Je ne comprend pas l'envie irrésistible qui me prends parfois de relire des trucs que j'ai écrit comme mon journal intime, des trucs postés ici, des sms ou parfois même mes copies d'examen, alors que je sais que ça me renvoi toujours à plein de choses que je n'aime pas chez moi.
Le pire c'est quand je relis des conversations, donc des choses adressées à une ou plusieurs personnes. J'en ressors systématiquement avec la confiance en moi au plus bas parce que je repère certains trucs qui m'ont échappé comme des tics, des maladresses, des oublis ou encore des fautes d'orthographe. En fait je crois que ça me renvoi plus ou moins consciemment au moment où j'ai du écrire le message qui est toujours un moment assez terrible pour moi (même si au fond j'aime bien ça) parce que je passe mon temps à me relire et à essayer de trouver les meilleurs mots, le meilleur agencement, bref je deviens assez control-freak. Ça me met parfois dans des états assez délirants pour un simple message (wouhou les mains qui tremblent !

Enfin ça c'est surtout quand on aborde des sujets qui me tiennent à cœur ou que la personne en face m'impressionne). Et quand je parviens finalement à me raisonner et à cliquer sur « envoyer » (donc de m'être mise d'accord avec moi même pour envoyer ce message après une demi-heure de tergiversations diverses) je passe les cinq minutes suivantes à relire ce que j'ai fait en hyperventilant et en tentant vainement de me raisonner (oui, bon, j'exagère peut être un peu mais vous avec compris le principe

) Relire ce que j'ai écrit me fait revivre tout ça plus ou moins intensément en me passe l'envie pour un certain temps même si elle finit toujours par réapparaître alors que je sais pertinemment comment ça va se finir.
D'ailleurs je ne supporte pas de me rendre compte à quel point je manque de confiance en moi dans ces moments là. Pourtant au fond je sais, enfin j'ose espérer, que je n'exprime pas aussi mal que ce que je veux bien croire en me relisant, mais c'est toujours une épreuve terrible (à laquelle je me suis moi-même confrontée en plus, je …

).
Par contre tout va beaucoup mieux quand je relis ce que j'ai pu écrire dans un cadre complètement privé comme mon journal intime ou quand ça date un peu (genre quatre/cinq ans). Là je parviens à rire de mes maladresses ou de mes réflexions. Les problèmes de syntaxe, grammaire et autre ne se posent pas pour mon journal intime puisqu'il n'est pas censé avoir d'autre lecteur que moi donc forcément l'écriture y est beaucoup plus fluide et plus libérée. Et ça me permet aussi de me rappeler plein de détails qui étaient perdus au fin-fond de ma mémoire et de constater les changements ou au contraire les constantes de mon caractère. Même s'il y a toujours une ou deux phrases ou expressions qui me font tiquer mais rien d'aussi violent que lorsque je relis des conversations. En fait je parviens à prendre plus de recul parce que ça me paraît loin et sans « conséquences ».
(comme vous l'aurez compris je viens de relire certains de mes posts

)