@Léonne. Cette question de "qui tu sauverais entre un humain et un animal ?" a tendance à m'énerver. Premièrement, parce que c'est un situation qui n'arrive quasiment jamais dans une vie (à part, à la limite, si tu travailles comme pompier ou sauveteur). Et que même si ça arrivait, en état d'urgence, tu n'aurais pas le temps de te poser la question et tu réagirais à l'instinct.
Deuxièmement, car je trouve que c'est une idée reçue sur ce que c'est l'antispécisme. Ce n'est pas considéré que les animaux et les êtres humains doivent avoir les mêmes droits et besoins. Tu ne vas pas aller donner le droit de vote à une poule, ça n'a pas de sens.
L'antispécisme, selon mon interprétation, c'est la déconstruction des rapports de domination de l'humain sur l'animal. C'est arrêter de considérer l'animal comme un produit à exploiter au profit de l'humain, et considérer l'animal comme un être ayant des besoins spécifiques, liés à son espèce et à son individualité (c'est déjà ce qu'on fait pour les animaux de compagnie d'ailleurs). C'est considérer que l'homme, étant au sommet du rapport de force, a une responsabilité morale envers les animaux et doit leur éviter le plus possible une souffrance inutile.
Et évidemment, ce n'est pas compatible avec l'industrie de la viande et des produits issus des animaux.
Bref, et pour revenir au sujet, j'ai vécu moi aussi avec un omnivore quand j'ai décidé de devenir végétarienne. Et il a toujours respecté mes choix et m'a même encouragé à continuer dans cette voie. Il n'a jamais cuisiné de viande à l'appart, ni laisser de viande traîner dans le frigo. Parfois, ça lui arrivait de se commander un burger ou une pizza avec de la viande. Mais il n'y a jamais eu de conflit entre nous par rapport à la nourriture.
Deuxièmement, car je trouve que c'est une idée reçue sur ce que c'est l'antispécisme. Ce n'est pas considéré que les animaux et les êtres humains doivent avoir les mêmes droits et besoins. Tu ne vas pas aller donner le droit de vote à une poule, ça n'a pas de sens.
L'antispécisme, selon mon interprétation, c'est la déconstruction des rapports de domination de l'humain sur l'animal. C'est arrêter de considérer l'animal comme un produit à exploiter au profit de l'humain, et considérer l'animal comme un être ayant des besoins spécifiques, liés à son espèce et à son individualité (c'est déjà ce qu'on fait pour les animaux de compagnie d'ailleurs). C'est considérer que l'homme, étant au sommet du rapport de force, a une responsabilité morale envers les animaux et doit leur éviter le plus possible une souffrance inutile.
Et évidemment, ce n'est pas compatible avec l'industrie de la viande et des produits issus des animaux.
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Bref, et pour revenir au sujet, j'ai vécu moi aussi avec un omnivore quand j'ai décidé de devenir végétarienne. Et il a toujours respecté mes choix et m'a même encouragé à continuer dans cette voie. Il n'a jamais cuisiné de viande à l'appart, ni laisser de viande traîner dans le frigo. Parfois, ça lui arrivait de se commander un burger ou une pizza avec de la viande. Mais il n'y a jamais eu de conflit entre nous par rapport à la nourriture.