julie290;4664202 a dit :Je ne supporte plus la phrase "Tout arrive, il y a même des poissons volants".
Je connaissais pas du tout cette expression.

julie290;4664202 a dit :Je ne supporte plus la phrase "Tout arrive, il y a même des poissons volants".

C'est une blague de je ne sais plus quel humoriste à la base. Vu que c'est mon père qui l'utilise tout le temps, ça doit être Desproges ou Coluche, c'est ses références principales.khalea;4664459 a dit :julie290;4664202 a dit :Je ne supporte plus la phrase "Tout arrive, il y a même des poissons volants".
Je connaissais pas du tout cette expression.![]()
astipalaya;4663593 a dit :Je crois que je supporte de moins en moins la société, mais surtout les aspirations que je suis sensée avoir selon la société. Du style avoir un travail, un mari, une maison, deux gamins et un chien/chat pour dire qu'on a "réussi" dans la vie. Enfin j'admire tellement les gens qui osent d'un coup tout envoyé pété leur situation "idéale" pour partir vivre de pas grand chose dans un pays lointain. Peut-être que j'idéalise trop cette "nouvelle vie"


Je ne comprends pas ta position, tu attends quoi de ces personnes, au juste? Qu'elles arrêtent de s'exiler en Papouasie pour élever des phacochères, parce que c'est devenu trop mainstream? Ou parce que des gens crèvent de faim dans le monde? Je peux comprendre que ça fasse rire ou grincer des dents , d'entendre des gens se prendre très au sérieux avec ce genre de projet (genre "je vais vous apprendre ce que c'est de vivre sa vie de façon authentique"), mais sinon je ne comprends pas l'intérêt de tels jugements de valeur. Surtout qu'en plus, je connais moi aussi des personnes qui ont fait ce genre de choix et ça n'avait rien à voir avec des aspirations super idéalistes pour se faire mousser face à la terre entière. Pour la plupart, il s'agissait d'un simple concours de circonstances, d'autres s'ennuyaient dans leur vie et attendait qu'une opportunité se présente... Parfois une rencontre avec une personne ou un lieu peut être décisive, et je pense qu'il faut une bonne dose de courage pour affronter l'incompréhension des proches face à une décision qui peut sembler risquée et irréfléchie. Donc finalement je ne suis pas sûre que le conformisme joue tant que ça dans les décisions des personnes que tu évoques. C'est juste que grâce à une pluralité de facteurs (études, technologies, ouverture des frontières, mondialisation etc.), le champ des possibles a explosé, les gens en profitent, et c'est tant mieux pour eux, non? Comme tu le dis, l'envie de "vivre ses rêves" est très en vogue, mais je ne comprends pas en quoi c'est une mauvaise chose. Je doute que nos grands-parents et arrières-grands-parents aient, ne serait-ce qu'imaginé pouvoir se poser cette question un jour, et contrairement à ce que tu laisses entendre, je doute que leurs générations et celles d'avant aient été beaucoup plus altruistes que la notre...sword;4664579 a dit :astipalaya;4663593 a dit :Enfin j'admire tellement les gens qui osent d'un coup tout envoyé pété leur situation "idéale" pour partir vivre de pas grand chose dans un pays lointain.
C'est marrant parce que je trouve ça tout aussi attendu et conformiste.
Les gens qui ont "tout envoyé péter" pour partir s'installer dans un ranch en Australie deviennent vraiment légion (en tout cas c'est assez courant pour que je connaisse plusieurs personnes dans cette configuration). Comme les séjours en ERASMUS et les PVT, qui deviennent une absolue normalité.
Moi ce que je trouve plus rare dans notre génération, ce sont les gens qui donnent du sens à leur vie en ayant un engagement personnel pour faire évoluer la société.
Parce que vivre dans un pavillon individuel avec femme et enfant, ou partir faire du WWOOFing en Papouasie, ça a peut-être l'air d'être deux modes de vie super opposés, mais au contraire ça me semble deux manières de vivre sa vie très égoïstes et très conformistes en 2014 ("vivre ses rêves" est un truc qu'on lit partout sur tumblr, par contre faire bouger le monde et aider son prochain sont deux trucs en voie de disparition).
julie290;4664502 a dit :C'est une blague de je ne sais plus quel humoriste à la base. Vu que c'est mon père qui l'utilise tout le temps, ça doit être Desproges ou Coluche, c'est ses références principales.khalea;4664459 a dit :julie290;4664202 a dit :Je ne supporte plus la phrase "Tout arrive, il y a même des poissons volants".
Je connaissais pas du tout cette expression.![]()
Je dis pas ça pour les critiquer, l'un ou l'autre, mais au bout d'un moment faudrait peut-être trouver d'autres références que des types morts depuis 26 et 28 ans respectivement...
"Il y a des patrons de gauche ! Je tiens à vous l'apprendre.
- Oui, et y'a aussi des poissons volants mais qui ne constituent pas la majorité du genre."

. (je pourrais vous ressortir des sources sur ça si certaines sont intéressées mais là j'ai pas le temps).Ça c'est ton point de vue.leech;4665944 a dit :@_Fadette
J'appuie ton message. Et j'ajoute qu'aider les autres est une des principales sources de bonheur (la satisfaction engendrée par des activités égocentriques est moindre qu'avec des activités altruistes) donc si l'on cherche à être heureux on a donc tout intérêt à être altruiste. (je pourrais vous ressortir des sources sur ça si certaines sont intéressées mais là j'ai pas le temps).

.), Sword, que quand tu parlais de norme altruiste, tu pensais soit au modèle de charité chrétien, soit à celui de la solidarité locale (type 19ème/début du 20ème siècle). Mais je me dis que dans le cas de la charité, ça reposait sur un système totalement obsolète (la féodalité), et qui générait aussi de la violence ou de l'injustice (guerres de religion, servage, etc.). Après, ça serait injuste et absurde de condamner la féodalité, c'était juste une époque différente avec des règles différentes, et justement la charité servait de compensation. Quant à la solidarité locale, je pense que ça fonctionnait dans la mesure où le monde (la France dans notre cas) n'était pas encore assez urbanisé pour nous rendre tous anonymes les uns par rapport aux autres. Mais en même temps, cette solidarité à l'échelle locale (j'aide mon voisin), ça marchait justement à travers la fierté d'appartenance à une communauté et donc le rejet des étrangers et autres métèques (patriotisme et militarisme, antisémitisme, racisme, etc.).


(et en plus il connaît et apprécie beaucoup mon copain sans savoir que c'est mon copain, ça va lui faire tout drôle quand il va le recroiser...).