore au tsunami ? Je ne saurais même plus dire en quelle année il a eu lieu, et pourtant on nous a bassiné avec ça. Ensuite c'était la grippe aviaire, la grippe A, on cherche toujours un nouveau sujet qui disparait bien vite, le temps de trouver une nouvelle catastrophe.

    On oublie aussi que ça arrive souvent, partout, depuis la nuit des temps et qu'on est condamné à mourir d'une façon ou d'une autre et à subir ce genre d'événement. Ca ne les rend pas moins horribles, mais ils sont justes "normaux".

    Il y a un truc qui me gène dans l'idée des dons, c'est qu'on en fait toujours mais ils vont rarement aux victimes, la plupart du temps on s'arrange pour aider le tourisme local, tout ce qui est lié aux pays riches...
     
  7. DolceVita

    DolceVita
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    home sweet home

    Les photos du 20minutes ont juste été insoutenables pour moi personnellement .. C'est naturel un seïsme, et c'est ça qui m'fait le plus peur.
     
  8. AnonymousUser

    AnonymousUser
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    Guest

    La tendance à se rappeler qu'il existe des pays dans le besoin quand il leur arrive une grosse crasse est totalement déplorable. Pour autant, on oublie un peu facilement le boulot admirable accompli par les agents de l'ONU qui ont très peu de moyens ou les associations humanitaires. La situation de ces pays s'améliorerait sans doute si il ne fallait pas un séisme pour que les Etats plus favorisés acceptent de donner sans rechigner. Je ne sais pas si vous avez entendu parler de la volonté de réduire la part du PBI (1% du PBI) versée aux pays en développement à cause de la crise mais elle est tout à fait représentative de ce genre de comportements.

    Les évènements en Haïti m'ont profondément choquée. Mais il va falloir s'habituer à ce genre de spectacle. Après le séisme de Kobe en 94, les scientifiques avaient averti qu'il y aurait d'autres mouvements sismiques de même ampleur jusqu'au Big One. Les autorités n'ont pas voulu écouter ou n'ont pas eu les moyens de se prémunir contre ce genre de phénomènes. Il n'y a qu'à voir l'urbanisation grandissante sur la ligne de faille californienne pour réaliser que personne n'a tiré d'enseignement des précédentes tragédies. Je retiendrais personnellement le courage de la population haïtienne qui essaye tant bien que mal de tirer les survivants des décombres malgré le manque de moyens et leurs propres blessures. Il est à espérer que les secours ne tarderont plus trop à parvenir jusqu'à eux.

    Nessy -> j'espère que tu recevras bientôt des nouvelles de ta famille et qu'elles seront bonnes!
     
  9. Eden*

    Eden*
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    En pleine introspection

    Le séisme en Haïti.

    Cela fait trois jours qu'on en parle, que les chaines de télévisions font de cet evenement des éditions spéciales.
    Cela fait trois jours que j'évite la télévision et ces images qui font mal.

    Je ressens ce besoin d'en parler car aujourd'hui, j'ai craqué.

    Ma mère pleurant depuis plusieurs jours car n'arrivant plus à joindre sa mère au village, car n'arrivant pas non plus à joindre ses frères et cousins qui ont pris l'avion pour se rendre à Port au Prince juste avant le séisme.
    Je pourrais commencer toutes mes phrases par "je me souviens", mais rien que le penser me renvoie à la réalité. Celles que les reportages nous montrent. Le seul lien que nous avons vraiment avec eux. La réalité d'une ville ravagée, de corps étendus sur l'asphalte, d'enfants perdus, les décombres d'habitations détruites qui emprisonnent peut etre encore des vies, si ce n'est pas déjà la mort.
    C'est en tant qu'Haïtienne de la nouvelle génération que je m'exprime, je veux dire par là que je le suis d'origine de mes deux parents qui viennent de ce petit village nommé Miragôane et que moi, je suis née en France, à Paris.

    Haïti, j'y ai séjourné un mois, en aout , 2005 je crois. Et même si la date exacte de mon séjour m'est floue, ce voyage me semble indélébile. Du trajet en avion aux repas familiaux, en passant par les aller et retour en minibus entre la capitale où j'avais rencontré des cousines que je ne connaissais que de nom et le village où vivaient mes parents autrefois, et où sont censés vivre actuellement ma grand mère, mes oncles et mes tantes.
    Mais mes souvenirs resteront des souvenirs.

    [Flash Back ?]
    Je me souviens avoir quitté l'aéroport de Port au Prince, la rue était bondée, un gros cochon marchait au milieu de la circulation, j'ai trouvé ça drôle. Le soleil à tout a coup disparu pour laisser place à une averse torrentielle.
    La nuit est tombée.
    Arrivée chez nos hôtes - des inconnus pour l'instant et pourtant ma famille - j'ai cependant tout de suite ressenti de la chaleur. La leur, et celle d'une tasse de café ( une tradition lorsqu'on reçoit des invités m'a t'on dit) ainsi que celle d'une grosse assiette de riz. Je m'étonnais qu'on puisse manger "chaud" là bas.
    C'était une petite habitation et l'eau de la douche était froide. J'ai eu du mal au début mais ça se comprend vite vue la chaleur qui regnait là bas. Les jeunes ont décidé de ne me parler qu'en créole, histoire que j'apprenne. Il faut avouer que ce n'était pas si difficile. J'ai partagé mes mangas, dessiné la maman de Sophie et Natasha, ma belle soeur dans mon cahier de dessin rouge.
    Et lorsque je quittais la capitale pour rendre visite à d'autres membres de ma famille je ne perdais pas une miette du voyage.
    Les chansons qui passaient à la radio, dont une autre version de "Je l'aime à mourrir" et "Chocolat" ont rythmé mon été.
    J'ai pu revoir ma grand mère, rencontrer mes tantes, mon grand père paternel, des cousins, des neveux insoupçonnés...
    J'ai appris ce qu'était élever du bétail, comment s'organisaient les marchés, les transports, les achats...
    La veille de mon retour en France, j'ai pu gouter à une plage de Port au Prince.
    La sensation étonnante qu'on éprouve au contact d'une eau si pure, si limpide, comme je n'en avais jamais vu et outre la couleur de l'eau, sa chaleur m'a marqué.
    [End]

