Dans le même genre, il y a ceux qui te diagnostiquent autiste, handicapée sociale, agoraphobe... parce que tu es juste très réservée et que tu n'as pas les codes du monde du travail. Et autant du monde pour te casser y'en a, autant du monde pour partager les informations, beaucoup moins.Mais j'en ai maaaarre de tous ces gens qui s'auto-proclament HPI parce que c'est la mode, ou qui auto-diagnostiquent leur gosse (mon cousin, son fils et le tournevis hein)...
"Mais tu as vu un psychologue, tu as passé les tests ?"
"Pas besoin : je le sais !!"
Ah. Ok.
C'est quand même très bizarre, tout cet engouement autour du HPI, c'est comme la mode du mot "résilience", des gens qui emploient des mots sans savoir ce qu'ils veulent dire... Et au milieu il y a les vrais HPI, be like![]()
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Je comprendrais jamais ce truc où les gens s'emballent comme ça, "je suis HPI, je suis zèbre, jsuis trop surdoué quoi !" ou pire "mon enfant est HPI, mon enfant est surdoué !"... Surtout sans savoir de quoi ils parlent, sans avoir passé de tests, HPI auto-proclamés, ils le gueulent sur tous les toits... Cette époque me fatigue![]()
Puis qui dézinguent dans les règles une de tes passions avec des tas de clichés dessus pour tenter de te convaincre de te lancer dans un autre sport sur lequel tu as nombre d'à priori, renforcés par la manière dont on te le vend...
tout ça pour te harceler 2 ans à voir un comportementaliste "parce que timide comme ça c'est un handicap", "au fait vous avez tenté l'EMDR ? Oh, et puis *insérer truc New Age à la mode entre 2015 et 2018* ?"
Mais... bien sûr avec le recul ça m'aurait servi, mais c'est pas en harcelant que je risquais d'y aller de moi-même. Encore moins en dénigrant mes passions au profit de clichés qui ne me plaisaient pas du tout.
Sinon pour les HPI et compagnie, je pense que ce sont simplement les parents qui soit tiennent à ce que leur enfant soit reconnu comme spécial unique et au-dessus de tout le monde, soit pour être soi-même reconnu comme spécial et au-dessus de tout le monde (en suivant la mode du moment, bien sûr)
J'avais trouvé un échange très intéressant sur la Tronche en Biais, avec une femme qui pendant un temps avait sincèrement cru être Enfant de Cristal (ou indigo, je sais plus) il me semble qu'ils parlent de ça (côté sectaire en plus, mais on voit plusieurs mécanismes intéressants)
Et ça peut se résumer en de l'orgueil mal placé et une méconnaissance du sujet
...
) que de penser qu'elle peut être autiste. Personnellement, c'était mon cas, à l'école on avait évoqué la possibilité de me faire passer des tests de QI (spoiler, pour en avoir passé à l'âge adulte, je suis tout à fait banale
au-dessus de la moyenne dans certains domaines, en-dessous dans d'autres, c'est la vie x) ), mais jamais que je pouvais avoir "plus" de problème que ça. J'étais juste "trop scolaire".
).
Aller voir un médecin est une idée qui me trotte. J’ai tendance à pousser les choses sans faire attention aux signes d’alerte mais la culpabilité de penser à l’éventualité d’un arrêt me bouffe. J’aimerais avoir des perspectives ailleurs mais le marché du travail me paraît inutilement compliqué. Je te rejoins en revanche sur l’importance de ne pas se détruire la santé pour un travail, j’essaie de travailler à cet état d’esprit.

