@AprilMayJune Tu n'as pas tort. Dit comme ça, ça pose effectivement un problème... En fait je pense qu'on devrait allonger le temps légal pour faire une IVG, déjà, tant que le foetus n'a pas de conscience/de cerveau actif, de sensations etc, qu'il soit valide ou non, ce n'est pas ce qu'on peut considérer comme une personne.
En fait oui sur le principe je trouve que c'est très gênant de faire ainsi une différence sur la viabilité ou non du foetus à des seuils différents selon s'il est handicapé ou non.
C'est que, à mon avis, on fait ici une exception parce que le côté pratique l'emporte. Je veux dire que sur le plan théorique ça ne tient pas debout, mais que c'est une exception tolérée parce qu'on sait que dans la vie ce sera plus difficile (voire très difficile) pour les parents de s'occuper d'un enfant handicapé. Peut-être que certains auraient les moyens d'élever un enfant normal, mais pas un lourdement handicapé, et que leur imposer cette naissance les mettrait en grande difficulté. En tout cas depuis que j'ai lu l'histoire de cette femme qui a eu un enfant handicapé non désiré et qui a énormément galéré après, ça me paraît être une réalité à ne pas omettre.
Je pense aussi que c'est toléré parce que sinon il y aurait pas mal d'enfants handicapés qui seraient abandonnés, et donc confiés à des institutions déjà débordées, sans fric, et ne pouvant leur garantir qu'une qualité de vie médiocre. Enfin perso quand je vois les histoires de personnes handicapées victimes de mauvais traitements voire agressées sexuellement, je peux comprendre qu'on souhaite éviter ça.
Je ne dis pas que c'est ok pour autant ; je pense simplement que c'est un moindre mal.
@Growing Entish Désolée si c'était violent mais j'avais l'impression d'émettre simplement des évidences en disant que le handicap n'était pas facile et qu'il valait mieux ne pas l'être en général... (sans pour autant que ça veuille dire qu'ils ne devraient pas exister). C'est juste que pour moi, si on en a la possibilité, il vaut toujours mieux être en pleine possession de ses moyens/capacités physiques et intellectuelles, j'ai juste du mal à comprendre comment on peut nier ça...
@Manea Alors merci d'insinuer que les personnes qui choisissent de ne pas garder un enfant handicapé sont égoïstes et manquent de courage... C'est vachement irrespectueux envers celles et ceux qui font ce choix, que je trouve très difficile (et visiblement très politiquement incorrect). Parce que sinon on peut dire que toutes les personnes qui n'ont pas "les épaules" de mener leur grossesse à terme sont égoïstes et manquent de courage. Donc en fait toutes les personnes qui avortent. Je ne vois pas pourquoi ça serait valable uniquement pour celles qui avortent d'un enfant handicapé... On retrouve très bien cette idée de femme qui "n'aurait pas les épaules" pour avoir un enfant et qui choisit d'avorter quand on parle par exemple d'une jeune fille de 16 ans, hein. Ou de n'importe qui d'autre qui n'a pas envie d'être mère. Dire des femmes qu'elles avortent qu'elles sont égoïstes, c'est un peu l'arme de culpabilisation number one des anti-choix, je suis stupéfaite de voir autant de contradictions ici.
Dire qu'on souhaite une meilleure vie à son enfant n'est pas une preuve d'égoïsme ou une fausse excuse, ça fait partie du lot
on peut à la fois, certes, ne pas se sentir prête ou assez forte, mais aussi penser sincèrement qu'il vaut mieux pour l'enfant de naître dans les meilleures conditions. Alors encore une fois pour certain.es le handicap n'est pas une mauvaise condition de départ, moi je trouve que pour tout ce qui est lourd (trisomie etc), ben si, mais on peut ne pas être d'accord...
Enfin on dit que je dis des propos violents mais si des femmes qui ont avorté lisent ça, vous croyez qu'elles vont ressentir quoi ? A fortiori s'il y en a parmi nous qui ont avorté d'un enfant handicapé. Bref...