    On en apprend bien plus en y vivant qu'en faisant des recherches sur Wikipédia ou dans le dictionnaire.
    Haïti, pour moi,c'est plus que les chiffres délimitant sa superficie, c'est plus que la richesse matériel, c'est plus qu'un climat,c'est une athmosphère, l'amour , l'amitié, la famille et des souvenirs.
    C'est grand une famille, plus qu'on ne l'imagine, elle peut dépasser les liens de parentés, les liens de sang. Une famille au sens sentimental du terme on va dire.
    Au nouvel an, j'ai discuté quelques minutes avec ma belle soeur, sa voix n'avait pas changé, je la voyais si bien dans l'appartement dans lequel j'avais été accueilli...
    Comment va-elle à présent ? Et Sarah ? Frances' ? Sophie ? Elles qui vivaient en pleine capitale.
    Qu'en est il de ma famille, mes familles ?
    J'étais au lycée lorsque ma mère m'a appellé. Elle est tombée sur ma messagerie plusieurs fois et lorsqu'elle a réussi à me joindre, elle était en larmes. Très émotive que je suis, j'ai passé les heures qu'il me restait à contenir mes larmes, sans grand succès.
    Avant de comprendre ma propre inquiétute, ma propre peine, c'est la détresse de ma mère qui me rongeait.
    Lui adresser des paroles de réconfort auquelles je n'aurais moi même pas adhéré...
    Elle a arreté de travailler, bien trop angoissée, elle ne restait que devant cette imbécile de chaine qui diffuse les mêmes infos non stop dans l'espoir et la crainte d'apercevoir quelqu'un. Elle s'effondrait à chaque fois qu'un journaliste énumerait les quartiers touchés et qu'un membre où un autre de la famille était censé s'y trouver.

    C'est horrible de se sentir si impuissant.
    Que sommes nous face à la peine, l'inquiétude,l'angoisse, la peur d'autrui ? Que sommes nous face à la force de la nature, face à la mort.

    Les médias ne cessent de déplorer l'état pitoyable dans lequel était d'Haïti avant même le séisme et après ?
    Les aides humanitaires, les dons de célébrités, les envois d'argent de nombreux pays... Très bel élan de solidarité. Sincerement,ça m'a étonné.
    Mais pourquoi avoir attendu ? C'est ce qui me tue.
    Pourquoi attendre que le pays soit au plus bas pour réagir ?
    Les images montrées pendant deux jours étaient apocalyptiques, et on parlait d'une ville entierement ravagée pour qu'aujourd'hui ils nous disent que 10 à 20% de la ville a été touché. C'est déjà bien assez, c'est sur, mais dans quel état ce bilan hatif a plongé les familles.
    N'avoir comme unique lien, juste les médias est terrible car les variations médiatiques font peser le doute.
    Je ne sais plus quoi penser, je ne sais plus quoi esperer. Comment relativiser, positiver ?
    J'ai beau essayer de décrocher ma mère de la télévision, mais je la comprends.
    Il y a cet espoir et cette peur d'apercevoir un visage. D'avorter l'attente d'un appel téléphonique.

    Bref.

    L'espoir fait vivre, mais l'espoir tue aussi.



    [PS: Je ne sais pas si je l'ai posté au bon endroit,tout ce que je voulais, c'était me lacher un peu]
     
  10. AnonymousUser

    AnonymousUser
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    edit de Fab : merci Damsel j'ai fusionné les sujets ;)
     
  11. Eloyce

    Eloyce
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    Cheese nacho baby

    Je suis surtout étonnée par l'amplitude du séisme en fait, il était de 7 sur l'échelle de Richter et on voit souvent des tremblements de terre d'amplitude 5 au Japon sans aucun dégât quasiment... enfin ça doit être la faute aux constructions beaucoup plus vétustes.
    Dans tous les cas, ça m'horrifie, mais comme d'autres mad l'ont dit je me surprends à penser que ce sont des choses qui arrivent, c'est malheureux mais c'est la planète. Je pense surtout aux familles haïtiennes vivant en France, sans aucune nouvelle, aucun moyen de savoir de façon claire si leur femme/mari/enfant est mort. C'est affreux. Tout comme une femme au JT qui avait appris la mort d'un ami par un bref mail...
     
  12. AnonymousUser

    AnonymousUser
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    Guest

    Sur l'échelle de Richter, 7 c'est déjà un séisme "majeur", alors que 5 c'est un séisme "modéré"...Et bien évidemment qu'au Japon, les constructions sont bien plus préparer à ça.

    Personnellement, je n'ai aucun lien avec Haïti, donc ça ne me touche pas directement. Je trouve ça horrible, et terriblement triste mais je ne me sens pas vraiment concernée...Ce qui m'attriste le plus, c'est la succession d'évènements de ce type (ouragan, séisme) qui intervient dès que le pays commence à se reconstruire. Certaines reprochent de s'intéresser à Haïti que lorsqu'il y a une catastrophe, c'est pas totalement faux mais on ne peut pas agir pour tous ces pays en difficulté, même si on le voulait on en a pas les moyens. Et il ne faut pas oublier que l'ONU et des ONG été présent sur l'île pour la reconstruire, et qu'ils ont également subit des pertes...
     
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