Merci pour cet article ! Sincèrement, merci ! Et encore, je fais partie des chanceuses qui sont entourées de mecs pas trop cons, qui comprennent ce qu'on vit. Bah oui, de toutes manières à Grenoble, impossible de fermer les yeux là-dessus, cette ville est un vivier de relous (chose qui m'avait assez choqué à l'époque, où jeune étudiante frétillante débarquant d'Annecy, je me suis heurter à ces comportements que je pensais isolés).
J'ai passé 4 jours chez une pote à Londres il y a 2 semaines, et j'avais oublié à quel point c'était reposant. De quoi se déshabituer et de revenir amèrement à la réalité une fois revenue en France. Autant mes souvenirs d'ados sont trop flous pour me rappeler comment c'était dans les autres villes britanniques, autant les londoniens savent te foutre la paix dans l'ensemble.
Du coup, gros choc pour ma copine qui est rentrée juste après en France, on se ballade dans mon quartier, pas le plus craignos mais où pas mal de relous traînent (allez les grenobloises, vous aurez reconnu Saint Bruno), et on se fait aborder par un mec de 40 balais, propre sur lui et tout, qui au premier abord aurait pu être notre père, et qui commence à nous saouler...et à tenter de soulever nos jupes.
Entre ça et le "Ah t'achètes des pâtes mad'moizelle ?! Si tu veux j'ai de la sauce pour toi ! Arf arf arf" (heureusement ce jour là le proprio de la petite épicerie arabe où j'étais à jeter dehors le malotru en lui hurlant dessus tellement il hallucinait) je n'en peux plus.
J'en suis venue à me méfier de tout le monde, et à avoir peur des mecs, chose qui me ronge et me débecte. Ne pas pouvoir s'habiller comme on veut, même avec un débardeur (et je suis tatouée alors je vous épargne les détails "jolis tatouages", "ça veut dire quoi"..."MA MAIN DANS TA GUEULE CONNARD"), faire semblant dès que je passe devant un bistrot d'être au téléphone ou super absorbée dans un truc, de changer de trottoir...Ca parait minime comme problème, moi j'ai l'impression qu'on m'empêche de vivre...
Tout ça pour dire que ça me fait en plus penser à ce sketch de Bérengère Krief "Hey mad'moiselle t'es charmante ! Hey vas-y réponds SALE PUTE !"...bah oui messieurs, c'est sûr que la technique de drague, elle marche hein !!!
Edit : sans vouloir non plus dramatiser la chose, je me souviens avoir dit un jour à mon copain m'être sentie "sale", comme "violée " (c'est un peu extrême comme terme, mais c'était suite à une insulte violente qui avait fait surgir ce sentiment que ton corps ne t'appartient plus, que tu dois le laver d'un affront dont tu es coupable, alors que merde, NON, la personne qui tourne pas rond, ce n'est pas toi, mais ces porcs !)
J'ai passé 4 jours chez une pote à Londres il y a 2 semaines, et j'avais oublié à quel point c'était reposant. De quoi se déshabituer et de revenir amèrement à la réalité une fois revenue en France. Autant mes souvenirs d'ados sont trop flous pour me rappeler comment c'était dans les autres villes britanniques, autant les londoniens savent te foutre la paix dans l'ensemble.
Du coup, gros choc pour ma copine qui est rentrée juste après en France, on se ballade dans mon quartier, pas le plus craignos mais où pas mal de relous traînent (allez les grenobloises, vous aurez reconnu Saint Bruno), et on se fait aborder par un mec de 40 balais, propre sur lui et tout, qui au premier abord aurait pu être notre père, et qui commence à nous saouler...et à tenter de soulever nos jupes.
Entre ça et le "Ah t'achètes des pâtes mad'moizelle ?! Si tu veux j'ai de la sauce pour toi ! Arf arf arf" (heureusement ce jour là le proprio de la petite épicerie arabe où j'étais à jeter dehors le malotru en lui hurlant dessus tellement il hallucinait) je n'en peux plus.
J'en suis venue à me méfier de tout le monde, et à avoir peur des mecs, chose qui me ronge et me débecte. Ne pas pouvoir s'habiller comme on veut, même avec un débardeur (et je suis tatouée alors je vous épargne les détails "jolis tatouages", "ça veut dire quoi"..."MA MAIN DANS TA GUEULE CONNARD"), faire semblant dès que je passe devant un bistrot d'être au téléphone ou super absorbée dans un truc, de changer de trottoir...Ca parait minime comme problème, moi j'ai l'impression qu'on m'empêche de vivre...
Tout ça pour dire que ça me fait en plus penser à ce sketch de Bérengère Krief "Hey mad'moiselle t'es charmante ! Hey vas-y réponds SALE PUTE !"...bah oui messieurs, c'est sûr que la technique de drague, elle marche hein !!!
Edit : sans vouloir non plus dramatiser la chose, je me souviens avoir dit un jour à mon copain m'être sentie "sale", comme "violée " (c'est un peu extrême comme terme, mais c'était suite à une insulte violente qui avait fait surgir ce sentiment que ton corps ne t'appartient plus, que tu dois le laver d'un affront dont tu es coupable, alors que merde, NON, la personne qui tourne pas rond, ce n'est pas toi, mais ces porcs !)