En fait oui sur le principe je trouve que c'est très gênant de faire ainsi une différence sur la viabilité ou non du foetus à des seuils différents selon s'il est handicapé ou non.
C'est que, à mon avis, on fait ici une exception parce que le côté pratique l'emporte. Je veux dire que sur le plan théorique ça ne tient pas debout, mais que c'est une exception tolérée parce qu'on sait que dans la vie ce sera plus difficile (voire très difficile) pour les parents de s'occuper d'un enfant handicapé. Peut-être que certains auraient les moyens d'élever un enfant normal, mais pas un lourdement handicapé, et que leur imposer cette naissance les mettrait en grande difficulté. En tout cas depuis que j'ai lu l'histoire de cette femme qui a eu un enfant handicapé non désiré et qui a énormément galéré après, ça me paraît être une réalité à ne pas omettre.
Je pense aussi que c'est toléré parce que sinon il y aurait pas mal d'enfants handicapés qui seraient abandonnés, et donc confiés à des institutions déjà débordées, sans fric, et ne pouvant leur garantir qu'une qualité de vie médiocre. Enfin perso quand je vois les histoires de personnes handicapées victimes de mauvais traitements voire agressées sexuellement, je peux comprendre qu'on souhaite éviter ça.
Je ne dis pas que c'est ok pour autant ; je pense simplement que c'est un moindre mal.
@Growing Entish Désolée si c'était violent mais j'avais l'impression d'émettre simplement des évidences en disant que le handicap n'était pas facile et qu'il valait mieux ne pas l'être en général... (sans pour autant que ça veuille dire qu'ils ne devraient pas exister). C'est juste que pour moi, si on en a la possibilité, il vaut toujours mieux être en pleine possession de ses moyens/capacités physiques et intellectuelles, j'ai juste du mal à comprendre comment on peut nier ça...
@Manea Alors merci d'insinuer que les personnes qui choisissent de ne pas garder un enfant handicapé sont égoïstes et manquent de courage... C'est vachement irrespectueux envers celles et ceux qui font ce choix, que je trouve très difficile (et visiblement très politiquement incorrect). Parce que sinon on peut dire que toutes les personnes qui n'ont pas "les épaules" de mener leur grossesse à terme sont égoïstes et manquent de courage. Donc en fait toutes les personnes qui avortent. Je ne vois pas pourquoi ça serait valable uniquement pour celles qui avortent d'un enfant handicapé... On retrouve très bien cette idée de femme qui "n'aurait pas les épaules" pour avoir un enfant et qui choisit d'avorter quand on parle par exemple d'une jeune fille de 16 ans, hein. Ou de n'importe qui d'autre qui n'a pas envie d'être mère. Dire des femmes qu'elles avortent qu'elles sont égoïstes, c'est un peu l'arme de culpabilisation number one des anti-choix, je suis stupéfaite de voir autant de contradictions ici.
Dire qu'on souhaite une meilleure vie à son enfant n'est pas une preuve d'égoïsme ou une fausse excuse, ça fait partie du lot
on peut à la fois, certes, ne pas se sentir prête ou assez forte, mais aussi penser sincèrement qu'il vaut mieux pour l'enfant de naître dans les meilleures conditions. Alors encore une fois pour certain.es le handicap n'est pas une mauvaise condition de départ, moi je trouve que pour tout ce qui est lourd (trisomie etc), ben si, mais on peut ne pas être d'accord...Enfin on dit que je dis des propos violents mais si des femmes qui ont avorté lisent ça, vous croyez qu'elles vont ressentir quoi ? A fortiori s'il y en a parmi nous qui ont avorté d'un enfant handicapé. Bref...
ça serait donc moins parce que "à partir de là il est vivant", la loi française ne considérant que l'enfant n'est vivant qu'à partir de la naissance, que pour limiter certaines dérives.