C'est pas si simple que cela.
D'abord, si ça va jusqu'à un juge (et ça n'est pas du tout sûr que ça soit le cas),
ça fonctionne comme le harcèlement : ce n'est pas à la victime de prouver qu'elle a été victime de discrimination, c'est à la personne accusée de prouver qu'elle n'a pas discriminé. Ça change relativement la donne.
Ensuite, c'est un cercle vicieux (qui pourrait être vertueux). Prends un propriétaire discriminant, qui a refusé des appartements/logements à des personnes sous des prétextes discriminants (surtout en le reconnaissant oralement/par écrit). Si aucune de ces personnes ne se plaint, forcément, il ne se passera rien. Si une personne parle, ça restera relativement léger. Mais si deux, trois, quatre personnes se plaignent, et que ça devient un réflexe que de dénoncer une discrimination, les choses changent. Encore une fois, c'est aussi aux victimes de prendre le pouvoir (je ne dis pas que c'est facile, je dis seulement que c'est la seule solution, parce que la loi du silence en principe ne rend pas service aux victimes).
En plus de cela, il existe de nombreuses associations, en plus du défenseur des droits, qui mettent en place des testings qui sont recevables devant la justice et dont le défenseur des droits peut tenir compte.
La plupart du temps, le sentiment d'impuissance des victimes ne vient pas seulement de l'absence de solutions, mais d'une méconnaissance de ces solutions et des droits que chacun a.