@Destiel Mok´
Je me permet d'intervenir dans le débat... Pendant toute une période, je vivais quasi avec une amie à moi qui est extrêmement flirteuse (on bossait côté à côte et on passait 3 soirs/semaine dans un groupe d'escalade, sans compter les sorties du we). Et j'ai longtemps débattu avec moi-même pour savoir si j'avais le droit de lui en vouloir d'aguicher ainsi à tout va. Je voudrais insister sur le fait que ça n'était pas une drague subtile ou discrète ou que je me faisais des idées. Elle était connue pour ses tenues d'escalade qui ne laissaient souvent pas grand chose à l'imagination une fois qu'elle commençait à se contorsionner pour grimper, et même les cris d'efforts qu'elle lançait sur le mur était plus que suggestifs. Idem dans le milieu pro où les gens qui ne la connaissait pas la regardait souvent. Ca n'était pas quelque chose qu'elle faisait consciemment, en tous cas pas entièrement : elle respirait réellement le sexe et la séduction par tous les pores de sa peau.
Nous étions toutes les deux célibataires à l'époque. Et moi, j'étais tout l'opposé de elle niveau séduction. Ca n'a jamais été ma tasse de thé, je ne sais pas draguer et je n'aime pas vraiment ça.
Et être dans son entourage limitait clairement mes options tellement elle attirait toute l'attention sur elle (pensais-je).
Au bout d'un moment, j'ai fini par devenir un peu agrie, je lui lançais de petites piques mesquines. Comme c'est une fille intelligente et qui a le bien-être de ses amis à coeur, elle a fini par me tirer les vers du nez et on a eu plusieurs discussions assez longues sur le sujet.
Au départ, son avis était "ben si tu trouves que j'attire trop l'attention, tu n'as qu'à faire comme moi!". Sauf que 1) je n'en étais pas capable et 2) je n'en avais pas envie. L'argument auquel elle a été sensible, est que son attitude induisait systématiquement une atmosphère de drague même quand d'autres auraient préféré une soirée peinard plus en mode potes. On a fini par trouver une sorte d'équilibre où je reconnaissais son droit à être qui elle est et elle me laissait l'opportunité de râler quand ça me saoulait.
A la fin de cette période, pour diverses raisons, j'avais nettement plus confiance en moi et j'ai du reconnaitre que son comportement me gênait nettement moins. Il me faisait plus sourire quand je trouvais qu'elle allait trop loin. J'ai compris que c'est moi qui bien souvent partait perdante alors que même si quasi tous les mecs avaient les yeux qui sortaient de la tête en la voyant, ils n'avaient pas tous nécessairement des vues concrètes sur elle et que j'avais largement la place pour tenter de séduire à ma manière (toujours aussi nulle, sois dit en passant).
Donc... non, ça n'est pas la faute de la personne séductrice si ses proches complexent. Il faut se faire violence à ce sujet et cesser de se comparer.
Toutefois, je maintiens mon avis qu'il peut être pénible quand une personne induit systématiquement dans un groupe un contexte de séduction. Surtout quand cette personne est aussi dans une attitude compétitive avec les autres femmes (en cherchant par exemple à attirer spécifiquement des mecs en couple, ce qui était le cas de mon amie).